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JNIL 2015 : des échanges nourris et des débats riches

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Ces jeudi 9 et vendredi 10 avril 2015 se déroulent les deuxièmes Journées nationales des infirmiers libéraux (JNIL)  au Palais des Arts et des Congrès d’Issy-les-Moulineaux (PACI) où sont attendus plus de 500 infirmiers libéraux diplômés d’État (IDEL). Retour sur une première journée riche en rencontres et en enseignements....

Journées Nationales des Infirmiers Libéraux

Des Journées nationales des infirmiers libéraux riches en rencontres

Ce jeudi 9 avril 2015, environ 500 infirmiers libéraux diplômés d’État (IDEL) se sont réunis au Palais des Arts et des Congrès d’Issy-les-Moulineaux (PACI) pour assister aux 2èmes Journées nationales des infirmiers libéraux (JNIL). Christophe Pacific, cadre supérieur de santé au centre Hospitalier d’Albi, Docteur en philosophie, Ecole Ethique de la Salpêtrière, écrivain et conférencier, a introduit cette première journée au travers d’une conférence autour du sujet « Est-il nécessaire d’aimer nos patients pour les soigner ? ». L’objectif n’était bien entendu pas de donner une réponse figée mais de mener une véritable réflexion. Christophe Pacific a débuté sa conférence en faisant un constat pertinent : l’amour est absent du référentiel de compétences du diplôme d’État infirmier. Pour palier ce manque, on tente ainsi d’introduire de nouveaux concepts : « cure », « care », « humanitude » ou encore « bientraitance », autant de notions qui sont loin d’offrir toutes les garanties espérées en matière d’éthique et qu’il faudrait simplement mettre à la trappe. Il s’est donc attelé, avec l’humour qu’on lui connaît bien, à parler d’amour, de sa terminologie grecque, bien plus précise que la langue française, et de la place de l’amour dans le soin. Ainsi, Christophe Pacific explique que trop d’amour (hypercompassion) nous extrait de la juste mesure du soin, tout comme le détachement. Le soin est une juste mesure entre l’excès (d’amour) et le défaut. Et de préciser qu’ une intention de bien peut parfois se transformer en ressenti de maltraitance... en citant comme exemple le baiser donné par un soignant à une personne âgée qui a cru que ce geste était une façon de lui montrer que son heure était venue. Ont également été abordées les notions d’intention de bien, de pouvoir du soignant ou encore du deuil, autant de thématiques rencontrées quotidiennement par les infirmiers en exercice.

Être à soi, c’est être ici et maintenant avec la personne qu’on soigne.

Autre sujet fort, abordé par Françoise Boissières, infirmière, consultante, formatrice et auteure des ouvrages Les soignants face au stress et De la maltraitance à la bientraitance, Le stress, le burn-out, comment soigner sans s’épuiser ?. Françoise Boissières a, bien sûr, défini tous ces termes (stress, burn- out...) mais est allée au-delà en donnant des clés pour comprendre, repérer et prévenir l’épuisement professionnel. La théorie a ensuite laisser place...

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