IDEL

Quand l’hygiène laisse à désirer…

Règle d’or de l’exercice infirmier, le respect de l’hygiène des soins se transforme parfois en véritable casse-tête pour les infirmiers libéraux quand l’hygiène du patient et de son environnement de vie n’est pas au rendez-vous. Un véritable défi qu’ils savent relever grâce à leur capacité d’adaptation, mais face auquel ils doivent aussi parfois savoir dire non. Merci à la revue Avenir & Santé de la Fédération nationale des infirmiers (FNI) pour ce partage.

Une réalité qui dépasse parfois l’entendement

savon bassine toilette

La démarche d’éducation à l'hygiène de base exige à la fois du temps et de la négociation pour emporter l’adhésion du patient.

Les conditions de travail des IDEL sont parfois compliquées par le manque d’hygiène à domicile. En débutant l’exercice libéral il y a 10 ans, explique Marie Reine Pasut, IDEL à Villeneuve-sur- Lot, je ne m’imaginais pas faire des soins à des patients qui ne se sont pas lavés depuis des jours, dont les vêtements "tiennent debout" et sentent l’urine, au milieu des ordures, sans pouvoir me laver les mains parce que l’évier est rempli de vaisselle sale et le torchon intouchable et sans un endroit propre où poser ma mallette ou ma veste. Pourtant j’ai dû me rendre à l’évidence que le manque d’hygiène n’est pas si rare et n’est pas forcément lié à l’âge ou au manque de moyens financiers. Ces cas, bien que rares, existent réellement et ne sont pas l’apanage des personnes isolées, atteintes dans leur mobilité ou leurs sens, le défaut d’hygiène s’observe aussi chez des personnes financièrement à l’aise ou chez des jeunes dans un contexte d’addiction, de désœuvrement et de chômage. Des situations face auxquelles les IDEL ne manquent pas de faire intervenir les services médico-sociaux avec des résultats plus ou moins probants. En l’espace de 5 ans, sur notre secteur, on a vraiment observé une dégradation du comportement des jeunes, confirme l’infirmière. Non seulement ils sont en perte totale de repères concernant l’hygiène élémentaire, mais souvent le dialogue est impossible ce qui n’arrange rien… A nous de nous débrouiller comme on peut.

Pourtant j’ai dû me rendre à l’évidence que le manque d’hygiène n’est pas si rare et n’est pas forcément lié à l’âge ou au manque de moyens financiers Négocier ou s’adapterDe fait, lorsqu’on leur demande s’il leur arrive de rebrousser chemin à un environnement souillé ou une attitude réfractaire, rares sont les IDEL qui baissent les bras, préférant entreprendre des démarches d’éducation à l’hygiène et...

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