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"Pas de bras, pas de chocolat, pas de thunes, pas de fiesta !"

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De nombreux professionnels exerçant en libéral, qu'ils soient infirmiers, kinésithérapeutes ou orthophonistes, connaissent aujourd'hui des difficultés financières. Devant l'incapacité de payer leurs charges, ils sont parfois contraints de vendre leurs biens, de contracter des emprunts à des taux usuraires ou de faire appel à leurs familles pour leur venir en aide.

argent tirelire

Faillites et autres réjouissances… les libéraux dans la tourmente

Ces situations parfois dramatiques qui sont néanmoins devenues banales font souvent l'objet d'une omerta parmi les soignants. La honte, l'embarras, l'humiliation, une impression d'échec très prégnant, la peur du qu'en dira-t-on sont quelques-uns des sentiments éprouvés par les personnes endettées. Il faut avouer que les commentaires de certains confrères ou consoeurs à ce propos sont parfois désobligeants. Aussi, les jugements impitoyables ou sacarstiques n'incitent tout bonnement pas à se confier ou à demander de l'aide. Pourtant, il serait bon pour tout le monde de briser la loi du silence qui entoure ces situations qui sont quelquefois tragiques, ne serait-ce que pour dénoncer les abus des organismes créanciers ou pour simplement permettre au plus grand nombre d'éviter certains écueils.

Maudites régularisations !

Vous aviez l'intention de partir skier pour les fêtes de fin d'année. Vous vous étiez promis de vous offrir un séjour ensoleillé sur une île lointaine en décembre. Vous pensiez inviter vos cousins, cousines, oncles, tantes, neveux, nièces, amis, voisins, voisines pour un réveillon festif et joyeux. Et bien, cette année, c'est niet ! Pas de bras, pas de chocolat, pas de thunes, pas de fiesta ! La Carpimko  est passée par là et vous vous retrouvez sur la paille. En novembre dernier, la régularisation...

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Commentaires (3)

pifpafpouf

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1 commentaires

#3

C'est la galère

Comme vous, je me trouve depuis peu dans une situation chaotique, où les fins de mois sont difficiles; une baisse d'activité de notre cabinet de 2 IDEL pendant plusieurs mois, et tout devient compliqué!
J'ai donc activé mon "réseau" pour compléter mon activité et je suis contraint de faire des remplacements (encore, je pensais que c'était du passé pour un infirmier installé) pour pouvoir raisonnablement subvenir à mes besoins, sans compter mes heures ni mes jours de repos, avec un planning bien chargé; et déjà bien content d'avoir cette opportunité...

Plume83

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1 commentaires

#2

Plus nombreux qu'on le pense à galérer

Ma soeur IDEL seule avec ses 2 filles a dû faire souscrire un pret étudiant à l'une de ses filles pour payer ses charges après un baisse de chiffre brûtale. Elle donnait des cours particulier pour avoir de la liquidité pour aller au supermarché alors que ses comptes étaient bloqué pendant plusieurs mois.
J'ai subit le même sort cette année avec une baisse de chiffre (remplaçante). Mes rentrées couvraient juste mes charges dans un premier temps et on a dû puiser dans nos maigres épargnes et celui de notre fils pour acheter de quoi manger. Je retrouve des remplacements et là faillite de l'entreprise qui emploi mon mari. Gelé des salaires ...le dossier pôle emploi et indemnités mettront 4 mois à être effectif. La banque nous ponctionne des frais exorbitant, bloquent nos cartes, menace de nous ficher à la banque de France. Les prélèvements automatiques des charges pro et perso sautent 3 fois et les organismes exigent lintegralité des sommes dues. Sans paiement les garanties prévoyance mutuelle assurance auto maison sautent. ..on est au pied du mur .
Lueur d'espoir le cabinet dans lequel je remplace me propose de racheter des parts du cabinet en vue d'une association.
La banque me suit et me prête 30000 euros.
Prise à la gorge j'utilise cet argent pour regler mes factures , mes charges en me disant que je renflourais très vite des que je facturerais. Aujourd'hui l'association est en train de se concrétiser et je n'ai toujours pas renfloué l'enveloppe qui doit me permettre de racheter ces parts et de m'assurer travail et revenus......

Nous sommes de plus en plus nombreux et ce n'est pas une question de mauvaise gestion. J'ai toujours anticipé mes charges. Jétais à jour dans mes règlements...

blablagirl

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#1

S'il le faut, je veux bien être la première à rompre le silence

El longue maladie pendant plus d'un an, j'ai repris mon activité de manière allégée. j'ai été exonérée de cotisations carpimko pendant la durée de mon arrêt maladie. Après six mois d'arrêt consécutifs, ils m'ont remboursés le montant de mes versements sur ces six mois en prélèvement automatique et ont poursuivi l'exonération de mes cotisations jusqu'à la reprise de mon activité. Je tourne actuellement avec une quinzaine de patients par jour. Mes revenus sont modestes et je n'arrive pas à combler le gouffre financier dans lequel je suis. Environ un mois après la reprise de mon activité, la carpimko m'a envoyé un rappel de cotisations. Les sommes exonérées m'ont été réclamées avec un délai d'un mois pour les régler. Je traîne depuis un passif qui ne fait que s'amplifier depuis ma reprise du travail. La régularisation de novembre vient d'achever ma motivation et mon envie de travailler. Je tiens à préciser qu'avant cette maladie, j'étais à jour de toutes mes cotisations qui étaient d'ailleurs prélevées directement sur mon compte. J'ai dû mettre fin à ce mode de paiement pour éviter l'interdiction bancaire. Ma situation ne me permet pas de faire un prêt pour régler ce que je dois. Je continue donc à payer ce que je peux. Je ne raconte pas mon histoire pour faire pleurer dans les chaumières. Je souhaiterais simplement qu'elle permette à d'autres voix de s'élever. Des drames se jouent dans beaucoup de cabinets. Il est important de rompre le silence.