PUERICULTRICE

Mieux prendre en charge la prématurité

La Société française de néonatologie (SFN) et l'association SOS Préma viennent de lancer le Collectif prématurité, dont l'objectif est d'améliorer la prise en charge de la prématurité en passant par l'élaboration d'un futur plan de santé publique spécifique.

Mieux prendre en charge la prématuritéLe collectif, représenté par sa présidente Charlotte Bouvard, directrice de SOS Préma, et son vice-président le Pr Elie Saliba, président de la SFN, a présenté le 12 novembre 2012 une première plateforme de propositions. Elles seront présentées dans les jours et semaines qui viennent aux parlementaires mais aussi au président de la République et aux membres du gouvernement, a indiqué Gwendal Rouillard, député PS du Morbihan.

L'objectif est de présenter un argumentaire solide, avec un état des lieux objectif et précis, une synthèse des besoins et la proposition d'actions concrètes, lors des assises nationales de la prématurité prévues en juin 2013.

"Il y a une urgence de la remobilisation concernant la prématurité", a déclaré Gwendal Rouillard, qui estime la mobilisation sur ce sujet insuffisante en France. "Je souhaite sensibiliser les parlementaires et les membres du gouvernement pour une prise de conscience accrue du problème", a-t-il ajouté, rappelant que la prématurité en France avait "augmenté de 15% en 15 ans".

En effet, environ 65.000 nouveau-nés naissent prématurés chaque année et près de 30% d'entre eux ne naissent pas dans une maternité de niveau adapté à leurs besoins, constate le collectif. Par ailleurs, la France est passée du septième rang au 20ème rang mondial des plus faibles taux de mortalité en Europe.

A cette situation préoccupante s'ajoute le coût de la prématurité, estimé à 1,5 milliard d'euros, sans tenir compte des soins post-hospitalisation à long terme.

La première plateforme de propositions se décline en cinq axes. Il s'agit d'abord de "prévenir, suivre et informer durant la grossesse", afin que les femmes puissent agir elles-mêmes sur les facteurs de risque de prématurité et qu'elles ne soient pas prises au dépourvu en cas d'accouchement prématuré.

"Le plus important est l'information en amont, par les sages-femmes, les médecins, lors de l'entretien du quatrième mois", a souligné le Dr Camille Le Ray, obstétricienne à l'hôpital Cochin (Paris, AP-HP). Or "seulement 30% des mères bénéficient de cet entretien", a-t-elle noté.Renforcer les réseaux de périnatalitéLa coordination des soins et l'organisation des services de soins en néonatologie doivent être revues, en améliorant le maillage et la coordination des maternités de...

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