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Discriminations à l'emploi dans la FPH...

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Il existe une forte discrimination dans l'accès à l'emploi au sein de la fonction publique hospitalière (FPH), notamment selon l'origine et le lieu de résidence des candidats, pointe un rapport sur les discriminations dans l'accès à l'emploi public, remis le 12 juillet 2016 au Premier ministre, Manuel Valls.

infirmières travail équipe

Globalement, la fonction publique "ne présente pas de meilleurs résultats que les recruteurs privés", affirme le rapport, qui constate que "les discriminations ne sont pas forcément moins fortes dans le recrutement public".

Le Premier ministre a confié en juin 2015 à Yannick L'Horty, professeur à l'université Paris-Est Marne-La-Vallée, une mission d'étude des risques de discriminations dans les différentes voies d'accès à la fonction publique (concours, recrutements sans concours, voie contractuelle). Cette évaluation, dont le principe a été arrêté lors du comité interministériel 'Egalité citoyenneté' du 6 mars 2015, avait pour objet de s'assurer du caractère démocratique de la sélection des agents publics et d'évaluer les dispositifs mis en place en faveur de l'égalité d'accès à l'emploi public, indique le cabinet du Premier ministre dans un communiqué. Les conclusions de ce rapport d'une centaine de pages se fondent sur des entretiens avec des recruteurs publics, l'exploitation de bases de données de concours et sur des tests de discrimination dans l'accès à l'emploi.

Le rapport rappelle tout d'abord quelques caractéristiques de chaque fonction publique. Ainsi, la FPH est la fonction publique la plus féminisée (77,6 %) et elle comprend 71 % de fonctionnaires. On y dénombre 31,1% d'agents en catégorie A, 19,4% en catégorie B et 49,5% en catégorie C. La filière soignante y est majoritaire avec 70,3% du personnel non médical des hôpitaux. Dans cette filière, les effectifs les plus nombreux sont ceux des infirmiers (32%), des aides-soignants (32%) et des agents de service hospitaliers...

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Commentaires (3)

binoute1

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567 commentaires

#3

punaise

«  la mise en place d'un outil de pilotage des politiques d'égalité »

avec des groupes de travail, des procédures, des échelons de fonctionnement... bref, une belle usine à gaz administrative. qui va couter un bras et ne servira jamais

mais c'est pas grave , la commission qui propose ça est contente

vertba

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25 commentaires

#2

ça suffit !

Après Charlie- Hebdo, après le Bataclan, après Nice, etc...Comment ose t'on encore nous faire le coup de l'islamophobie , des doux et si peu prosélytes adeptes de la religion de paix et d'amour victimes des méchants français ?

JEDYTE

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22 commentaires

#1

Enquêtes discriminatoire ?

J'ose espérer que Yannick L'Horty en réalisant cette enquête, n'a pas juste comparé les candidats dits "français de souche" et les candidats maghrébins.

En terme d'égalité et de discrimination, ça serait vraiment très mal venu, voire même extrêmement choquant pour les autres nationalités de ne pas faire partie de l'étude.
D'ailleurs qu'en est-il pour les autres nationalités ? Y-a-t-il discrimination aussi ou pas ?