MODES D'EXERCICE

Infirmier scolaire : « Nous ne voulons pas nous retrouver au tribunal ! »

par .

Le jeudi 29 septembre 2016, environ 800 infirmiers de l'Éducation nationale se sont mobilisés à Paris à l'appel du Syndicat National des Infirmiers Conseillers de Santé (SNICS) afin de défendre leurs missions.

800 infirmiers de l'Éducation nationale se sont donné rendez-vous à Paris pour défendre leurs missions.

Environ 800 infirmiers de l'Éducation nationale, sur les quelques 7 500 en exercice selon le ministère, se sont rassemblés et ont manifesté le jeudi 29 septembre 2016 à Paris pour protester contre l'externalisation des IDE scolaires dans un corps à gestion interministérielle mais aussi pour que les textes de loi parus en novembre 2015 soient strictement appliqués par les Recteurs. Dans un communiqué de presse daté du 30 septembre, le SNICS affirme que nous ne manifestions pas pour obtenir de l’argent en plus, nous ne manifestions pas pour obtenir des moyens supplémentaires, nous ne manifestions pas pour des préoccupations matérielles. Non, nous manifestions pour la Santé des élèves ! Nous demandions à la Ministre d’assumer sa Responsabilité. Nous demandions à la Ministre de faire appliquer dans les académies, les circulaires et arrêtés, qu’elle a publié l’année dernière.

Pour que les textes réglementaires soient respectés

En novembre 2015, une circulaire définissant les nouvelles missions des infirmiers scolaires a été publiée. Les IDE de l'Éducation nationale souhaitent ainsi qu'elle soit strictement appliquée, notamment sur la problématique du bilan médical. Certains chefs d'établissements demandent aux IDE scolaires de réaliser le bilan médical des enfants de 6 ans, or cela doit être fait par le médecin, souligne Anne-Sophie, qui exerce en Bretagne. Selon l'arrêté du 3 novembre 2015, cette visite est...

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Commentaires (3)

Isabelle.Paris12

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1 commentaires

#3

L'état actuel de la profession n'est plus possible non plus...

Je suis infirmière scolaire depuis pas mal d'années déjà.
Nos missions ne cessent d'évoluer mais pas notre situation. Résultat nous nous trouvons dans une impasse faite de doubles injonctions :
* d'un côté les BO et missions
* de l autre les chefs d'établissements qui restent nos supérieurs hiérarchiques.
Au final on ne peut exercer pleinement notre métier et sommes prisonnières de nos infirmeries.

N'y a-t-il que du négatif à être interministériel ?
Pas sur...
(Et il y aurait des tonnes d'autres arguments à mettre en perspective dans ce sens)

coe2

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36 commentaires

#2

Osons !

Oui, mais voila, l'infirmière scolaire n'ose pas ..... et est tellement en recherche de reconnaissance, se sentir indispensable, qu'elle accepte tout et ne comprend pas qu'elle met souvent en danger son diplôme... car, qu'à cela ne tienne l'ONI est bien là, et il ne nous fera aucun cadeau en cas de problème, et oublions le soutien de la direction et encore moins des collègues quels qu'ils soient....
Durs, mes propos ? Non ! Durant mes années EN, j'ai passé plus de temps à me battre contre l'oligarchie qu'auprès des élèves. Ma défense : maitrise des gestes techniques, connaissance des textes, et une expérience certaine dans de multiples structures, les seules pour survivre dans ce milieu, ceci en toute modestie.
Nous sommes capables d'affronter cette situation, car nous devons être capable de poser un diagnostic infirmier, poser une perf. en cas d'urgence, à la demande du médecin SAMU, etc... Nous n'avons pas d'autre solution pour sauver notre profession, notamment au sein de l'EN, qui soit dit en passant, est plutôt remise en cause "à bas bruit", actuellement.
J'y ai survécu... malgré les menaces et agressions quasi permanentes
Bon courage à tous

binoute1

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546 commentaires

#1

«  Nous ne pas voulons nous retrouver au tribunal pour exercice illégal de la profession de médecin, renchérit Claire, infirmière à Grenoble. »

ben c'est pas trop compliqué: on ne fait pas d'actes médicaux.
On va me dire ouai, facile à dire....
C'es pareil en ehpad, oui c'est dur, mais savoir expliquer gentiment mais fermement qu'on n'a pas à faire ce qui n'est pas de notre role, et qu'on tient à notre DE, demander à ce que cette demande de dépassement soit écrite, et au passage rappeler que la responsabilité de l'employeur...
ça calme pas mal d'ardeur
mais oui ça reste usant