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Le deuil périnatal : dire adieu à un petit être inconnu

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Compétences infirmières

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« La plus grande difficulté dans le deuil périnatal, et ce qui le distingue des autres deuils, c’est que l’être qui nous quitte n’est pas connu, explique Émilie Légaré, infirmière clinicienne à Laval, au Québec. On n’a pas de souvenirs qui lui sont rattachés comme pour un grand-parent, par exemple. »

ange statue

Une clairière du souvenir où les bébés reposent...

Sujet encore trop souvent tabou, cette infirmière se consacre maintenant au deuil périnatal à la clinique du deuil périnatal du Centre intégré de santé et de services sociaux de Laval, au Québec, dont fait partie le groupe « Mes Anges ». Avec sa collègue Chantal Dorais, Émilie Légaré accompagne les familles qui ont perdu un bébé entre le moment de sa conception et le premier mois suivant l’accouchement. Elle propose également un suivi pour l’année qui suit cette perte. Toute la première année est plus difficile, précise Mme Légaré. Toutes les premières fois qu’on passe à travers un évènement, une date précise, sont difficiles à vivre. Pour une mère qui a accouché un 5 mai, tous les premiers 5 de chaque mois peuvent devenir une épreuve. Même chose avec la fête des Mères ou la date à laquelle la famille a appris qu’elle était enceinte.

Ce deuil est souvent vivement partagé par le père, mais il peut aussi l’être par les enfants ou les grands-parents. Ainsi, ces infirmières assurent gratuitement des suivis individuels, en couple et en famille. Dans la dernière année, ils ont donc aidé 68 mamans, par rapport à 65 l’année précédente

Un dernier hommage ?Les infirmières cliniciennes Chantal Dorais et Émilie Légaré s’occupent de la clinique du deuil périnatal du CISSS de Laval pour soulager les parents et les accompagner dans ce deuil. Ces chiffres ont démontré l’importance de ce service qui assure aussi le soutien lors du séjour à l’hôpital. Lors d’un décès périnatal, les parents sont en état de choc, rappelle Émilie Légaré. Ils sont en pilote automatique, même s’il y a...

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