PSYCHIATRIE

Itinéraire infirmier psy en philosophie

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Animé par le désir d’alimenter ma posture réflexive, soucieux de contribuer à la reconnaissance de nos compétences infirmières spécifiques en psychiatrie en valorisant les objets conceptuels qui transcendent l’exercice professionnel, il m’est apparu évident d’engager à l’issue du diplôme d’Etat infirmier un cursus universitaire en philosophie, lieu de la question et de la réflexion.L'occasion de partager avec vous mon sujet de master…

statue le penseur de Rodin

Pour Florian Magny, infirmier en psychiatrie, promouvoir la réflexivité infirmière, est la condition sine qua non d’un soin optimal.

Obtenir le diplôme d’Etat infirmier, sésame qui vient récompenser trois ans d’études aussi enrichissantes qu’éprouvantes, marque couramment le début d’une carrière professionnelle. Pour les plus investis d’entre nous, il signifie aussi la possibilité d’aller interroger les certitudes de l’exercice clinique en dehors des murs institutionnels. On sait d’ailleurs combien ceux de la psychiatrie sont censés être imperméables… Animé par le désir d’alimenter ma posture réflexive, soucieux de contribuer à la reconnaissance de nos compétences infirmières spécifiques en psychiatrie en valorisant les objets conceptuels qui transcendent l’exercice professionnel, il m’est apparu évident d’engager à l’issue du diplôme d’Etat infirmier un cursus universitaire en philosophie, lieu de la question et de la réflexion. C’est ainsi, au coeur du Master Culture et Santé proposé par la faculté de philosophie de l’Université Jean Moulin Lyon 3, que j’ai préparé et soutenu un mémoire de recherche sous la direction de Mme Elodie Giroux (MCF) et de M.Le Docteur Pascal Maire, intitulé « Le soin infirmier en psychiatrie : La dialectique du soin et de la contrainte. »

Ainsi, examiner le soin infirmier en psychiatrie au prisme de la réflexion philosophique, c’est d’abord en admettre l’autonomie avant de pouvoir en décliner la spécificité…

Épeler le soin infirmier dans le langage philosophique semble à première vue renvoyer inévitablement à des questions d’ordre éthique. Ce préjugé latent semble se prolonger jusque dans l’acception psychiatrique du soin infirmier : comment l’infirmier accueille-t-il le libre arbitre du patient hospitalisé sous contrainte ? Comment le professionnel de santé garantit-il la liberté individuelle dans une institution coercitive ? Comment entretenir la dignité du patient auquel on ne reconnaît...

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Commentaires (4)

Bernadette Fabregas

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264 commentaires

#4

Le pire ennemi de l'infirmier...

Oui le pire ennemi de l'infirmier est bien l'infirmier lui-même... le précédent commentaire de ChrysCynd l'illustre tristement.

ChrysCynd

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1 commentaires

#3

Le génie pédant

Belle première impression mais n'est-ce pas l'arbre qui cache la forêt ? Je trouve que ce travail s'inscrit pleinement dans une nouvelle forme de bien-pensance, celle d' infirmiers en quête de reconnaissance et qui tentent de s'échapper par une sur-intellectualisation (parfois nécessaire, souvent vaine) du soin... quittes à prendre de haut ceux qui ne les suivent pas. Par défaut d'humilité peut-être... probablement car ils auraient voulu être autre chose. Il ne manquerait plus qu'ils deviennent formateurs, histoire d'avoir une audience servile.

CrisP

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50 commentaires

#2

Encouragements

Bravo pour ce travail et cette intention de joindre la réflexion philosophique au terrain du Soin.
Bon courage aussi pour exister en tant que philosophe soignant, c'est un travail de tous les jours qui avance à tout petits pas mais qui participe à l'enrichissement des disciplines.

Bonne route,

Christophe Pacific

mickaelm

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141 commentaires

#1

.

travail intéressant, d'Autant plus dans un contexte où la donnée probante importée outre atlantique devant dictée "la bonne conduite à suivre, le bon soin à pratiquer", semble vouloir s'imposer comme le dogme à accepter.
Cependant, pour avoir, pendant des années, fait des suivis de secteurs pour des patients en HO ou HDT en sortie d'essai, et après avoir exercé quelques années en intra, je me permettrai de poser un petit bémol concernant le fait que ce serait à l'hôpital que la maladie serait la plus "bruyante" et que les symptômes et signes y seraient les plus florissants.