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Quid de la mise en place de la sédation profonde à domicile ?

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Douleur

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Durant les Journées Nationales des Infirmiers Libéraux, qui se sont tenues les 31 mars et 1er avril 2016, Brigitte Hérisson, infirmière clinicienne certifiée, et Brigitte Eugène, infirmière clinicienne, sont intervenues sur la question de la sédation profonde et continue et plus particulièrement lorsqu'elle est administrée au domicile du patient.

patient fin de vie alité

La sédation profonde et continue à domicile est complexe et est parfois synonyme d'isolement pour l'infirmier libéral.

Selon les résultats d'une enquête menée par Brigitte Hérisson1, infirmière clinicienne certifiée, 59 % des infirmiers libéraux (sur 133 répondants) ont déjà mis en place des sédations en fin de vie durant leur carrière. Les troisièmes Journées Nationales des Infirmiers Libéraux (JNIL), qui se sont déroulées les 31 mars et 1er avril 2016 à Issy-les-Moulineaux, étaient ainsi l'occasion de s'interroger sur cette pratique. Comme l'a rappelé en préambule Brigitte Eugène, infirmière clinicienne, la sédation est la recherche par des moyens médicamenteux d’une diminution de la vigilance pouvant aller jusqu’à la perte de conscience, dans le but de diminuer ou de faire disparaître la perception d’une situation vécue comme insupportable par le patient, alors que tous les moyens disponibles et adaptés à cette situation ont pu lui être proposés et/ou mis en œuvre sans permettre d’obtenir le soulagement escompté. En revanche, il ne s'agit pas d'antalgie, d'anxiolyse ou d'euthanasie précise-t-elle.

La sédation terminale conduit à un questionnement éthique et une démarche clinique de l'infirmier libéral.

Une loi pour encadrer la sédation profonde et continue Le droit à la sédation profonde et continue a été instauré par la loi n° 2016-87 du 2 février 2016 créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie. Elle stipule que « à la demande du patient d'éviter toute souffrance et de ne pas subir d'obstination déraisonnable, une sédation profonde et continue provoquant une altération de la conscience maintenue jusqu'au décès, associée...

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Commentaires (1)

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494 commentaires

#1

133 IDEL…

Donc des résultats qui portent sur 78 IDEL…

Ce n’est pas sérieux !

Quand on voit le nombre de patients qui ont véritablement accès aux soins palliatifs en France, le nombre de patients qui décèdent à domicile et la frilosité/disponibilité des MG à prescrire ce type d’acte.

Beaucoup finissent aux urgences sur un brancard pendant des heures...