PSYCHIATRIE

L'importance de l'informel en psychiatrie

Cet article fait partie du dossier:

Compétences infirmières

    Précédent Suivant

Le travail infirmier en psychiatrie est souvent défini comme un métier où le déploiement de la relation aux patients va s’affirmer par les conditions, la temporalité et l’engagement mis en œuvre. Ainsi, les attendus d’une contribution infirmière sont souvent de l’ordre de l’implicite et de l’informel.

pièces de puzzle assemblage

En psychiatrie, le sable de la relation et le ciment de l’intention de soin

Tisser du lien, affirmer le primat d’une parole qui nous oblige à la création d’une qualité d’ambiance relationnelle propice à une quiétude collective, favoriser les expériences et les accès à un climat de confiance, autant d’actes fondamentaux de la relation de soin qui posent notre problématique.

Par ailleurs, ces attendus de la contribution infirmière s’exercent en tenant compte de deux particularités du soin infirmier en psychiatrie. D’une part, nous retiendrons que du côté du professionnel, le principal outil du soin tient en la personne du soignant lui-même (entendu ici avant l’étayage sur des supports techniques). D’autre part, pour certains patients, l’expression de la psychopathologie s’exprime justement par des perturbations de nos modalités relationnelles habituelles. Or, cette approche du cœur de métier de l’infirmier en psychiatrie a été soumise à des évolutions qui ont fragilisé le statut de ces savoirs infirmiers. Notre travail de recherche se situe dans cette ambition, aller à la rencontre de ces savoirs essentiellement relationnels avec un cadre rigoureux d’investigation et contribuer à leurs connaissances. La démarche scientifique que requiert une recherche qualitative descriptive permet alors de donner une assise de données valides à nos résultats. Notre porte d’entrée sera l’informel dans les soins.

Tisser du lien, affirmer le primat d’une parole qui nous oblige à la création d’une qualité d’ambiance relationnelle... Parmi ces évolutions, deux constatsCes constats sont à la base de cette pression croisée quant à la faiblesse et la fugacité du statut des savoirs infirmiers en psychiatrie. Le premier constat tient à l’absence ou l’insuffisance de recensement de ce réel de l’activité, entendu ici dans l’écart entre ce qui est demandé à...

Prolongez gratuitement votre lecture !

Afin de vous proposer une information et des services personnalisés, certains contenus d'Infirmiers.com sont en accès limité. Identifiez-vous pour bénéficier gratuitement de l'intégralité des articles.

Se connecter
Mot de passe oublié ?

Créer mon compte

Vous n'êtes pas encore inscrit sur Infirmiers.com ? Créez votre compte en quelques clics. C'est gratuit !

M'inscrire

Publicité

Commentaires (2)

augusta

Avatar de l'utilisateur

68 commentaires

#2

L'impalpable....

Bel article en effet sur le travail en psychiatrie. Ce que vous nommez le" travail invisible", je l'appelle l'impalpable....et c'est ce qui est le plus difficile à expliquer aux ESI!
Merci de mettre des mots sur notre travail quotidien....

CrisP

Avatar de l'utilisateur

51 commentaires

#1

De la recherche en soin élégante

Bel article capable de récupérer un savoir qui se fond dans le quotidien. Merci pour ce travail qui mérite d'être diffusé et étendu aux soins généraux.
Mettre à jour cet invisible, cet informel dans les soins est une étape essentielle à la construction de notre savoir.
Merci jean Paul.

Christophe Pacific