IDEL

Vaccination contre la grippe : comment bien facturer tous vos actes

Problèmes de cotation, gestion administrative chronophage au regard de l’acte, rejets des caisses... Combien d’entre vous finissent par ne plus facturer la vaccination contre la grippe ? Télévitale, éditeur du logiciel infirmier éponyme, a trouvé la solution pour résoudre ces problèmes de facturation, en proposant le lecteur eS-KAP-Ad à ses clients. Retour d’expérience.

Cet article est une publi-information de la société Télévitale.

lecteur carte vitale infirmieres libérales

Pour les deux infirmières libérales venelloises, "le petit lecteur eS-KAP-Ad de la société Télévitale est rapide, efficace et fonctionne très bien... Nous nous en servons tout le temps et nous sommes ravies ! Sa taille constitue un sacré avantage quand on est toujours chargé..."

Ce boîtier nous a changé la vie !, s’enthousiasment Bénédicte Turcan, 46 ans, infirmière libérale à Venelles, près d’Aix-en-Provence, et sa « coéquipière » Annie Wartelle, 56 ans (cf. encadré ci-dessous « En savoir plus sur Bénédicte Turcan et Annie Wartelle »). L’année dernière, nous ne faisions plus payer les patients que nous voyions qu’une fois. Pendant plusieurs années, les caisses nous opposaient des rejets pour des problèmes de codification qui changeaient d’une caisse à l’autre ! Ça concernait la moitié des vaccins contre la grippe, nous avions fini par ne plus traiter les rejets, les sommes à récupérer étant dérisoires compte tenu du temps à passer pour régulariser. Il aurait été bien plus simple de créer une codification spécifique. Utilisatrices de Télévitale, depuis “toujours” pour l’une, 2003 pour l’autre, les deux infirmières étaient, chacune, jusqu’à l’été dernier, équipées d’un PC, du logiciel Télévitale et d’un baladeur Xiring. Ils étaient dans un état impeccable, racontent-elles. Si nous n’avions pas été obligées de le faire, nous n’en aurions pas changé, mais en 2015, la Sécurité sociale a exigé le zéro papier, et cet ancien modèle n’était pas capable de traiter les actes uniques, contrairement à ce petit lecteur eS-KAP-Ad. Sa taille constitue un sacré avantage quand on est toujours chargé, et il est rapide, efficace, fonctionne très bien… Nous nous en servons tout le temps, nous sommes ravies ! Un changement qui en a entraîné un autre puisque, dans la foulée, elle sont passées à SCOR, la fonction de scannérisation des ordonnances, elle aussi prise en charge par le logiciel.

En savoir plus sur Bénédicte Turcan et Annie Wartelle

Annie Wartelle est infirmière libérale depuis 2001 à Venelles, limitrophe d’Aix-en-Provence, avec deux consœurs dont Bénédicte Turcan, qui les a rejointes en 2003. Ses armes, elle les fourbit à l’hôpital d’Aix, également en tant qu’infirmière, après des études parisiennes à l’hôpital Saint-Antoine. Une carrière de 20 années au cours de laquelle elle découvre plusieurs spécialités : la gastro-entérologie, l’orthopédie, la cardiologie, qui lui laisse d’excellents souvenirs, avec toute l’évolution de la médecine cardiaque. A ses débuts, 8 infirmiers seulement se partagent 3 cabinets au sein de ce gros village. Aujourd’hui, elles sont 17, dans 8 cabinets. Il faut dire que la Provence a de quoi séduire, et les retraités y coulent des jours paisibles. Bénédicte Turcan, elle, est diplômée depuis 1991. C’est à l’hôpital Sainte-Marguerite, à Marseille, qu’elle débute, dans le service de neuro-chirurgie. Elle le quitte en 1993 pour les urgences de l’hôpital d’Aix-en-Provence, où elle passera sept ans, avant de se spécialiser dans le service d’orthopédie puis de chirurgie viscérale. A l’arrivée de son deuxième enfant, la gestion d’un mi-temps est inapplicable à l’hôpital, où il manque toujours quelqu’un. C’est à ce moment-là, en 2003, qu’elle rejoint ses consœurs, qui viennent de perdre leur associée. L’essentiel de leur patientèle ? Des personnes âgées qu’elles voient tous les jours pour des injections, des pansements, des PDS, des perfusions ou des suites de chimio. Plus ponctuellement, elles suivent des personnes malades ou en fin de vie pour des perfusions d’alimentation ou une alimentation parentérale, des pansements d’escarres, des perfusions sous-cutanées ou intraveineuses.

« Nous n’aurons pas de perte cette année ! »

Dans le cadre de la facturation du vaccin contre la grippe, les deux infirmières venelloises ont trouvé la technique. Quand il s’agit d’une primo-vaccination et que le vaccin est pris en charge, la cotation est : 1 AMI1 + 1 MAU (la Sécurité sociale nous ayant décoté un acte, nous compensons avec cette majoration d’acte unique). Résultat : 3,15 € + 1,35 €, soit 4,50 €. Les années suivantes : 1 AMI1 + 1 AMI1, soit 6,30 €. Dans ce dernier cas, je sors mon lecteur, qui est en veille, il se rallume lorsque j’insère la carte Vitale du patient, je sélectionne “Date du jour”, “Code professionnel”, “Sélection du patient”, “Création d’un acte isolé”, “Prescripteur > IF”, “Saisie des actes > AMI1”, j’annule la majoration qui apparaît par défaut avec l’AMI1, je tape “+ 1 AMI1”, je valide le tout et demande la part mutuelle au patient s’il n’est pas en ALD, en l’informant qu’il sera remboursé dans les trois ou quatre jours. Un bip retentit pour ne pas oublier de rendre sa carte au patient, et c’est fini. (Voir la démonstration en vidéo). Lorsque les infirmières rentrent au cabinet, elles téléversent la FSE du lecteur eS-KAP-Ad au PC et n’ont plus qu’à télétransmettre. Tout est beaucoup plus fluide et nous n’aurons pas de perte cette année, reconnaissent-elles.

Voir la démonstration en video

Le rôle de l’infirmier est primordial et se cote selon deux cas bien distincts

Mireille Schmitz, infirmière de formation, directrice de Kéwalé, organisme de formation continue et d’évaluation dans le secteur de la santé, rappelle quelques principes concernant la réalisation de l’acte et la facturation de celui-ci lors de la vaccination antigrippale.

Le patient a déjà été vacciné contre la grippe...

Lorsque les patients ont été vaccinés au cours des trois dernières années, explique-t-elle, ils reçoivent un imprimé de prise en charge “Vous avez déjà été vacciné contre la grippe”. Ce document leur permet de retirer le vaccin gratuitement chez le pharmacien et de se faire vacciner par l’infirmier sans prescription médicale préalable. Attention, seul le vaccin est gratuit ; l’acte infirmier sera facturé et remboursé à 60% par la CPAM, sauf pour les patients pris en charge à 100% au titre de l’ALD. Vous coterez AMI 1 (3,15 €) plus AMI 1, à taux plein (et non AMI 2) plus l’IFA, sous réserve que ce déplacement soit justifié par l’état du patient. Les infirmiers doivent remplir la partie qui les concerne sur l’imprimé de prise en charge, s’assurer qu’il n’y a aucune contre-indication à la vaccination, informer les patients des effets secondaires du vaccin antigrippal et remplir la “fiche patient” (questionnaire santé) disponible sur le site de l'Assurance maladie. Ces deux documents sont à conserver un an par le professionnel de santé. L’imprimé n’est pas à retourner à la CPAM, et le numéro du lot doit être noté dans le dossier de soins infirmiers. Par ailleurs, lorsque le patient est en AIS, l’acte n’est pas facturé, il est compris dans la séance.

Le patient se présente avec une prescription médicale ou un imprimé de prise en charge Cerfa...

Dans ce deuxième cas de figure, le patient a consulté son médecin traitant qui lui a prescrit l’injection antigrippale à réaliser par l’infirmier. Le patient a réglé sa consultation, a récupéré son vaccin à la pharmacie et contacte l’infirmier pour l’injection, poursuit Mireille Schmitz. Il lui remet le Cerfa à trois volets faisant office d’imprimé de prise en charge ou l’ordonnance. Le professionnel de santé vérifie l’ensemble des documents. Ces derniers doivent être nominatifs, quantitatifs, datés, signés et tamponnés. L’infirmier doit informer le patient des effets secondaires de l’injection. Les documents (ordonnance ou partie infirmier du Cerfa) sont transmis à la CPAM lors de la facturation de l’acte. Cet acte est coté AMI 1 pour l’injection plus la MAU (majoration d’acte unique), soit 3,15 €, plus 1,35 €, plus IFA, si l’état de santé de patient le nécessite. Et, de la même façon que dans le cas précédent, l’acte n’est pas facturé lorsque le patient est en AIS, compris dans la séance.

Si vous n’êtes pas vacciné contre la grippe (depuis l’arrêté du 31 juillet 2013, les infirmiers bénéficient du vaccin antigrippal gratuit), vous voici désormais vacciné contre les erreurs de cotation !

Pour Mireille Schmitz, « il est indispensable de bien connaître les principes concernant la réalisation de l’acte et sa facturation lors de la vaccination antigrippale. »

Propos recueillis par Delphine Collet/Concept Edito, pour Télévitale.

A propos de Télévitale 

Créé en 1993, le groupe Télévitale est un éditeur de solutions de gestion et de facturation à destination des acteurs de la santé (libéraux, centres de santé, PMI des conseils généraux). Télévitale gère l’intégralité du cabinet médical ou paramédical. Il peut aussi, grâce à ses capacités d’interfaçage, être assemblé avec tous les logiciels métiers nécessaires à la gestion optimisée d’un cabinet. Une telle architecture permet à chaque logiciel d’évoluer rapidement en fonction de son contexte réglementaire ou technique. Avec plus de 10 000 utilisateurs de ses logiciels et plusieurs millions de FSE transmises, Télévitale est un acteur majeur de l’environnement SESAM-VITALE. Le lecteur eS-KAP-Ad de Télévitale permet d’enregistrer un patient, de réaliser un acte isolé et de valider vos factures chargées à partir de Télévitale au domicile du patient.

Pour en savoir plus : www.televitale.fr - 04 42 54 91 91 - televitale@televitale.fr