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L'avenir des infirmiers libéraux fait débat

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Les premières Journées Nationales des Infirmiers Libéraux (JNIL) qui se sont déroulées les 3 et 4 avril 2014 ont été l'occasion pour les IDEL de s'interroger sur les perspectives d'avenir de leur exercice lors d'une table-ronde. Zoom en mots et en images sur quelques moments forts du débat autour de la question suivante :  "Va-t-on vers une concurrence de plus en plus acharnée entre les infirmiers libéraux ?" ...

Durant les premières Journées Nationales des Infirmiers Libéraux (JNIL), la table ronde du vendredi 3 avril 2014, animée par Olivier de Lagarde, journaliste, était notamment consacrée à l'avenir de la profession. Annick Touba, présidente du Syndicat national des infirmières et infirmiers libéraux (Sniil), Philippe Tisserand, président de la Fédération Nationale des Infirmiers (FNI) et Florence Ambrosino, infirmière libérale de terrain ont débattu sur la question. Michèle Lenoir-Salfati, sous-direction des ressources humaines du système de santé, représentait le ministère des Affaires sociales et de la Santé.

Question d'Olivier de Lagarde, journaliste

Va-t-on vers une concurrence de plus en plus acharnée entre les infirmiers libéraux ?

Réponse d'Annick Touba, présidente du Syndicat national des infirmières et infirmiers libéraux (Sniil)

A retenir... Oui, dans certaines régions. C'est la loi de l'offre et la demande (...) Les médecins ont diminué le nombre de visites à domicile. Il ne reste plus que la profession infirmière pour aller au domicile des patients.

Réponse de Philippe Tisserand, président de la Fédération Nationale des Infirmiers (FNI)

A retenir... On a été les premiers à mettre en place dans notre convention un système de régulation démographique (...) On aboutit à une paupérisation de la profession. Soyons vigilants (...) Fermer au conventionnement partout n'est pas la solution

Le point de vue de Florence Ambrosino, IDEL, infirmière de pratique avancée en coordination


A retenir... On est face à une augmentation des demandes de soins (...) Je ne pense pas que les infirmières libérales soient menacées mais il va falloir s'adapter ou on mourra (...) L'infirmière a beaucoup de capacités en elle. Le tout, c'est qu'elle le sache.
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Aurélie TRENTESSE Rédactrice Infirmiers.com aurelie.trentesse@infirmiers.com

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Commentaires (1)

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494 commentaires

#1

Ainsi soit-il...

Qui va au domicile des patients ?

Madame Touba oublie les nouveaux métiers de la « santé » avec leur lot de glissements de tâches et les critères d’inclusion des HAD qui ne sont pas (toujours ?) respectés et dans une situation quasiment de monopole dans certains secteurs.

Par ailleurs, ils dépensent sans compter l’argent de la collectivité dans l’indifférence générale car sans contrôle de leurs cahiers des charges.

Pour Mme Ambrosino, les 100 000 IDEL présent(e)s et à venir ( ?) doivent s’adapter ou mourir…
Mais tel que c’est parti, on va mourir avant de pouvoir s’adapter.

Cette dame pense t’elle que la formation professionnelle est à la hauteur et correctement financée selon les besoins en soins de la population ?

Par ailleurs la formation sans reconnaissance dont salariale, il n’y a que les (ex) IDE pour trouver ça formidable !

Même l’OGDPC est submergée ( ???) paraît-il et rembourse les frais aux IDEL avec un retard compris entre 6 et 12 mois…

Mr Tisserand est quand même plus clairvoyant…