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Chirurgie de l’obésité bariatrique : quel rôle pour les IDEL

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Compétences infirmières

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La chirurgie bariatrique connaît un essor important en France. Quelles sont précisément ses indications et les différentes techniques chirurgicales possibles ? Quel rôle les IDEL peuvent-ils jouer dans le parcours de soin de cette chirurgie, notamment dans le suivi post-opératoire si essentiel ? Retour sur cette prise en charge multidisciplinaire et éducative à l'occasion de la 13e journée régionale des URFNI d'Occitanie organisée sur ce sujet le 11 octobre dernier dans le Tarn et qui a réuni quelque 70 infirmiers libéraux.

Chirurgie de l’obésité bariatrique : quel rôle pour les IDEL

En France, 15 à 17% de la population adulte est obèse, soit près de 7,6 millions de personnes.

Depuis les années 2000, les interventions de chirurgie bariatrique sont en augmentation soutenue en France. Dans un rapport1 publié en début d'année, l’Inspection générale des Affaires sociales (Igas) indique qu’elles ont triplé en dix ans pour s’établir à plus de 50 000 par an, cela notamment en lien avec l’augmentation des besoins (effet volume/voir encadré) et la large accessibilité de l’offre (un grand nombre d’établissements et de chirurgiens la pratiquant). Il faut dire que l’efficacité de ces interventions est établie en termes de perte de poids et de réduction de morbi-mortalité associées ; la supériorité du traitement chirurgical de l’obésité par rapport au traitement médical est aujourd’hui démontrée. Bien qu’elle soit considérée comme lourde, la chirurgie bariatrique améliore en effet non seulement l’espérance de vie (baisse de 30 à 40% de la mortalité globale à long terme), mais aussi – voire résout – certaines comorbidités associées de l’obésité (HTA, diabète de type 2, dyslipidémie, stéatose hépatique). Elle réduit également de 46% le risque d'infarctus du myocarde, de 54% celui d'AVC, et enfin, améliore la qualité de vie.

Une chirurgie sous conditions

Pour autant, toutes les personnes souffrant d’obésité ne peuvent prétendre à cette chirurgie. Comme le rappelle l’Igas, cette intervention, qui consiste le plus souvent en une résection d’une partie de l’estomac, voire de l’intestin, doit être considérée comme de dernier recours pour des personnes souffrant d’obésité sévère ou morbide qui s’inscrit dans la prise en charge plus générale de l’obésité, et ce compte tenu des...

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