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Les médecins prêts à coopérer avec les IDEL, mais...

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Coopérations interprofessionnelles

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Dans une étude publiée le 25 février 2014, la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (DREES), indique qu'un médecin sur trois est favorable au transfert de certaines tâches à un infirmier, sous certaines conditions...

infirmière libérale caducée

Les médecins globalement favorables au transfert de tâches aux IDEL...

Dans sa dernière étude publiée le 25 février 2014 et intitulée "Le médecin généraliste face au paiement à la performance et à la coopération avec les infirmiers", la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (DREES) s'est penchée sur la coopération entre médecins et infirmiers en interrogeant les praticiens. Les résultats montrent qu'un généraliste sur trois est favorable au transfert de certaines tâches à un infirmier qui serait rattaché à leur cabinet pour quelques permanences dans la semaine. Toutefois, des réticences peuvent apparaître en fonction du mode de rémunération du "délégué-infirmier" - on ne l'a pas inventé, c'est écrit dans le rapport... - Ainsi, 60 % des médecins sont favorables à la délégation de tâches lorsque le "délégué-infirmier" est entièrement rémunéré par l'Assurance maladie, contre 18 % si la rémunération est prise en charge à 100 % par les revenus du cabinet.

Plus les revenus des médecins sont engagés, moins ils sont enclins à déléguer certaines tâches aux infirmiers libéraux

Des bénéfices certains pour médecins et patients...Pour six médecins sur dix, l'intervention d'un infirmier améliorerait la qualité des soins prodigués aux patients. De plus, 53 % des praticiens interrogés considèrent qu'un infirmier leur permettrait de revoir le contenu de leur consultation pour une meilleure prise en charge et 40 % estiment qu'ils pourraient utiliser le temps gagné pour leur développement personnel. Cependant, 36 % des médecins seulement pensent que la coopération leur...

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Commentaires (1)

serge cannasse

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78 commentaires

#1

les limites d'une enquête

Merci pour ce très bon article qui restitue bien les principaux résultats de l'enquête. Mais il faut remarquer qu'elle porte aussi sur le "paiement à la performance" ; on peut donc imaginer que le but poursuivi est d'évaluer l'appétence ou la "résistance" aux changements organisationnels promus par nos élites administratives (parcours des soins et délégation de tâches, notamment). ce qui veut dire que les termes de l'enquête sont définis suivant les critères de ces "autorités de santé".

ce qu'il y a de frappant dans l'histoire, c'est leur généralité : les conditions réelles, pratiques, locales, de leur réalisation sont ignorées. on demande à des médecins qui n'en ont guère l'expérience et n'ont pas été formés à cette problématique ce qu'ils en pensent. on note avec satisfaction un certain recul de la "résistance au changement". mais comme le dit Philippe Marissal (http://www.carnetsdesante.fr/Marissal-Philippe), un généraliste très impliqué dans ces coopérations, est-ce qu'on s'intéresse vraiment à ce qui se fait concrètement, à l'initiative des acteurs de terrain ? et les aide-t-on à les promouvoir ?

en somme, on s'interroge sur les chances de succès d'une réforme partie "d'en haut" sans examiner les réussites et les difficultés des initiatives "d'en bas". je ne veux pas opposer les deux démarches, bien au contraire : j'aimerais que les "autorités" soient plus conscientes de leur complémentarité.