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Carburant : les libéraux réclament un accès prioritaire

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Le centre national des professions libérales de santé (CNPS) a réclamé le 25 mai 2016 au gouvernement d'assurer un accès prioritaire au carburant pour les professionnels de santé, dans un contexte de menace de pénurie sur le territoire et de difficultés d'approvisionnement des stations-services.

infirmière libérale voiture extérieur

Pénurie de carburant : le CNPS réclame un accès prioritaire pour les professionnels libéraux.

Face à la pénurie de carburant qui s'étend à travers le pays, le CNPS constate que selon les régions et les départements, des modalités différentes sont appliquées par les préfectures pour l'approvisionnement prioritaire des véhicules des professionnels de santé, relève l'intersyndicale dans un communiqué. Elle fait valoir que les professionnels de santé libéraux sont essentiels au maintien à domicile des patients les plus âgés et des patients en situation de dépendance et souligne l'importance de leur présence au sein des cabinets, laboratoires et officines.

L'intersyndicale, qui regroupe la quasi-totalité des organisations syndicales représentatives des professionnels de santé libéraux "demande au gouvernement de donner toutes les consignes utiles à ses préfectures afin de réserver un accès prioritaire aux libéraux de santé dans toutes les stations réquisitionnées, sur simple présentation de leur carte professionnelle". Cette mesure est indispensable afin qu'ils puissent assurer la continuité des soins, les livraisons de médicaments et toutes leurs missions au domicile des patients, estime-t-elle.

Amorcé le 17 mai, le blocage progressif des dépôts de carburant et raffineries à l'appel de la fédération des syndicats CGT du pétrole afin d'obtenir le retrait de la réforme du code du travail, a suscité en fin de semaine dernière une ruée vers les stations-services dans l'Ouest de la France, entraînant localement des ruptures de stock à la pompe.

La situation s'est aggravée en début de semaine conduisant certains préfets à ordonner un rationnement du carburant dans certains départements, même si le gouvernement réfute toute "pénurie".

Le recours aux stocks stratégiques déjà effectif 

Interrogé le 25 mai sur RMC, Francis Duseux, président de l'Union française des industries pétrolières (Ufip), a toutefois admis que les opérateurs ont entamé les stocks stratégiques. Depuis deux jours, comme il y avait des problèmes de fonctionnement -de raffinage et de blocage des dépôts-, on a en collaboration avec les pouvoirs publics, commencé à utiliser les stocks de réserve. Donc chaque jour on ponctionne l'équivalent d'un jour de consommation. Au pire, si la situation restait très tendue, on ferait ça pendant trois mois, a expliqué le responsable.

Le gouvernement utilisera tous les moyens à sa disposition pour mettre un terme au blocage des raffineries et des dépôts de carburant par un "groupe minoritaire", a déclaré le 25 mai le ministre de la justice, Jean-Jacques Urvoas, alors que la CGT promet de continuer le mouvement, qui menace de s'étendre au secteur nucléaire. Quand vous avez un groupe minoritaire qui bloque un système au détriment de toute une population et de l'activité économique, il n'y a aucune espèce de raison que cela perdure, a estimé Jean-Jacques Urvoas, sur France 2. Le gouvernement a également une capacité de réquisition des personnels dans les raffineries en cas de grève, une possibilité utilisée par le passé, a souligné Jean-Jacques Urvoas. Nous avons des stocks (...). Donc pénaliser l'activité économique est quelque chose qui ne peut pas durer, a-t-il insisté, estimant qu'il n'y avait aucun risque de blocage de la France.

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