PUERICULTRICE

Plus de tabac, moins d'infections respiratoires chez l'enfant

Cet article fait partie du dossier:

Médecin

    Précédent Suivant

La décision d'interdire de fumer dans les lieux publics est associée à une réduction des hospitalisations pour infections respiratoires chez l'enfant, montre une étude menée en Angleterre à paraître dans l'European Respiratory Journal (ERJ).

Interdiction de fumer

L'interdiction de fumer dans les lieux publics en Angleterre est associée à 11 000 hospitalisations en moins par an.

Le tabagisme passif est un facteur majeur d'infections respiratoires chez l'enfant. Mais il n'a pas encore été démontré que les mesures antitabac avaient un bénéfice sur la santé respiratoire des plus jeunes, indiquent Jasper Been de l'université de Maastricht (Pays-Bas) et ses collègues britanniques et américains. Ils ont examiné l'impact de la législation antitabac en Angleterre qui a interdit en juillet 2007 notamment de fumer dans les lieux publics fermés sur les données d'hospitalisations pour infections respiratoires chez les enfants de 0 à 14 ans entre 2001 et 2012, issues de la base de données nationales des hôpitaux, soit plus de 1,6 millions de séjours.

L'analyse des données montre qu'après l'interdiction de fumer dans les lieux publics, une réduction statistiquement significative de l'ensemble des hospitalisations pour infections respiratoires a été observée immédiatement, de 3,5%. Cette diminution s'est poursuivie, de manière faible mais soutenue, au rythme de 0,5% par an. Les chercheurs notent toutefois un effet différent sur les infections respiratoires hautes et basses : pour les premières, il apparaît une hausse initiale des hospitalisations (+1,9%) mais suivie d'une baisse graduelle et soutenue (-1,9% par an) alors que pour les secondes, les hospitalisations ont chuté (-13,8%) puis se sont stabilisées.

Globalement, l'interdiction de fumer dans les lieux publics en Angleterre est associée à environ 11.000 hospitalisations en moins par an concernant des infections respiratoires de l'enfant, concluent-ils. Même s'ils ne peuvent pas établir de manière définitive un lien de cause à effet, ces résultats viennent s'ajouter au corpus de preuves croissant démontrant les bénéfices des mesures antitabac, commentent-ils.

ERJ, édition en ligne du 29 mai

Retour au sommaire du dossier Médecin

Publicité

Commentaires (0)