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Spécialité « urgentiste » : le coup de gueule d'un IADE

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Médecin

« Protégez moi de mes amis, mes ennemis je m'en charge » C'est bien ce que les Infirmiers Anesthésistes Diplômés d’État (IADE) peuvent penser à la lecture de la prose de certains de leurs collègues ces derniers temps. Les infirmiers des urgences veulent une spécialité « d'urgentistes ». Cela fait bondir les IADE, voici pourquoi.

IADE en colère

Crédit – SNIA - Remettre les pendules à l'heure, c'est ce que fait Vincent Elmer, infirmier anesthésiste diplômé d'Etat…

Le sujet est délicat. Il n'existe que quatre voies de spécialisations reconnues dans la profession infirmière : cadre, puériculture, bloc opératoire et anesthésie réanimation. Chaque spécialité a ses prérogatives et, parfois, ses exclusivités. Des éléments importants, puisqu'ils ont défini des choix de vie et d'identités infirmières. Lorsqu'il faut discuter des champs de compétences de chacun, on a vite fait de tout mettre sur l'ego. Ce dernier est toujours plus grand chez l'autre. On trouve des Cow-boys ici, des spécialistes du Sudoku là. J'ai connu des IADE qui portaient très bien le chapeau et je vois des IDE en formation très forts en Sudoku. Essayons donc de laisser les histoires de chasse de côté, pour nous focaliser sur les faits. A l'occasion d'un mémoire sur les ISP et leurs missions une collègue a un rêve. Elle rêve de la reconnaissance d'une spécialisation en urgences pré-hospitalières.

Diviser notre profession pour chaque discipline, revient à tomber dans les travers de la médecine qui morcelle le corps pour ne s'occuper que d'un organe.

INSUFL, l'association qui pompe l'air aux IADE

On peut comprendre qu'une infirmière souhaite une spécialisation en urgences pré-hospitalières. Elle n'a peut être pas toutes les informations et elle peut se tromper. Mais lorsqu'une association se créée avec les objectifs que nous allons détailler, il est normal que les IADE se sentent particulièrement visés. Cette association demande la reconnaissance et la valorisation des compétences de l'infirmier aux urgences et au SMUR. Une demande qu'on peut finalement légitimer pour l'ensemble de la profession. Les infirmiers qui exercent en maison de retraite n'ont pas moins de mérite que ceux qui travaillent en dermatologie ou aux urgences. Un coup d'épée dans l'eau donc, pour une spécificité des urgences. Travailler aux urgences et en SMUR, c'est unique… comme tous les autres domaines du soin. A ce compte, nous allons retrouver des infirmiers cardiologistes, gastro-entérologistes, dermatologistes… « Améliorer les pratiques » et organiser des manifestations visant à regrouper les IDE acteurs de l'urgence », c'est généralement le but de toute association qui veut mettre en avant les raisons de son existence.

En revanche, obtenir la création d'un diplôme d'infirmier urgentiste à l'instar des IADE, IBODE et IPDE est une demande à la fois irréaliste et inacceptable. Irréaliste, parce que s'il faut créer une spécialisation en soins d'urgence, il faut envisager des spécialisations diplômantes pour toute la filière de soins. Encore une fois, travailler en ophtalmologie, ne nécessite pas d'en avoir une spécialité. Pour tous les lieux d'exercice, il existe des formations complémentaires, des congrès et de la formation continue. Diviser notre profession pour chaque discipline, revient à tomber dans les travers de la médecine qui morcelle le corps pour ne s'occuper que d'un organe. Or, la richesse de la profession d'infirmier, c'est précisément qu'il peut avoir une vision plus holistique du patient ainsi que de son entourage. C'est valable pour les IDE en soins généraux et pour les IDE qui se sont spécialisés. Et tous les IDE spécialisés ont obtenu en premier lieu leur DE… Vous me répondrez que l'infirmier qui pourrait bénéficier de cette spécialisation lui aussi garderait cette spécificité. Oui, sauf qu'il existe déjà cet infirmier et qu'il est IADE.

Les socles de connaissance sont donc très clairs, les recommandations qui sont faites par les sociétés savantes sont donc parfaitement logiques lorsqu'elles pointent l'IADE comme intervenant idéal pour l'urgence.

L'IADE est l'infirmier urgentiste que les IDE veulent devenir

Pour bien comprendre la ras le bol des IADE, il faut remonter encore un peu plus loin que la création de cette association qui n'est qu'un symptôme de plus pour un syndrome urgentiste qui couve depuis longtemps. En 2008 sort une publication de la SFMU qui souhaite établir un référentiel de compétences pour l'infirmier en médecine d'urgence. Dans ce référentiel on trouve notamment ces éléments : La prise en charge d'un patient dans le cadre d'un transport primaire extra ou intra-hospitalier en collaboration avec un médecin SMUR. et la prise en charge du patient dans le cadre du Transfert Infirmier Inter-Hospitalier. Or, ces deux missions sont dévolues prioritairement aux IADE comme le précise le Code de la Santé Publique : Les transports sanitaires mentionnés à l'article R. 4311-10 (les transports SMUR -NDR) sont réalisés en priorité par l'infirmier ou l'infirmière anesthésiste diplômé d’État.

Si le CSP le précise, ce n'est pas pour le plaisir de rajouter une ligne au texte. Il y a des raisons que nous détaillerons plus tard. Puis, dans la partie concernant les connaissances et savoirs, le référentiel SFMU ajoute :

Un infirmier en Médecine d'Urgence connaît et comprend
[…] Les médicaments de l'anesthésie – analgésie – sédation :
- Anesthésiques généraux : Propofol, Etomidate, Midazolam, Thiopental, Kétamine...
- Anesthésiques locaux : Lidocaïne…
- Curares : Suxaméthonium iodure, Atracurium…
[..]

Vous noterez qu'il ne s'agit pas de se limiter aux stricts médicaments de l'intubation en séquence rapide qu'on nomme par pudeur « intubation d'urgence » (alors qu'il s'agit d'une pure et simple anesthésie en séquence rapide), mais d'être exhaustif sur toutes ces molécules. Trois petits points sont ajoutés à la fin de chaque liste. Ils sont au mieux signes d'un manque de rigueur, au pire une ouverture vers toutes les molécules imaginables. Ces exemples sont spécifiques car on entre très clairement dans le champ de compétence des IADE. Que cela concerne les anesthésies générales ou locales. Mais de façon plus générale, tous les aspects qui concernent l'urgence et le pré-hospitalier font également l'objet d'un enseignement complet dans le cursus de l'IADE. Il s'agit d'un module exhaustif dont on trouve une copie conforme dans un référentiel de compétences. Ce n'est pas nouveau, cela existe depuis que les IADE sont entrés en fonction. Les socles de connaissance sont donc très clairs, les recommandations qui sont faites par les sociétés savantes sont donc parfaitement logiques lorsqu'elles pointent l'IADE comme intervenant idéal pour l'urgence. Mais la théorie ne suffit pas. Pour être compétent, encore faut-il pratiquer et utiliser ces connaissances au quotidien. C'est ici qu'on peut commencer à parler d'iceberg.

 La collaboration entre un IADE et un médecin urgentiste est entérinée par l'arrêté l'annexe de l'arrêté du 23 juillet 2012...

L'urgence vitale, partie émergée de l’iceberg du soin d'urgence

Car l'argument très souvent utilisé pour contester la présence ces IADE est celui – paradoxalement - du versant anesthésique de son activité. Un IADE est enfermé dans un bloc, formé principalement à l'anesthésie, pourquoi « gaspiller » ses ressources sur une activité secondaire comme l'urgence ? Les réponses sont multiples et s'imposent très vite lorsqu'un infirmier se lance dans la formation d'IADE. Tout d'abord, très souvent, l'IADE n'exerce pas dans un bloc, mais dans des blocs. Plusieurs spécialités, plusieurs services. Une versatilité qui l'amène à être polyvalent et à s'adapter en permanence. Et si vous en trouverez aussi fossilisés sur un respirateur en neurochirurgie, l'image du champion de Sudoku ou de l'expert en café reste une caricature. Que fait un infirmier lorsqu’il pratique l'anesthésie ? Il met en œuvre quotidiennement des techniques et des médicaments qui sont utilisés de façon plus ponctuelle en SMUR et dans les situations d'urgence. Il en a donc une connaissance théorique, mais surtout une très grande pratique. Revoici notre iceberg. L'urgence vraie, celle qui nécessite d'utiliser des techniques de réanimation n'est, heureusement pour nos concitoyens, que la partie la plus faible de l'activité d'urgence. C'est la partie émergée, mais celle qui est toujours mise en avant sur le plan médiatique. Elle est spectaculaire.

Mais chaque soignant sait bien que l'autre partie, celle qui est la plus grande et cachée, représente la majorité de son travail. Pourquoi faudrait-il donc un IADE alors que ses compétences seraient sous utilisées ? Tout simplement parce que sur la faible part des urgences vitales nécessitant des soins de réanimation, il faut être entraîné régulièrement. L'obligation de moyens s'appliquant également au personnel, pourquoi proposer un intervenant qui ne pratique que rarement les gestes de réanimation ?

L'IADE les utilise au quotidien. De fait, il devient le partenaire idéal du médecin. Si ce dernier est anesthésiste, le duo est classique. Ces deux partenaires se connaissent bien. Si c'est un médecin urgentiste, il dispose d'un technicien entraîné et formé dès lors qu'il décide d'engager des manœuvres de réanimation. Car ne nous leurrons pas. Si les termes politiquement corrects de sédation et d'analgésie sont souvent utilisés, il cachent  une technique d'anesthésie pure et simple. De plus, la collaboration entre un IADE et un médecin urgentiste est entérinée par l'arrêté l'annexe de l'arrêté du 23 juillet 2012 qui précise les conditions de formation des IADE notamment le domaine de compétence 6 :

  • Coordonner ses actions avec les intervenants et former des professionnels dans le cadre de l’anesthésie réanimation, de l’urgence intra et extrahospitalière et de la prise en charge de la douleur ;
  • recueillir et sélectionner les informations utiles aux différents interlocuteurs pour la conduite de l’anesthésie, de la réanimation, de la prise en charge pré hospitalière et de la prise en charge de la douleur du patient ;
  • analyser les informations et observations transmises par les différents professionnels pour adapter la conduite de l’anesthésie, de la réanimation, de la prise en charge pré hospitalière et de la prise en charge de la douleur du patient ;
  • superviser et coordonner les actions mises en œuvre par les équipes en SSPI, réanimation et SMUR ;
  • apporter une expertise technique et transmettre des savoirs pour la mise en œuvre des gestes et techniques de réanimation, de sédation et d’analgésie en intra et extrahospitalier ;
  • superviser et évaluer en situation professionnelle les compétences d’une personne dans le champ de l’anesthésie-réanimation, de la prise en charge préhospitalière, de la prise en charge de la douleur ;
  • coordonner ses actions avec l’ensemble des professionnels intervenant en site d’anesthésie, de réanimation et en intervention d’urgence extrahospitalière; – élaborer des documents d’information et de formation sur les activités des services d’anesthésie-réanimation, urgences, prise en charge de la douleur.

Les freins à la présence des IADE sont structurels et politiques. Il n'est pas forcément évident d'injecter ce type de personnel dans des structures qui ne dépendent pas d'un département d'anesthésie. Il faut donc une véritable volonté de politique de qualité et non de simples exercices comptables discutables pour faire bénéficier à la population des meilleurs soins. Lorsque l'IADE est de garde, il se déplace sur tout l'hôpital et c'est possible y compris aux urgences. Expliquer sans cesse à nos collaborateurs l'intérêt de l'IADE en pré-hospitalier et dans le contexte de l'urgence devient fatiguant. Attaqués de plus en plus souvent, poussés vers la sortie, nous sommes obligés de créer des documents pour justifier de l'évidence. Le SNIA a produit un texte très complet à ce sujet.

Quel serait le juste milieu à trouver entre un infirmier de pratique avancée et un assistant médical à l'américaine ?

Pourtant, l'infirmier peut aussi évoluer aux urgences

Si les écrits sur l'évolution des infirmiers aux urgences sont de plus en plus nombreux c'est qu'il y a sans doute un réel besoin d'évoluer et de progresser. Ce besoin est bien légitime et il y a de nombreux compartiments qui sont à explorer. L'Infirmier d'Accueil et d'Orientation est un axe très important à développer. Par son examen initial, cet infirmier est un véritable régulateur de flux aux urgences. Pourtant, sa formation aussi intéressante soit-elle n'est pas valorisée. Ni par une reconnaissance statutaire, ni par une reconnaissance pécuniaire. Pourtant cette fonction pourrait faire l'objet de pratiques avancées si elle était adossée à certains actes « routiniers » pour augmenter l'efficacité et encore mieux épauler les médecins. Les exemples sont nombreux :

  • prescription d'examens complémentaires en fonction des signes cliniques (radiographies, bilans sanguins, ECG).  Chacun sait qu'en fonction des pathologies suspectées des recommandations standardisent les examens complémentaires à réaliser. Les infirmiers mettent souvent en route ces procédures afin que les médecins puissent rapidement bénéficier de ces examens pour poser leur diagnostic ;
  • l'ECG justement doit faire l'objet d'une formation supplémentaire afin d'être capable de le décrire et d'alerter rapidement en cas de détection d'anomalie évidente. Il ne s'agit pas d'en réaliser l'interprétation, mais de mieux le comprendre et donc l'utiliser ;
  • prescription d'antalgiques dans le cadre de la prise en charge de la douleur ;
  • réalisation des plâtres et contentions. La gypsothérapie fait partie des formations qui doivent être intégrées et valorisées ;
  • réalisation des actes de chirurgie simple après examen médical (sutures cutanées). Lorsque la plaie est simple et que le médecin a déterminé qu'elle pouvait être prise en charge par un infirmier au même titre qu'un pansement, cela permet de dégager du temps médical ;
  • réalisation des vaccins et injections systématisées sur leur propre pouvoir prescription (vaccin et sérum anti tétanique).

Quel serait le juste milieu à trouver entre un infirmier de pratique avancée et un assistant médical à l'américaine (physician assistant) ? La seconde option semble la plus intéressante et peut effectivement ouvrir vers une nouvelle spécialité. Cependant, elle ne peut être envisagée que si elle est économiquement viable. Pour cela, il faut qu'elle apporte à la fois une plus value sur le plan économique et qualitatif. En un mot et même s'il n'est pas agréable dans la bouche d'un soignant, il faut être « rentable ». Si les infirmiers des urgences souhaitent une spécialisation, il est utopique de penser la créer en décrivant simplement le contenu de la formation des infirmiers anesthésistes concernant l'urgence pré hospitalière. Cela ne peut relever que du rêve.

Je rêve que les autres intervenants réalisent que l'IADE est le meilleur partenaire de l'urgence pré-hospitalière...

J'ai (aussi) fait un rêve

Dans une tribune, Séverine Galleau, infirmière sapeur pompier rêve d'une formation de spécialité d’infirmière urgentiste pré-hospitalière. Elle peut se réveiller car la formation existe.

Ainsi, « faire évoluer la fonction IDE dans un domaine pauvre en formations spécifiques, le pré-hospitalier » comme elle le déclare est facile. Le module de formation spécifique pré-hospitalière se trouve dans le cursus IADE. Avec un stage obligatoire en SMUR. Ce qui soulève d'ailleurs une question annexe amusante, puisque un étudiant infirmier anesthésiste devrait être systématiquement encadré par un IADE dans le cadre de cet exercice. Dégager une disponibilité de médecin quand sa présence n'est pas indispensable. C'est également ce que font les IADE au bloc à minima après la réalisation de l'induction. C'est également ce qu'ils font en pré-hospitalier lorsque la décision d'une réanimation est prise. Ce faisant, les médecins peuvent se concentrer sur la stratégie thérapeutique et la préparation de l'aval de la prise en charge. Elle déclare également :

Mise à part les médecins smuristes et les médecins sapeurs-pompiers, aucun autre professionnel n'est spécifiquement formé. Il est très dommage que Séverine, ainsi que bien d'autres collègues semble-t-il, ne réalise pas que cette formation existe. Comme Séverine, je fais aussi un rêve :

  • je rêve que les infirmiers ne soient pas trompés par des formations non validantes ;
  • je rêve que les infirmiers réalisent que la spécialisation en urgences pré-hospitalières existe ;
  • je rêve que les autres intervenants réalisent que l'IADE est le meilleur partenaire de l'urgence pré-hospitalières ;
  • je rêve que tous ces gens collaborent pour une meilleure prise en charge du patient.

Mais je rêve. Le gestionnaire lui, voudra aller au moins distant. Au moins cher. Ainsi, après avoir raboté une aspérité dans un secteur il ira en raboter une autre. Ne tombez pas dans ce piège.

Pour terminer, rappelez vous que tous les IADE ont été IDE. C'est justement parce qu'ils ne l'oublient pas qu'ils réalisent en suivant la formation tout ce qu'ils ont raté avant. Même en étant impliqués, même en cherchant à se former. C'est donc sur les mots d'un étudiant infirmier anesthésiste réagissant à la prose de Séverine que je vous laisse méditer. Et par pitié, si vous souhaitez en discuter, faites le en apportant des éléments constructifs sans ramener des problèmes d'ego sur le devant de la scène. ISP pendant 2 ans et infirmier aux urgences Je suis désormais en école d'IADE. Un constat : la formation d'ISP c'est nous apprendre à repérer des signes cliniques qui vont nous permettre d'aller appliquer un protocole. Sauf qu'en débutant ma formation d'IADE, je me suis rendu compte du manque qu'il y avait afin de comprendre ce qui se passait sur intervention. Alors oui des ISP peuvent faire du pré-hospitalier sur des protocoles précis, après je suis totalement contre le faire de faire une formation d'IDE en urgences pré-hospitalière. Franchement si vous voulez ce type de spécialisation passez le concours et faites IADE.

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Infirmier anesthésiste diplômé d’État

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Commentaires (22)

Dop@mine

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#22

Merci anne-cha22

"Parcontre les IADE qui se prennent pour des mini docteurs, c'est juste plus possible, faut pas qu'ils oublient qu'ils "dépendent" du médecin, comme les IDE d'ailleurs..."

Merci d'avoir compris le sens du propos et d'avoir saisi la majeur partie du problème.

C'est précisément sur ce genre de mésentente qu'il faut travailler. L'IDE, l'IADE et/ou d'autres partenaires ne dépendent pas du médecin. Il n'y a pas de subordination entre un médecin et ses collaborateurs (en clair ce n'est pas le chef). Le supérieur de l'infirmier c'est le cadre.

Lorsque les infirmier auront passé ce cap hiérarchique qui n'existe pas et que les médecins auront fait de même, les uns pourront pleinement profiter des compétences des autres. Le médecin urgentiste des connaissances en anesthésie réa de l'IADE, l'IADE des connaissances sur les pathologies diagnostiquées par les médecins etc pour toutes les catégories de soignants. On va forcément choisir un infirmier pour faire sa prise de sang ou sa pose de perf par rapport à un médecin. Pourquoi n'est il pas logique alors de choisir un IADE lorsqu'on parle d'anesthésie ?

anne-cha22

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#21

la vraie urgence

La question qui me vient lorsque l'on dit que les iade n'ont pas forcément plus leur place que des ide au smur c'est: la VRAIE urgence ne nécessite t elle pas quasiment toujours des manoeuvres de réanimation? Dans ce cas là, les IADE ont tout de même à mon avis plus d'expériences (je ne suis pas IADE au passage), ils savent intubés, perfuser +++, gérer les drogues types diprivan sufenta hypno sans doute mieux qu'un ide, même si un ide est apte à le faire aussi...
Et en ce qui concerne les médecins urgentistes, j'ai beaucoup moins confiance en eux qu'en les MAR... J'en ai vu un grand nombre devant intuber aux urgences, appeler au secours le MAR lorsqu'il avait quelques difficultés.. c'est pourquoi la présence d'un IADE peut servir au SMUR car dans certains cas, ils sont beaucoup plus habitués à intuber qu'un médecin urgentiste... Parcontre les IADE qui se prennent pour des mini docteurs, c'est juste plus possible, faut pas qu'ils oublient qu'ils "dépendent" du médecin, comme les IDE d'ailleurs...
Et avoir 15000 DU et 15000 spé différentes ça ne sert pas à grand chose... surtout vu comme elles sont reconnues en France...
Pourquoi pas une spé réa pour les ide de réa, après tout on gère des ECMO à gogo, des dialyses, des plasmaphérèses, des transfusions+++, les sédations, les intubations, toutes les assistances possibles pour suppléer un organe défaillant, et souvent des organes défaillant, et pour autant on est payé autant que l'IDE de psychiatrie ou de crèche... (même si pour rien au monde je n'irai travailler là bas, et heureusement il y en a pour tout les gouts et st aussi méritant...)
on reçoit bcp de patients des urgences et parfois il faut voir dans quel état ils sont et tout ce qui n'a pas été fait par nos collègues et qui tombent pourtant sous le sens (ex: groupage sanguin non fait chez patient ac méléna, Hb à 6 et ATCD de varices oeso...)
Bref,que chacun fasse déjà bien son taff avant de vouloir être plus reconnu avec des spé et autres "diplômes"..

binoute1

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#20

ni iade, ni samu

je partage le pt de vue de Pilou "Il est incroyable de ne pas reconnaître la spécialisation des IADE et de vouloir copier en partie les compétences d'IADE pour des infirmiers, sans vraiment "justifier" la nécessité de cette demande de spécialisation"

surtout qu'en plus c'est une opportunité pour se former !

Le grand pas serait déjà de se battre pour le DEI, avant de vouloir une Nième spécialisation.

Pilou-Pilouuu

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#19

Cessons le clivage...

Il n'y a pas si longtemps que ça, le titre d'IADE était celui d'ISAR (infirmier spécialisé en anesthésie et réanimation).

Là encore, pour des raisons économiques, on les a évincés des réas, pour les coller au Bloc du fait qu'ils aient été les seuls (et les premiers, jusqu'à janvier 2015 pour les IBODE) à faire reconnaître leur exclusivité de compétence.

Dire que les IADE n'ont pas leur place en SAMU revient au même que dire que les patients en réas sont sédatés. C'est faux !
Ils sont plongés dans un coma artificiel provoqué par l'injection continue de produits anesthésiants.

Il est incroyable de ne pas reconnaître la spécialisation des IADE et de vouloir copier en partie les compétences d'IADE pour des infirmiers, sans vraiment "justifier" la nécessité de cette demande de spécialisation.

On est incapables de faire reconnaître les spécialités infirmières actuelles, et on veut encore plus cliver le métier d'infirmier.
Le jour où les spécialités IDE seront au niveau d'un certain nombre de pays (USA, Canada, Suisse, etc), là, on pourra parler d'avancées pour les IDE.

Pourtant, pour faire évoluer le métier d'IDE au SAU, ce ne sont pas les idées qui manquent...

backtochris

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#18

sérénité...

Apparemment je n'ai rien compris...

mais moi ça me fait doucement sourire d'entendre les commentaires parler de spécialisation à outrance. Qu'est ce qu'un IADE sinon un INFIRMIER D.E (certain ont une fâcheuse tendance à l'oublier) spécialisé dans l'anesthésie? Les gars faut arrêter de prendre les gens pour des ****...
Qu'est ce qu'un IBODE sinon un IDE spécialiste?

Pourquoi la spécialité urgentiste ne vous paraît pas assez noble pour être reconnue à part entière ?

Je n'ai rien contre les IADE, IBODE ou autre. Je reconnais leur spécialité et leur excellence dans leur domaine. Mais on ne me fera pas dire le contraire que la formation d'IADE est centrée sur l'anesthésie et son domaine d'excellence est au bloc. Certes elle traite de l'urgence mais n'y est pas dédiée.

On assiste au même combat que lorsque les urgentistes ont "piqués" (les vilains) la place des mar en smur...

Dop@mine

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#17

Arguments imparables...

"mieux vaut essayer de visser des vis plates avec un cruciforme hein ?"

C'est vous qui le dites, vous semblez avoir votre propre logique.

Si l'infirmier peut exercer parfaitement son métier au SMUR comme vous dites, pourquoi alors demande-t-il une spécialisation dont le contenu correspond à la formation d'IADE ?

Ah, pardon, vous êtes déjà parti vous ne faisiez que passer.

elhombredelamancha

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#16

no thank you

"il serait donc pour un IDE impossible d exercer PARFAITEMENT sa mission SMUR ou urgentiste sans "jouer au petit IADE""
Oui.

et vous voudriez qu on discute avec vous ...au vu de cet argument imparable je vais passer ...

"Il est impossible de visser parfaitement une vis à tête cruciforme avec un tournevis plat. Même si elle sera à première vue vissée"

mieux vaut essayer de visser des vis plates avec un cruciforme hein ?

Dop@mine

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#15

Expliquez

"on frise (sur certains propos) l arrogance , on nage (complètement) dans un corporatisme bien conservateur"

Développez et expliquez nous en quoi les propos sont arrogants. Expliquez nous également en quoi la démarche de défense de la spécialité est plus corporatiste que le souhait... de créer une corporation.

Pas de problème pour discuter de tout cela. Mais avec des arguments construits. Il ne s'agit pas de servir les sempiternels propos d'ego avec machin qui se prend pour je ne sais quoi ou bidule qui est incompétent parce que seuls les autres savent. Ce n'est absolument pas ce qui a été écrit.

"il serait donc pour un IDE impossible d exercer PARFAITEMENT sa mission SMUR ou urgentiste sans "jouer au petit IADE""
Oui.
Il est impossible de visser parfaitement une vis à tête cruciforme avec un tournevis plat. Même si elle sera à première vue vissée. A plus forte raison si le tournevis plat ignore qu'il a un collègue cruciforme...

N'est il pas un peu arrogant de se permettre de juger de la pertinence d'une formation que l'on a pas suivi ?

Motarde de DIJON

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#14

Tous ensemble, sauf le meilleur...

Après leur Diplôme d’Etat d’Infirmière basique, les IDE accumulent les formations, les spécialités, dans le seul but de revendiquer leur singularité et les émoluments qui s’ensuivront hypothétiquement.

Directeur de soins – Cadre - IADE – IBODE – Puéricultrice etc… Pour l’instant…

Et voilà que maintenant les infirmiers urgentistes réclament la reconnaissance de la spécificité de leur exercice.

Bientôt nous verrons émerger les revendications particulières des infirmières scolaires, des IDE sapeurs-pompiers, des infirmières en entreprises, des infirmières de la Médecine de Travail, des infirmières en EHPAD, des infirmières en Oncologie, en Endocrinologie, des infirmiers en Dialyse et cætera…

Pourquoi pas une spécialisation d’infirmière spécialisée en soins de panaris ? C’est tout de même compliqué de soigner un panaris, ça mérite une formation particulière dans une faculté agrée et la reconnaissance d’un exercice hautement qualifié… Et par clientélisme, l’Ordre National des Infirmiers suivra en clamant haut et fort qu’il défend les Infirmières Spécialisées en Panaricologie…

RIDICULE !

Si chaque infirmière veut se distinguer de sa consœur (comme on dit confraternellement à l’ONI), le combat est perdu pour le corps des infirmiers dans son ensemble. C’est le mirage des spécialités…

Diviser pour mieux régner, c’est ce qu’on apprend dans les grandes écoles.

elhombredelamancha

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#13

mouais...

il serait donc pour un IDE impossible d exercer PARFAITEMENT sa mission SMUR ou urgentiste sans "jouer au petit IADE" ...
on frise (sur certains propos) l arrogance , on nage (complètement) dans un corporatisme bien conservateur , et surtout on se noie dans un combat d arrière-arrière-arrière garde ...

Dop@mine

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#12

Nosaj vous êtes une preuve vivante

"Et surtout, je pense réfléchir et agir sans protocole rapidement et efficacement face à des situations quotidiennes grâce à mes connaissances théoriques et pratiques que j'ai acquis durant ma carrière (et encore merci à mes rares collègues IADE), bref, je le reconnais, je joue au "petit IADE" et n'en suis pas particulièrement fier car c'est aussi avec mon DE que je joue.... Et là, une formation validante m'aiderai bien"

Ce que vous dites est très révélateur des carences de notre système. Au lieu de vous proposer de suivre la seule formation qui vous préparerai à être efficace et à vous valider dans des compétences en toute sécurité, on vous demande de vous mettre en danger vous et la victime. S'il y avait une obligation de formation, vous n'en seriez peut être pas là.

Vous en avez conscience et il n'est pas normal de se former "sur le tas". La formation d'IADE, ne peut être dissociée de l'urgence, puisqu'elle allie les connaissances théoriques (qu'il est possible d'acquérir avec motivation et formations non validantes) et la pratique des gestes de réanimation de façon quotidienne et réactualisée (ce qu'il est impossible de faire autrement).

C'est ce que n'a absolument pas compris backtochris. Comment voulez vous dans ces conditions et avec ce type de discours être motivé pour former vos collègues et leur transmettre des informations ? Cela ne peut que créer un climat délétère. Si l'évolution de backtochris est en marche, elle patauge dans la boue.

binoute1

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#11

je ne comprends pas

ce besoin de spécialisation qu'on certains...alors qu'ils ne sont pas foutu de faire valoir ne serait-ce ide ?

backtochris

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#10

l'évolution est en marche...

L'IADE partenaire du médecin urgentiste ?!

Permettez moi d'en douter.

L'IADE partenaire du médecin anesthésiste réanimateur: OUI.

Les médecins ont trouvé important de se spécialiser dans l'urgence avec la mise en place des DESCMU.
Pourquoi est-ce qu'il n'en serait pas de même avec les IDE ?
Cette formation reprendrait, évidemment, une partie de ce qui est vu au cours de la formation d'IADE. Mais elle ne s'arrêterait pas uniquement là puisqu'elle pourrait aussi développer le rôle de l'IAO comme l'auteur le suppose.

L'IADE développe ses pleines compétences au bloc. On ne me fera pas dire le contraire. Il est effectivement formé pour l'urgences pré-hospitalière mais ce n'est qu'une partie et non la majorité de son cursus.
Il sait gérer l'anesthésie et connait les particularités des temps opératoires, les différentes anesthésie en fonction des terrains, etc. De vraies compétences, pleinement developpees aux blocs.
Pas en SMUR (en déplaise à certains).

Nosaj

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#9

D'accord avec vous mais...

IDE en SMUR dans un CH de moyenne importance, je comprends tout à fait l'incohérence d'une spécialisation qui empièterait sur la votre. Je trouve votre piste sur une spécialisation d'IOA intéressante même si elle n'aborde pas les gestes de réanimation.
Mais dans notre quotidien, en tout cas du mien, je manipule des médicaments d'anesthésie, je sers de deuxième main lors d'une intubation que le médecin n'arrive pas à réaliser, je fais des TIIH, etc. Et surtout, je pense réfléchir et agir sans protocole rapidement et efficacement face à des situations quotidiennes grâce à mes connaissances théoriques et pratiques que j'ai acquis durant ma carrière (et encore merci à mes rares collègues IADE), bref, je le reconnais, je joue au "petit IADE" et n'en suis pas particulièrement fier car c'est aussi avec mon DE que je joue.... Et là, une formation validante m'aiderai bien.
D'autre part, la comparaison avec les ISP n'a pas lieu d'être car ils ne peuvent agir que sur protocoles et permettent d'économiser des lignes SMUR. Développés dans mon département, la pratique chez les pompiers ne m'intéresse pas car je pense que c'est encore plus casse-gueule.
L'argument sur le morcèlement du corps n'ai vraiment pas valable car l'urgence ce n'est certainement pas le morcèlement du corps, sinon nous ne pratiquons pas la même urgence.
Alors pourquoi ne pas réfléchir à un module commun entre votre spécialisation et une spécialisation d'infirmier urgentistes ?
Après je ne me fais pas trop d'illusion, notre profession est encore bâtie sur les cornettes de nos ancêtres, nous sommes incapables de nous fédérer pour améliorer nos conditions de travail et l'état financier de nos CH n'appelle pas à favoriser cette reconnaissance d'urgentiste.

loulic

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#8

James ...

J'étais plus habitué à vous voir dénigrer les compétences des … infirmiers face aux supposés super compétences des ambulanciers.

Vous voir minimiser les compétences des IADe (que vous ne connaissez manifestement pas) n'est donc que très logique.

L'epic fail n'étant jamais loin lorsque vous nous expliquez doctement que les IADE n'incubent jamais sans médecin alors que les IDE mettent des dispositifs supra glottique en toute autonomie. Celle là est collecter.

ellenador

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#7

Merci!

Et oui... ça fait partie de notre référentiel de formation... et oui nous sommes formés au pré-hospitalier...
C'est moche mais notre place est aussi hors bloc.
Nous n'y sommes plus aussi parce que cela coûte pas parce que des IDE suffisent. ;)
La bise.

Pilou-Pilouuu

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#6

Glissement de tâches

Je ne suis qu'un "modeste" infirmier, pas encore IADE, mais qui se destine à l'être, mon commentaire est donc orienté.

@jamesiacino, ce que vous décrivez est un glissement de tâches et n'est pas légal. Les IADE peuvent intuber sans médecin, tout simplement parce que ça fait partie de leur référentiel de compétence.
Les dispositifs supraglottiques apportent-ils réellement une plus-value dans la prise en charge d'un patient ?
La priorité d'un IDE ne sera-t-elle pas de bénéficier d'un abord vasculaire fiable, d'avoir su alerter les médecins si nécessaire, etc ?

Dans leur formation, et dans leur pratique quotidienne, les IADE sont formés et utilisent très régulièrement les "médicaments de l'urgence" : antalgiques, hypnotiques, curares si nécessaire. Je ne vois pas en quoi faire remarquer que des personnels sont plus "habitués" à utiliser ces médicaments que des IDE est déplacé.

jamesiacino

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#5

suite et fin ;-)

- lire le post 4 avant celui ci :-) -
Cette spécialisation pourrait regrouper les I(A)DE participant aux missions d'urgence
- hospitaliers
- associatifs
- pompiers
- des forces
Que l'IADE ait plus de "compétences" que l'IDE, aucun problème, mais de là à dire que l'IADE a plus sa place; non. Je ne pense pas.
Par contre, je pense que c'est une sujet ancien qui reviendra, et reviendra encore sur le tapis et qui fera s'affronter des I(A)DE pendant encore bien longtemps.
Prenez l'exemple des médecins, il y a le DESCMU pour devenir "urgentiste" mais quand vous y regardez de plus près, vous y trouver un vivier d'origines et spécialités diverses qui font la richesse du groupe. Donc spécialité Urgentiste, oui, que pour les IADE, non, pour les infirmiers au sein général du terme, oui mais pas que des urgences !!!

jamesiacino

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#4

La gueguerre de clochers

Perso, je ne suis pas d'accord avec mon ami Vincent ;-)
Je suis pour une spécialisation de l'infirmier en urgence.
Je ne sais pas s'il faut une spécialisation reconnue dans toutes les spécialités du soin infirmier mais pour sur, oui pour les urgences. Et par urgence, je n'entends pas forcément le personnel des urgences mais plus généralement ceux qui travaillent dans le domaine de l'urgence que sont hélas de moins en moins certains services des urgences. Aie, pas taper !
Ce coup de gueule aurait été plus efficace de la part d'un IDE que d'un IADE protégeant là un royaume qui n'est déja plus le sien depuis des années SI un jour il l'a été ... Peut être faut il se rappeler qu'historiquement les IADE sont allés dans les SMUR lorsque le patron était patron du DAR. Les IDE mises en place lorsque le patron était celui des urgences.
Moi IDE, pas frustré de n'être pas IADE aurais écrit de la même manière en trouvant des supports là ou je peux si j'avais voulu faire un croche pied à mes amis IADE pour prendre, reprendre une parcelle de l'urgence.
Urgentiste, oui je le suis depuis plus de 15 ans avec un profil de pré et extra hospitalier. Je n'ai jamais eu besoin d'un IADE dans ma carrière sauf pour aller prendre un verre ou diner avec lui.
Je comprends un tel discours mais l'accepte difficilement, divisant à nouveau la profession.
L'IADE n'est il pas une spécialisation de l'anesthésie réanimation ? Je n'ai jamais ouie dire qu'il était le spécialiste de l'urgence. Du moins pas plus qu'un IDE correctement formé. Ne sommes nous pas tous des IDE ? certains disposant de pratiques élargies.
Nombre d'IADE ne peuvent intuber sans médecins, par contre je connais des IDE qui sur protocole mettent en place des dispositif supraglottiques.
Donc je ne suis pas d'accord avec son coup de gueule. Je suis pour cette reconnaissance, mais je pense que celle ci doit doit reconnaître comme urgentiste (comme pour les médecins) un niveau de compétence lié à profil d'enseignement plus que service.

Dop@mine

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#3

Communiquer et expliquer, toujours.

"Le CHU ou je bosse n'ont jamais employé d'IADE en SMUR et c'est malheureusement le cas pour les 3/4 des CH (bah oui ça coûte moins cher de former un IDE sur le tas...) et au vu de la conjoncture actuelle cela ne va pas aller en s'arrangeant..."

C'est bien pour cela que nous réagissons.

"Pour ne rien arranger notre seule école régionale d'IADE a fermée (restriction budgétaire...). Alors je pose la question quoi faire quand les IADE sont rangé uniquement au bloc sans aucune possibilité d'évoluer ailleurs ? Surtout en pré-hospitalier (qui est pour l'instant mon domaine de prédilection...)."

C'est précisément pour ces raisons qu'il est important de communiquer et de faire réellement valoir cette priorité. Faut-il que cela devienne obligatoire au moins pour une part des effectifs ? C'est ce qui a permis à la profession d'évoluer dans le strict cadre de l'anesthésie.

"Je parle de vrai poste qui leur sont dédié, car pour l'heure je n'ai encore jamais vu d'IADE en maison de retraite, cardiologie ou dermato."

Certains sont partis en libéral dépités par le traitement qu'on leur réservait au SMUR... :)

Concernant l'article sinon, les sutures sont maintenant du ressort exclusif des IBODE. Elles aussi essaient d'avancer.

Gianni54

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#2

Oui mais...

Je défends tous les points de vue. Mais le fait est que le "métier" d'IADE en pré-hospitalier est en voie de disparition. Le CHU ou je bosse n'ont jamais employé d'IADE en SMUR et c'est malheureusement le cas pour les 3/4 des CH (bah oui ça coûte moins cher de former un IDE sur le tas...) et au vu de la conjoncture actuelle cela ne va pas aller en s'arrangeant... Pour ne rien arranger notre seule école régionale d'IADE a fermée (restriction budgétaire...). Alors je pose la question quoi faire quand les IADE sont rangé uniquement au bloc sans aucune possibilité d'évoluer ailleurs ? Surtout en pré-hospitalier (qui est pour l'instant mon domaine de prédilection...). Je respecte totalement la formation et la reconnaissance du diplôme d'IADE (ce que j'ai pourtant essayé de faire) mais je trouve dommage que les IDE soient formés sur le tas pour des postes ou les IADE sont normalement préposés et ce sans aucune reconnaissance. Je parle de vrai poste qui leur sont dédié, car pour l'heure je n'ai encore jamais vu d'IADE en maison de retraite, cardiologie ou dermato.

binoute1

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#1

Merci !

"Les infirmiers qui exercent en maison de retraite n'ont pas moins de mérite que ceux qui travaillent en dermatologie ou aux urgences. Un coup d'épée dans l'eau donc, pour une spécificité des urgences. Travailler aux urgences et en SMUR, c'est unique… comme tous les autres domaines du soin. A ce compte, nous allons retrouver des infirmiers cardiologistes, gastro-entérologistes, dermatologistes…"

"Diviser notre profession pour chaque discipline, revient à tomber dans les travers de la médecine qui morcelle le corps pour ne s'occuper que d'un organe"

Mais c'est complétement ça ! Et ça finirait comme pour les docs --> une fois spécialisés, impossible de pratiquer ailleurs sans refaire une spé !
en hygiène, ça demande une spé aussi,
en médecine du travail, ça demande une spé....

chacun se trouve spécifique...Et chacun pleure que les autres ne soutiennent pas !
Il vaudrait déjà mieux défenrde notre DEI !