MODES D'EXERCICE

Hospitalisation privée et marché de l'emploi

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Exercer dans le privé

En 2014, 572 créations nettes d'emplois ont été dénombrées dans le secteur sanitaire de l'hospitalisation privée commerciale, selon l'observatoire prospectif des métiers et des qualifications de la branche de l'hospitalisation privée sanitaire et médico-sociale, à l'occasion d'une conférence de presse pour la sortie de son rapport d'activité annuel.

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Entre 2012 et 2020, près de 39 900 salariés pourraient être embauchés par le secteur hospitalier privé commercial

L'observatoire a comptabilisé 6 604 entrées de salariés (recrutements) du secteur sanitaire de l'hospitalisation privée commerciale, contre 6 335 sorties. Le rapport a été réalisé à partir des données sociales présentées dans les rapports de secteur de la Fédération de l'hospitalisation privée (FHP) et du Syndicat national des établissements et résidences privés pour personnes âgées (Synerpa) pour l'année 2014, précise l'observatoire.

En mai 2015, une étude réalisée par l'observatoire avec le cabinet Quadrat-Etudes estimait qu'entre 2012 et 2020, près de 39 900 salariés pourraient être embauchés par le secteur hospitalier privé commercial. L'hospitalisation privée représente près de 259 000 emplois et 3 000 établissements, indique l'observatoire. Environ 1 050 d'entre eux relèvent du sanitaire et 1 950 du médico-social. Dans le secteur sanitaire, le nombre moyen de lits par établissement s'élevait à 271 au 31 décembre 2014. Ce nombre a légèrement augmenté par rapport à 2013 (264 lits), précise l'observatoire, qui indique aussi que 79% des salariés travaillent dans la filière soignante, 14,3% dans la filière administrative et 6,7% dans la filière générale. Le taux de féminisation dans le secteur s'élevait à 84,83%.

La démission représente le premier motif de départ des salariés en CDI (à 57%), la deuxième étant le départ à la retraite (12,8%), suivi de très près par le licenciement (12,7%). Quel que soit le sexe, c'est la tranche d'âge des 26-35 ans qui enregistre le pourcentage le plus élevé de salariés en CDI. Dans 93,5% des cas, les établissements du secteur sanitaire ont eu recours à des CDD pour remplacer les salariés absents. En 2014, la durée moyenne de ces contrats à durée déterminée s'élevait à 1.463 heures (contre 999 heures en 2013). L'observatoire note que le recours à l'intérim a diminué entre 2013 et 2014. En 2013, 77,3% des établissements ayant répondu au questionnaire permettant l'élaboration du rapport de branche ont eu recours à l'intérim, alors qu'en 2014 ils étaient 73,7%. Le nombre de salariés travaillant en sous-traitance intégrée a également diminué. Environ 770.000 heures de formation ont été suivies par les salariés en 2014 et 7.460 stagiaires accueillis (contre 15.275 en 2013).

Médico-social: 11 300 recrutements en CDI

Dans le secteur médico-social, où les établissements dénombraient 47 870 salariés en 2014, la capacité moyenne de lits s'élevait à 79 lits en 2014. Le taux de féminisation atteignait quant à lui 86,9%. En 2014, 79,1% des salariés du médico-social travaillaient à temps complet, contre 20,9% à temps partiel, détaille également le rapport. Toutes filières confondues (soins, hébergement, administratif), les 26-35 ans étaient les plus nombreux (28%) à être employés dans ce secteur. Toujours dans le médico-social, 11 307 salariés ont été recrutés en CDI en 2014. Parmi eux, 745 avaient le statut de cadre, soit 6,6%. Dans le même temps, 10.260 ont quitté leur emploi. La filière soins enregistre le nombre le plus élevé de sorties (54,8%), suivie de la filière hébergement puis de la filière administrative. Le rapport relève que le recours aux CDD a diminué en 2014. Dans le même temps, le pourcentage des établissements ayant eu recours à l'intérim était en augmentation par rapport à 2013 (62,89%, contre 57,94%). Le pourcentage des établissements ayant eu recours à la sous-traitance est en baisse par rapport à 2013 (51% vs 74%), note-t-on. A la fin de l'année 2014, 603 emplois d'avenir avaient été conclus.

En matière de formation professionnelle, 32 086 salariés (73,53%) ont suivi une action de formation en 2014, soit près de 29 salariés par établissement ; 1 177 ont utilisé le droit individuel à la formation (DIF); 49,59% des établissements avaient recours à la période de professionnalisation.

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Commentaires (1)

chg

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11 commentaires

#1

degradation des conditions de travail dans le médico social

Dans le secteur médico social il y a peu d'IDE et la charge de travail augmente.
Les patients vieillissent ce qui occasionne des pathologies en plus de l'etat de dépendance.
Les soins augmentent (gastrostomie, picc line,perf sous cut,retour d'hospi plus précoce...).
Pour exemple 1 IDE pour 64 résidents avec traitement, dont 7 gastrostomies, 1 picc line, prises de sang et tout cela sur des lieux de vie différents éloignés à prendre en charge de 7h à 9h puis arrivent 30 résidents de plus et 1 IDE.
Les IDE s'épuisent. Les conditions de travail se dégradent.
Rien de réjouissant pour l'avenir.