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Le cri d’alarme d’une infirmière après une éprouvante fin de vie à domicile

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Soins palliatifs

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Les déserts médicaux, les médecins qui se déchargent sur les infirmières, voici le récit presque insupportable d'une fin de vie qui aurait pu être mieux accompagnée. Alix, infirmière libérale et sa collègue, ont fait tout ce qui était en leur pouvoir pour un patient dont la volonté était de mourir chez lui. Son souhait a été respecté. Mais ce qu’il ne savait pas, c’est qu’il allait mourir seul et dans d'atroces souffrances. Nous sommes le 26 mai 2017 en France, et de tels décès ne devraient plus arriver dans notre pays. Pourtant, cela arrive encore. Ce post a été partagé par Pierrette Kaiser sur Facebook. Elle se fait ainsi le relais d’une triste expérience, celle de l’une de ses amies, Alix, infirmière libérale, qui lui a demandé de le partager pour dénoncer une situation intolérable.

soins palliatifs senior

Une infirmière s’est retrouvée impuissante face à la souffrance de son patient en fin de vie à domicile.

Le centre de convalescence l’a déposé sans bruit chez lui lundi dernier. Allo les infirmières, il va bien, on vous le ramène. M. X est revenu chez lui méconnaissable et en fin de vie plus qu’imminente. Des ulcères suintants sur ses deux jambes œdématiées et gonflées à bloc. Une respiration plus qu'encombrée. Une veinite qui avait fait doubler de volume son bras devenu rouge violacé. Son teint était pâle translucide : le visage de la mort. Celui qu’on apprend à reconnaître par expérience : quand la peau devient grisâtre et cartonnée, l’œil vitreux et le regard dans le vide qui reste accroché sur on ne sait trop quoi. Il ne s’alimentait plus, avalait de travers quand on essayait de le faire boire quelques gouttes d’eau et ne parlait presque plus. Il gémissait, un peu. Parfois. Allongé dans son lit, sans pouvoir bouger. Un corps mort. Ou presque.

Sans ordonnance anticipée et adaptée de la part du médecin, nous n'avons rien pu faire de médical pour le soulager.

La terrible impuissance de l’infirmière face à la souffranceEn deux jours l’état [de M. X] s’est dégradé à vitesse exponentielle. Lui qui, il y a encore quelques semaines de cela, nous faisait des blagues. Des blagues pourries certes, mais des blagues quand même. Son médecin est passé le voir à son retour à domicile, car l’infirmière a insisté. M. X ne va vraiment pas très bien, je crois qu’il est à deux doigts de l’urgence vitale. Le médecin est...

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Commentaires (1)

roxor

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7 commentaires

#1

Je connais

Je compatis, mais cela n'apporte rien au patient !! Dans ces cas je téléphone au 15 où toutes les communications sont enregistrées et j'en informe l'ARS et l'ONI (qui fait le mort car n'a pas encore attteint sa maturité), j'en informe aussi un service de palliatif en CHU (ils réagissent toujours), ainsi que le médecin conseil qui intervient dans tous les cas, bref, c'est absurde, mais il faut agiter le cocotier. Il n'y a pas d'autres solutions, ET SURTOUT tout parfaitement documenter dans le dossier inf. qui fait saisine. Il ne s'agit pas de sanctionner le médecin, c'est un être humain, et comme le disait Adenauer: "Il faut vivre avec les hommes car il n'y en a pas d'autres". Il s'agit d'éviter que cela ne se reproduise avec le même acteur, MAIS, attention à la réaction qui peut être collégiale dans "l'outrage à X.." Peut-être envoyer la chose au ministère actuel ("non Marisoliste qui était IDEL-mal entendante"). Là, c'est le métier qui rentre par la mauvaise porte.