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Une IDEL accueille une ESI en stage...

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Formation en ifsi

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Vivre l'expérience d'un stage en cabinet libéral infirmier pour une jeune étudiante en soins infirmiers, c'est peu banal... Le vivre en Guadeloupe encore moins ! Un récit à deux voix qui s'avère plein de promesses pour tous !

Alexia, étudiante en soins infirmiers, 3e année, Ifsi de La Roche/Yon

Un terrain de stage se prépare…

Une étudiante accueillie en Guadeloupe

La Guadeloupe : terre d'accueil d'une ESI en stage libéral

Alors que j'étais étudiante en première année de formation en soins infirmiers, l’Ifsi nous a demandé nos souhaits de stage en prévision de la seconde année. Mon parrain et ma marraine de cœur (expression des Antilles !) m’offraient la possibilité de me loger sur l’île si un jour je souhaitais faire un stage hors métropole durant ma formation. J’ai donc saisi cette opportunité et commencé alors les premières démarches : regarder si financièrement le stage était possible en Outre-mer, demander l’accord de mon Ifsi, trouver la bonne période de stage  et surtout une infirmière libérale qui accepterait ma demande pour m'accueillir cinq semaines durant !  Après avoir obtenu l’accord de l’école, j’ai contacté le syndicat des infirmiers libéraux de Guadeloupe (Sniil). Une infirmière a répondu et pas n’importe laquelle ! Pierrette Meury, infirmière à domicile, au Moule, est en effet la présidente du Sniil971. Un long échange de mails s'en est suivi, débouchant sur une réponse positive. Qui de nous deux pouvait alors prévoir que cette rencontre allait être aussi exceptionnelle et riche en émotions !

Pierrette, infirmière libérale, le Moule, Guadeloupe

Du temps, de l'énergie... et l'ouverture d'esprit...

Dans l’exercice infirmier, la part liée à l’encadrement des étudiants est essentielle, que l’on soit en exercice hospitalier ou libéral. S’engager dans ce rôle de tuteur d’un futur professionnel ne s’improvise pas, même s'il peut susciter quelques craintes. La réforme des études, la mise à jour du portfolio, sont souvent évoqués comme freins et craintes aux terrains de stage. Finalement ce ne sont que des outils et des méthodes. Toute évolution pédagogique s’apprivoise, avec la volonté et le désir de transmettre, d’encadrer, de voir grandir cette belle fougue soignante chez l’étudiant, de participer à cette construction du futur infirmier.

Après avoir encadré des étudiants, plus ou moins motivés, je me demandais si je continuerais, par manque de temps essentiellement, mais aussi,  je l’avoue par perte de motivation. J’ai consacré beaucoup de temps à ma propre formation continue*, j’avais alors envie de me poser un peu. Pour un infirmier libéral, accepter un étudiant, c’est partager chaque jour l’espace étroit du véhicule, l’espace privé du domicile des patients, c’est accepter de livrer une part de la gestion du cabinet, c’est prendre sur son temps personnel pour expliquer, analyser, accompagner… Dans un échange qui serait médiocre, ce face à face pourrait sembler bien long ! Recevoir un étudiant, c’est lui apprendre comment le soignant doit parfois adapter son soin aux contraintes, tout en maintenant une qualité de soins optimale ; que pour maintenir un niveau qualitatif face aux évolutions, l’infirmier libéral doit garder, toujours et encore, son esprit ouvert à la remise en question, à l’évolution du système et des méthodes. C’est amener l’étudiant à approcher les contraintes économiques liées au système de santé, à découvrir la politique du paysage de la santé en France pour mieux comprendre les choix, les difficultés, les freins aux évolutions pourtant visiblement indispensables dans l’exercice quotidien. Tant de temps, tant d’énergie avec parfois comme « récompense » un léger merci, voire des soupirs, sans compter l’obligation de recadrer un peu fermement et l’incompréhension d’un stagiaire qui n’accepte pas qu’au cours du soin l’infirmier reprenne les rennes quand un problème se pose.

Pour un infirmier libéral, accepter un étudiant, c’est partager chaque jour l’espace étroit du véhicule, l’espace privé du domicile des patients, c’est accepter de livrer une part de la gestion du cabinet, c’est prendre sur son temps personnel pour expliquer, analyser, accompagner…

Alexia, étudiante en soins infirmiers, 3e année, Ifsi de La Roche/Yon

Appréhender le premier jour avec... sérénité

Après avoir atterri en Guadeloupe dans la nuit, je suis allée repérer, dès le lendemain, le cabinet de Pierrette (réflexe de tous les étudiants infirmiers). C’est donc un lundi à 5h30 du matin (heure locale) que je me présente à elle avec une certaine appréhension. Je ne savais pas aux côtés de qui j’allais passer ces cinq semaines... Serai-je à la hauteur de ses attentes ? Allais-je tenir la cadence du libéral associée à la chaleur des Antilles ? Comment les patients réagiraient-ils face à la venue d’une métropolitaine chez eux ? Autant de questions qui s’effacèrent vite face à cette dame qui s’avançait vers moi avec ce sourire chaleureux et ce dynamisme naturel qui lui est propre. Après une rapide présentation, laissant place au tutoiement, me voici partie à côté d’elle, dans son véhicule, en route vers la première patiente.

Une étudiante accueillie en Guadeloupe par une IDEL

Pierrette, infirmière libérale, le Moule, Guadeloupe

La curiosité du premier matin...

Après avoir informé Alexia, par mails, du déroulement de la « tournée », des exigences que je posais en préalable (exactitude horaire, tenue blanche et correcte, gants et SHA, politesse) et lui avoir précisé que j’avais envie de transmettre, mais que cette transmission serait un échange face à son questionnement et à ses attentes formulées, que j’attendais d’elle la plus grande curiosité (dès que nous serions en voiture !), nous sommes arrivées au premier jour de stage… Il y a toujours la petite curiosité du premier matin, « qui va être celle avec qui je vais partager des heures très longues ou très courtes, selon son intérêt et sa volonté de s’investir ?... »

Alexia, étudiante en soins infirmiers, 3e année, Ifsi de La Roche/Yon

La découverte... et l'adaptation nécessaire

La première journée a été une totale découverte. J’allais de surprises en surprises. Je découvrais la population guadeloupéenne et la Guadeloupe. La "vraie", pas celle des cartes postales avec les plages, les palmiers et les villas en bord de mer, mais un quotidien rythmé par les coupures d’eau, les longues heures dans la salle d’attente du médecin généraliste, les chèvres et les poules en liberté en pleine ville, des conditions de vie parfois très précaires sans oublier et pas des moindres, la générosité et l’hospitalité exceptionnelles de la population !

Les patients m’ont mis très vite à l’aise, ils étaient curieux de savoir pourquoi j’avais décidé de venir ici. Il était important que je leur réponde honnêtement afin qu'ils m'accordent la confiance nécessaire pour qu'ils acceptent ma présence. La principale difficulté durant le stage a été la langue. Le créole est la langue usuelle et certains patients plus âgés parlent également le vieux français en plus du créole. Face à mon incompréhension, tous faisaient des efforts pour parler français et moi, de mon côté, je tâchais de comprendre et d’apprendre quelques mots créole, suivant alors les conseils d’un patient.

Les patients m’ont mis très vite à l’aise, ils étaient curieux de savoir pourquoi j’avais décidé de venir ici. Il était important que je leur réponde honnêtement afin qu'ils m'accordent la confiance nécessaire pour qu'ils acceptent ma présence.

Une étudiante accueillie en Guadeloupe par une IDEL

Pierrette, infirmière libérale, le Moule, Guadeloupe

Tout va très bien...

Alexia, dès le premier soin, a eu l’attitude juste : une politesse réservée doublée d’une douceur et d’une gentillesse naturelle. Elle était dans son élément, ni trop, ni trop peu. Journée de découverte, d’observation réciproque dans le trio patient/infirmière/stagiaire où après avoir rappelé le secret professionnel, entre chaque patient, nous faisions un débriefing du soin réalisé puis la présentation du patient suivant.

Alexia, étudiante en soins infirmiers, 3e année, Ifsi de La Roche/Yon

L’encadrement : un engagement réciproque

Durant la première journée, Pierrette m’a expliqué la législation autour de l’exercice de la profession libérale, l’encadrement d’un stagiaire. Elle m’a également présenté, oralement, son collaborateur Sofiane avec qui j’allais aussi travailler durant le stage ; doublement instructif ! Tous les deux ont en effet partagé généreusement avec moi expérience et savoirs. J’ai ainsi pu découvrir comment les transmissions se faisaient, le roulement des jours de travail. Exercer en équipe (ici en binôme) nécessite un vrai travail de collaboration. En effet, chacun a sa méthode de travail et son approche relationnelle propre avec les patients. J’ai trouvé cela encore plus frappant à domicile qu’en structure hospitalière.

Pierrette, infirmière libérale, le Moule, Guadeloupe

Explications, pédagogie, mises en garde, partage de savoirs, tutorat...

Il me semble important en préalable au stage de rappeler les textes réglementaires infirmiers, mais aussi ceux liés à l’exercice libéral, les DASRI, la prescription infirmière, l'organisation des agences régionales de santé, les recommandations de bonnes pratiques… C’est une bonne entrée en matière, car nous y revenons régulièrement pendant tout le stage par un jeu de questions : pourquoi un dossier de soins ? Quelle obligation ? Quelle utilité ? Dans cette situation d’urgence, quelle était ma marge de manœuvre ? Mes obligations ? Mes limites de compétence ? L’attitude à avoir ? Un questionnement infini !

L’objectif que je me fixe au-delà de ceux que le stagiaire me présente dans son portfolio, c’est de lui faire comprendre où se trouve le lien entre son apprentissage et l’exercice, que les acquis doivent vivre et évoluer, que le questionnement soignant est la base du maintien des compétences, que l’infirmier est un maillon d’une chaîne de soins, maillon qui perd une grande partie de son efficacité s’il est isolé et chaîne de soins qui perd sa qualité sans ce maillon. Vient ensuite la découverte de la spécificité en exercice libéral, avec sa grande variété de soins, chez des patients très différents, dans des conditions à la fois précaires et riches, cette multi-casquette qui coiffe chaque infirmier à domicile, lui offrant un rôle dans toutes les dimensions du soin infirmier en y ajoutant un volet social, des capacités de médiation et de coordination, une qualité humaine qui le fait durer dans sa profession. Être en stage en Guadeloupe, c’est l’école idéale du respect du patient, de ses choix, de sa culture, de ses croyances, de ses moyens, de sa religion … tant les situations rencontrées sont variées !

Être en stage en libéral c’est aussi prendre le risque d’arriver dans une période calme où les soins seront peu variés. Cette fois la période de stage a coïncidé avec une grande variété de prises en soins, des plaies complexes (très complexes !), des perfusions sur CIP, en voie périphérique, des pathologies chroniques avec l’éducation que cela nécessite, des patients relevant de l’oncologie et la coordination étroite pluri-professionnelle indispensable, dans une approche fine du patient et de son entourage… Quel plaisir alors d’expliquer, de montrer, puis d’accompagner la jeune stagiaire dans cet apprentissage du soin précis, réfléchi, adapté, respectueux.

Faire comprendre au stagiaire où se trouve le lien entre son apprentissage et l’exercice, que les acquis doivent vivre et évoluer, que le questionnement soignant est la base du maintien des compétences...

Une étudiante accueillie en Guadeloupe par une IDEL

Alexia, étudiante en soins infirmiers, 3e année, Ifsi de La Roche/Yon

Découvrir un autre univers de soins...

Chaque jour j’apprenais à trouver ma place au sein du duo « infirmier libéral/patient », à établir la confiance entre les patients et moi, à effectuer un travail de qualité dans des situations parfois précaires. Durant ma période de stage, il y a eu des soins très variés qui, pour la plupart, ont été nouveaux pour moi : pansements complexes (TPNs), perfusions, sutures, agrafes, prise en charge de personnes diabétiques... Certaines prises en charge plus complexes nécessitaient la collaboration d’autres professionnels de santé et donc de mettre en place des outils pour la coordination des soins. Au delà des seuls actes techniques réalisés, la dimension relationnelle avec le patient et son entourage fait aussi partie de son travail au quotidien. J’ai été très surprise d’apprendre que le passage journalier de l’infirmière au domicile du patient est parfois la seule visite que celui-ci reçoit de la journée. L’écoute, un sourire, avoir les mots justes sont alors des "douceurs" qui agrémentent la journée du patient. Ce sont dans ces situations que l’infirmière libérale a un rôle social : prendre des nouvelles du patient hospitalisé, s’assurer que le patient a entrepris les démarches pour des aides à domicile, contacter les enfants du patient qui sont souvent partis en métropole....

La Guadeloupe est une région française d’Outre-mer certes, mais elle possède une culture qui lui est propre. Durant toute ma période de stage, j’y ai été plongée. Il m’a fallu très vite en comprendre les différents aspects et surtout les subtilités pour construire une relation de confiance avec les patients et intégrer cette culture dans mes prises en soins. Ce dernier point me conduit à parler de mon sujet de mémoire. J’avais présenté à Pierrette le sujet que je voulais aborder dans l’échange de mails que nous avions eu préalablement : la culture du patient dans les soins. Avec son aide, j’ai donc affiné, au fur et à mesure de mon stage, mon sujet. Les autres professionnels de santé rencontrés se sont également montrés intéressés. Mon thème régale les papilles mais traite aussi d’un problème de société : le diabète. C’est donc avec l’accompagnement et les encouragements de Pierrette que j’ai commencé la construction de mon travail de recherche.

J’ai été très surprise d’apprendre que le passage journalier de l’infirmière au domicile du patient est parfois la seule visite que celui-ci reçoit de la journée.

Pierrette, infirmière libérale, le Moule, Guadeloupe

Je n’étais que le guide, elle apprenait à construire...

Après quelques jours de stage, Alexia m’a parlé de son projet de TFE, nous l’avions évoqué par mail, il s’agissait d’une idée encore bien éloignée d’une question de recherche… Je l’écoutais en me disant que décidément cette jeune fille avait de grandes qualités : imaginer un tel sujet prouvait son intérêt pour ce lieu de stage. Nous avons « joué » aux questions ping-pong en voiture pour améliorer, affiner, préciser, donner un cadre méthodologique plus conforme à une recherche. Je jouais au détracteur, pointant les détails qui mettraient Alexia en difficulté, dans la généralité du thème lui-même, lors de son recueil de données, lors de son analyse… Alexia se prêtait avec bonne humeur au jeu, acceptant de revoir son angle de vue, de transformer sa question, de réfléchir à son échantillon pour rendre le projet réalisable, elle effectuait ses recherches, me demandait comment et où chercher… Je l’avoue, ce fut un véritable plaisir de voir ce projet se construire sous la réflexion et la plume d’Alexia… Je n’étais que le guide, elle apprenait à construire... L’accueil que lui ont réservé les patients, à qui elle a demandé s'ils acceptaient de rester en contact avec elle et d’être sujets d’entretiens pour son TFE, a été à la hauteur de notre plaisir mutuel à avancer ensemble. Accueillie avec entrain, elle a participé à des travaux culinaires, a appris des recettes, a recueilli des confidences que même le diabétologue ne connaîtra jamais !

Nous avons « joué » aux questions ping-pong en voiture pour améliorer, affiner, préciser, donner un cadre méthodologique plus conforme à une recherche.

Alexia, étudiante en soins infirmiers, 3e année, Ifsi de La Roche/Yon

Un stage, une expérience à deux

La fin de mon stage a été rythmée par les soins quotidiens aux patients, les récurrents et les nouveaux, les entretiens pour mon mémoire mais aussi la découverte de l’île ! Je voudrais remercier chaleureusement Pierrette et Sofiane de m’avoir donné l’opportunité de travailler auprès d’eux, en toute confiance, et d’avoir partagé avec moi leurs savoirs et expériences.

Une étudiante accueillie en Guadeloupe par une IDEL

Pierrette, infirmière libérale, le Moule, Guadeloupe

Le bonheur de l'encadrement...

Être infirmier c’est avoir une somme de connaissances acquises, d’expériences accumulées, de réflexion à chaque étape, avec une bonne dose de qualités personnelles… L’infirmier se construit dès son entrée en formation et continue sa construction tout au long de sa carrière. Encadrer des étudiants, c’est aussi leur faire comprendre que l’évolution de leur profession passera par l’énergie qu’ils mettront à la vivre, que leur exercice sera évolutif tout au long de leur carrière, leur imposant une remise en question constante. Vivre cet échange avec un futur professionnel motivé, donne l’espoir de voir se poursuivre l’action de promotion de l’exercice infirmier, se construire une filière universitaire infirmière, se développer les recherche infirmière... Tout un (bel) avenir pour tous les infirmiers !

*Infirmière D.E. soins à domicile, le Moule, Guadeloupe, administratrice nationale Sniil,  présidente Sniil971, http://sniil971.fr/  Infirmière clinicienne spécialiste (pratiques avancées), Master 2 sciences cliniques infirmières, spécialité coordination parcours de soins( EHESP, université Aix-Marseille). Diplômes universitaires : Soins palliatifs, douleur, plaies et cicatrisation, Recherche clinique sciences infirmières, ETP niveau 2, Certificat coaching ( ICIcoach). Elue URPS, membre commission permanente CRSA/ARS

Infirmière libéraleLe Moule, Guadeloupe pmeury@wanadoo.fr

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Etudiante en soins infirmiers, 3e annéeIfsi de La Roche/Yon

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Commentaires (3)

caramelcaro

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2 commentaires

#3

bravo

merci pour ce témoignage, plus que représentatif !
je pense que c'est la première fois que l'on peut lire sur la Guadeloupe dans ce cadre précis de la pratique infirmière ça fait du bien a une insulaire expatriée comme moi ! merci tres chere ESI !

pgp2daloa

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3 commentaires

#2

mille mercis

Cet article est très interessant pour la formation du futur infirmier. En effet je suis étudiant en 1ère année commune à l'infas de daloa en Côte d'Ivoire et je commence mon stage d'observation ce lundi. Ce article m'est utile pour savoir la rélation que je dois avoir avec mon maître de stage, les questions à lui poser et le comportement que je dois avoir avec les patients.
Moi qui avais une certaine appréhension, après la lecture de ce article je sais maintenant à quoi m'attendre. Merci beaucoup chères ainées.

Utilisateur supprimé

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494 commentaires

#1

Facturation des honoraires

"Lors de chaque acte, l’infirmière…

…Elle ne donne l'acquit que pour les actes qu'elle a accomplis personnellement, "