PUERICULTRICE

Sécuriser la nutrition parentérale pédiatrique

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La Haute autorité de santé (HAS) doit mettre en place une conférence de consensus sur les pratiques de nutrition parentérale pédiatrique en vue de dégager des recommandations pour les prescriptions à l'hôpital en néonatalogie et pédiatrie d'ici fin 2015, recommande l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) dans un rapport rendu public mi-avril 2015.

enfant malade à l'hopital

Sécuriser la nutrition parentérale en pédiatrie, un sujet prioritaire pour la HAS.

Le rapport "Evaluation des pratiques en matière de nutrition parentérale pédiatrique" est issu d'une mission commandée par la ministre chargée de la santé, Marisol Touraine, en janvier 2014 à la suite du décès de trois nourrissons en décembre 2013 au centre hospitalier de Chambéry, lié à des poches de nutrition parentérale contaminées. Il établit un état des lieux de ces pratiques en France.

Une instruction de la direction générale de l'offre de soins (DGOS) et de la direction générale de la santé (DGS) diffusée fin mars a précisé les recommandations de ce rapport destinées à être mises en oeuvre par les établissements de santé. Le rapport édicte plusieurs autres recommandations impliquant les sociétés savantes, la HAS et l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). En premier lieu, il préconise de mettre en place, sous l'égide de la HAS, une conférence de consensus afin de dégager rapidement des recommandations pour les prescriptions de nutrition parentérale (NP) hospitalières pour la néonatologie et la pédiatrie, d'ici la fin de l'année. Un arbre décisionnel devra être établi. Ces recommandations devront définir les critères d'introduction précoce et rapide de la nutrition entérale de manière à diminuer le recours à la NP au strict nécessaire et en limiter sa durée et les critères de choix du type de poche à prescrire afin de privilégier le recours à des poches ayant l'AMM [autorisation de mise sur le marché] compte tenu de leur sécurité de fabrication.

Les poches ayant l'AMM doivent être privilégiées, mais lorsqu'aucune ne répond aux besoins de l'enfant, il faudra définir les critères permettant le recours à des poches standardisées sous conditions. Ces poches devront être prêtes à l'emploi (sans ajout ou supplémentation), le nombre de formules devra être limité et elles devront être validées nationalement ; dans les cas spécifiques de besoins auxquels ne répondent ni l'AMM ni les formules définies nationalement,...

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