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Anerick et ses souvenirs d’école...

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Les chroniques sur le blog d’Anerick intitulé « Péripéties d’une infirmière » ont retenu toute notre attention. Elle partage aujourd’hui l’une d’entre elles « Souvenirs d’école » et le fera dorénavant régulièrement... Merci à elle !

souvenirs etudiants en soins infirmiers formation- 4h45. C’est l’heure… Je traîne des pieds jusqu’à la salle de bain. J’observe ma mine bouffie du matin et mes cheveux ébouriffés. Après une douche, j’aurai retrouvé une apparence humaine. Pourquoi est-ce qu’on est si bouffie comme ça le matin ?

- 5H30. Après avoir gratté le pare-brise de ma voiture et l’avoir aspergé d’eau, je peux démarrer. J’ai le bout de doigts gelés. La gangrène me guette. J’étais si bien sous ma couette. Je suis seule dans la nuit. Dans la nuit noire et obscure... Je suis pas bien.

- 6H05. J’ouvre la porte grinçante de mon casier au milieu d’un vestiaire glacial. J’écoute d’une oreille distraite les échanges matinaux de mes consoeurs de la rangée voisine. En résumé, il fait très froid ce matin. Je confirme… J’enfile ma blouse. Une tenue difforme, un pantalon trop court à mon goût et bien trop bouffant. Un haut à manche courtes à rayures bleues. Pour faire court, je ressemble davantage à une apprentie boucher. Le reflet du miroir me le confirme… Mais je ne suis pas là pour faire la belle, je suis là pour apprendre.
Je mets mon stylos 4 couleurs dans ma poche (celle où on met le petit mouchoir, enfin à une époque) qui tombera bien a minima dix fois par terre dans la journée. Finalement, comme bien souvent, il terminera en vrac au fond de l’autre poche (celle dans laquelle on met les mains quand on ne sait pas quoi en faire) au milieu d’une paire de gants, d’un collant de patch antiangoreux, d’un sachet de biscuits et autres résidus.

- 6H10. J’entre dans le service. J’entends le bruit d’une sonnette et une mamie qui hurle. Direct je suis dans le bain. Je croise dans le couloir une femme en blanc qui s’empresse d’y répondre. Elle me salue d’un hochement de tête.

- 6H11. J’entre comme un intruse dans la tisanerie. La fameuse salle où les langues se délient. Je me présente aux collègues, assises en cercle autour d’une table à siroter une tisane à la camomille ou un café réchauffé. C’est l’équipe de nuit, la relève n’est pas encore là. Rien d’anormal à ça, je suis en avance, c’est maladif chez moi. Certaines me sourient, d’autres se contentent de me fixer. - « Bonjour, je suis...

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