PSYCHIATRIE

Cinq soignants agressés au centre hospitalier Sud-Francilien

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Le 20 octobre 2015, un patient pris en charge dans une unité de psychiatrie du centre hospitalier Sud-Francilien (CHSF) a agressé plusieurs soignants. La ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, Marisol Touraine, exprime son soutien à ces professionnels de santé dans un communiqué de presse.

couteau main violence

Un patient, armé de deux couteaux, a agressé cinq soignants du centre hospitalier Sud-Francilien.

La direction du centre hospitalier Sud-Francilien (CHSF) indique dans un communiqué de presse qu'un patient âgé de 30 ans, suivi pour des soins psychiatriques depuis de nombreuses années, a agressé cinq membres du personnel soignant le 20 octobre 2015. Le directeur de l'hôpital, Thierry Schmidt, explique que sa situation était plus simple depuis quelques mois, mais, pour des raisons qui n'ont pas été identifiées, il est entré dans une crise très violente.

Cinq soignants agressés, un patient tué

Armé de deux couteaux, l'homme s'en est notamment pris à une aide-soignante qui a été blessée au visage, et à quatre autres membres du personnel. L'homme s'est ensuite enfui. Rapidement alertée, la police retrouve le patient à proximité de l'hôpital. Ils tentent alors de le maîtriser en usant notamment de bombes lacymogènes, selon une source policière. L'individu parvient tout de même à se jeter sur une gardienne de la paix qui a répliqué en tirant à deux reprises au niveau du tronc. Le décès a été constaté à 14h30.

Les soignants victimes de l'agression ont été admis aux urgences de l'hôpital afin d'être pris en charge, tant sur le plan physique que psychologique. Par ailleurs, l'établissement indique s'être rendu, avec le service santé au travail et des membres du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail, rapidement après l'alerte, dans le service de soins concerné, et a demandé l'activation d'une cellule médico-psychologique.

L’Ordre National des Infirmiers rend hommage aux soignants

Le Conseil de l’Ordre des Infirmiers a réagi par communiqué de presse et tient à saluer le courage de l’ensemble d’une profession qui œuvre sans relâche pour assurer aux patients des soins de qualité. Dans ce grand centre hospitalier, le plus important d’Essonne, les soignants travaillent à flux tendus avec une charge de patients qui va en augmentant et qui rend les conditions de travail de plus en plus difficiles. Cette situation reste préoccupante pour l’ordre dont l’une des missions est d’œuvrer pour une plus grande sécurité des soins et pour la protection des infirmiers dans l’exercice de leur profession ajoute Jean-François Haned, Président du Conseil Départemental de l’Ordre des Infirmiers de l’Essonne. L’Ordre interpelle par ailleurs les autorités sur cette violence dont les soignants sont victimes  au quotidien et ce, pour accomplir leur travail. Cette situation ne doit pas durer, et doit servir à souligner la nécessité de mettre en place de véritables axes de prévention. L’Ordre rappelle l'importance à cet égard de déclarer les actes de violence sur le site de l’observatoire qu’il a mis en place : www.alerte.cnoi.fr. En 2014, 74 déclarations ont été recensées par l’Observatoire des Violences envers les Infirmiers, dont 4 menaces avec arme.

Les ministres expriment leur soutien

Dans un communiqué de presse, Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, exprime tout son soutien à ces professionnels et à leurs proches, qu’elle sait choqués par cette grave agression. Elle souhaite également remercier une nouvelle fois les professionnels hospitaliers pour leur engagement sans faille, chaque jour, au service des patients, dans des conditions parfois très difficile. De son côté, le Premier ministre, Manuel Valls, s'est rendu sur place en fin d'après-midi pour rencontrer le personnel de l'hôpital, notamment l'aide-soignante qui a été touchée à l'arcade sourcilière.

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Journaliste aurelie.trentesse@infirmiers.com @ATrentesse

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Commentaires (4)

nanas92

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2 commentaires

#4

On n'en parle même pas au JT

Exact mimie11, "nul n'est mieux défendu que par soi même"
Il y'a un manque de solidarité et de mobilisation dans la profession. La faute revient un peu aux infirmiers qui ont peur de faire grève pour faire entendre leur souffrances.
Tant que les hôpitaux tournent, les bureaucrates, comme tu dis, ne bougeront pas !!!
A nous de faire changer notre quotidien !!

mimie11

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#3

gestion de l'agressivite hospitaliere

helas apres la tuerie de Pau et toutes les agressions au quotidien sur les soignants il y a tres peu d'action de prevention(les formations sont purement theorique ,en plus s'il y a un incident certains cadres bien pensant accusent toujours le comportement du soignant) donc avant de soigner prenez vite des cours d'arts martiaux et self defense et munissez vous d'une bonne assurance,car nul n'est mieux defendu que par soit meme.....

cella

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#2

grhhh!

exactement, qu'ils aillent se faire voir tous ces bureaucrates fonctionnaires qui n'ont jamais mit les pieds dans un service de psychiatrie, leurs courbettes et révérences pour se donner bonne conscience, on s'en bat le coquillard et moi aussi je reste polie...d'autant que demain, place à un autre sujet d'actualité qui aura le don de faire rapidement oublier celui ci...
s'ils veulent bien faire , ces fonctionnaires bureaucrates, qu'ils remettent à jour la spécialisation en psychiatrie, qu'ils créent plus de postes dans ces services (et les autres aussi d'ailleurs) au lieu d'en supprimer,
sinon qu'ils nous laissent souffrir en paix

captainfifi

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3 commentaires

#1

agression personnel psy

bonjour
ils me font bien rire tous ces endimanches ( et je reste poli) qui n'ont jamais vu un malade de leur vie....!!! on se prend des coups tous les jours en france ds les services de psy...
je leur demande d'arreter de nous plaindre, vu qu'ils sont responsables et coupables de la situation de delitement des services de psy...laissez nous etre agresses en paix !