IDEL

IDEL : une lettre pour faire le point sur les aberrations rencontrées sur le terrain

Suite à la signature des négociations conventionnelles entre deux des trois syndicats représentatifs de la profession, un infirmier libéral a pris l’initiative de publier une lettre ouverte destinée à la ministre des Solidarités et de la Santé. Ce courrier met en lumière tous les dysfonctionnements et aberrations que rencontrent les infirmiers libéraux dans leur exercice quotidien. Nous le remercions pour ce partage.

IDEL : une lettre pour faire le point sur les aberrations rencontrées sur le terrain

La Nomenclature Générale des Actes Professionnels ignore purement et simplement certains soins qui ne sont donc pas rémunérés, tels que la pose de bas de contention.

Étant infirmier depuis le 19 avril 2012, je me suis tourné il y a un an vers l’exercice libéral. Les exigences qui y sont liées, tel que l’obligation d’un service continu 24h/24 et 7 jours/7, ne font que témoigner de l’importance de notre mission, l’un des maillons essentiels et nécessaires à la prise en charge globale du patient ainsi que de son maintien à domicile. Un accord vient d'être trouvé entre les syndicats d’infirmiers et la CNAM, au bout de 2 ans de négociations et plus de 35 réunions, octroyant une enveloppe budgétaire de 365 millions d’euros à destination des 117 000 infirmiers libéraux, tandis que dans le même temps, ce n’est pas moins de 1 milliard et 200 millions d’euros qui ont été distribués aux médecins.

Conséquence de cette interprétation de la NGAP ? Des réclamations d’indus de la part de certains organismes auprès de mes confrères et consœurs, plongés dans les méandres des tribunaux, temps sacrifié au non bénéfice de nos patients.

La Nomenclature Générale des Actes Professionnels, répertoriant les soins réalisés par les différents professionnels de santé et se voulant être exhaustive, ignore purement et simplement certains soins qui ne sont donc pas remboursés, tels que l’instillation de collyres, la pose de bas de contention, la prise des constantes alors que leur prise en charge permet d’éviter des frais plus coûteux pour la société de par les pathologies chroniques qui peuvent en découdre.Son...

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Commentaires (1)

Vaeblo

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5 commentaires

#1

Une bonne intention

Une très bonne intention ce courrier !
Malheureusement certaines informations sont erronées ou incomplètes : ça ne change rien au problème de fond certes, mais ça a une petite importance.

Sauf erreur :
- Les soins non répertoriés par la NGAP ne sont pas "non rémunérés" mais "non remboursés", ce qui n'est pas la même chose

- La jurisprudence retient 34AIS3 quotidiens et non 30

- le BSI va se mettre en place progressivement et chaque tranche représente environ 25% des patients concernés par ce type de soins (les 90+ représenteraient donc 25% des patients concernés)

- si l'épicier n'a pas de dégressivité des actes, il ne bénéficie pas non plus d'une prise en charge d'une partie de son URSSAF par les caisses d'assurance maladie.
Je ne dis cependant pas que l'un ou l'autre est plus rentable : il faudrait tout calculer pour s'en assurer :)

- concernant les déplacements, même si je trouve ça honteux aussi, le mot "forfaitaire" dans l'IFD parle de lui-même : il s'agit d'une indemnité au forfait, relative aux montants des actes, au nombre de déplacements, etc.
Concernant les IK (et non IFK), ils sont appelés en fait "indemnités horokilométriques" (donc IHK à la limite, mais toujours pas IFK) et sont donc eux aussi relatives au tarif horaire, au nombre de déplacements, etc etc
Avec cette logique, il est normal que le médecin soit mieux rémunéré pour ses déplacements (surtout qu'il faut l'amadouer pour qu'il se déplace à domicile).
Mais on est d'accord, ça reste en travers de la gorge.


Voilà je pense avoir fait le tour des "petites corrections" à apporter !

Bon courage.