SCOLAIRE

Infirmière scolaire : bobologie et bleus à l’âme

« Conseillère en santé. » C’est ainsi que Sandrine Spadetto, infirmière au collège Proudhon, à Besançon, définit son métier. « Les gens s’imaginent que nous faisons surtout de la bobologie : mal au ventre, à la tête, blessures diverses. Mais, en fait, cela ne représente qu’une partie infime de notre emploi du temps. Nous avons une approche globale de la santé et de tout ce qui pourrait avoir une incidence sur la scolarité de l’élève », explique la dynamique quadragénaire.

Sandrine Spadetto

Crédit Arnaud Castagné – Légende Dans son bureau du pôle médical du collège, Sandrine Spadetto prête donc une oreille attentive aux quelques 500 élèves de l’établissement.

Merci à Aurélien Breton, notre confrère de l'Est Républicain pour le partage de ce portrait.

Infirmière depuis 25 ans, elle n’a intégré l’Éducation nationale qu’en 2003. Jeune diplômée au début des années 90, elle avait envie de soigner : infirmière libérale, service de long séjour pour personnes âgées, hôpital… Elle touche un peu à tout. Mais c’est son dernier poste au sein du service pédiatrique du centre hospitalier de Vesoul qui lui donne l’envie de passer le concours pour devenir infirmière scolaire. Je me suis alors rendu compte que le côté relationnel et l’écoute étaient aussi importants pour moi dans la pratique du métier, raconte Sandrine Spadetto.

Etre infirmière scolaire, c'est plus que la simple bobologie. Nous traitons la question de la santé des élèves dans tout son ensemble.

Une oreille attentive

En 2003, elle intègre l’Éducation nationale, d’abord au sein des collèges de Clerval, Sancey-le-Grand et Rougemont. Puis en 2012, elle demande sa mutation au collège Proudhon. Elle avait envie de revenir en ville, dans un collège avec plus de mixité sociale et des classes adaptées (Segpa, Ulis). J’adore travailler avec les adolescents. Ils sont en pleine construction, se posent beaucoup de questions. C’est aussi l’âge idéal pour faire passer les messages de prévention contre le harcèlement, l’obésité ou encore autour de la sexualité pour les plus grands.

Dans son bureau du pôle médical du collège, elle prête donc une oreille attentive aux quelques 500 élèves de l’établissement. Ils se confient plus facilement à l’infirmière. Je ne suis ni leur mère ni leur prof et ils savent que je ne vais pas crier sur tous les toits ce qu’ils me racontent, ajoute-t-elle. Depuis ses débuts, Sandrine Spadetto a quand même remarqué un mal-être plus fréquent chez les élèves. Souvent ce sont des visites un peu trop régulières qui nous mettent la puce à l’oreille. Mais heureusement ce n’est qu’une minorité d’élèves. Et je n’ai jamais eu de choses dramatiques à gérer, explique-t-elle. En plus du collège, Sandrine Spadetto intervient aussi dans les écoles primaires qui dépendent du collège, à Besançon et dans le secteur de Marchaux nouvellement rattaché à l’établissement. Elle y réalise notamment le bilan des 6 ans en fin de grande section Avec les plus petits, c’est une approche différente. Ils sont plus directs, plus “nature”.

Aujourd’hui, elle le dit sans détour : elle ne se verrait pas retourner en libéral. Si je devais changer, ce serait pour aller en lycée. C’est encore un autre univers.

Journaliste

Cet article a été publié le 4 septembre 2015 par l'estrepublicain.fr, édition de Besançon. Merci de ce partage.

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Commentaires (1)

wajutsu

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1 commentaires

#1

infirmières scolaires

Bonjour, je suis infirmière scolaire en lycée et je voudrais préciser que: bien sur le relationnel et la prévention sont de grande importance dans cette "spécialisation" au sein de l'éducation nationale, mais il ne faut pas oublier que nous ne faisons pas que de la "bobologie" et que notre rôle propre nous permet aussi de pratiquer de véritables soins infirmiers ainsi que des soins prescrits par les médecins et ce pour éviter une déscolarisation de certains élèves, surtout lorsqu'il y a un internat.
Il nous arrive très frequement de faire des pansements par exemple ou des sondages pour un élève tétraplégique.
Beaucoup trop de personnes continuent à penser que les infirmières scolaires ne font que du relationnel et de la prévention...NON
Voilà ... je tenais à le re préciser.