PSYCHIATRIE

Limiter et encadrer l'isolement et la contention en psychiatrie

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La Haute autorité de santé (HAS) vient de diffuser une recommandation sur l'isolement et la contention dans laquelle elle préconise de n'utiliser ces mesures qu'en dernier recours en cas d'échec des autres mesures alternatives.

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Isolement et contention peuvent être utilisées, qu'en dernier recours, pour une durée limitée, et uniquement de manière adaptée, nécessaire et proportionnée au risque, après une évaluation du patient. Elles doivent être pleinement justifiées par des arguments cliniques.

La HAS avait annoncé la diffusion de ces recommandations, et d'une série de travaux sur la psychiatrie, lors d'une conférence de presse en novembre 2016. Elle a consulté les professionnels et les usagers pour les élaborer. Pour élaborer cette recommandation de 44 pages, le groupe de travail s'est appuyé sur trois références fortes, indique la HAS : la législation dans le code de la santé publique, les principes déontologiques et éthiques des fonctions soignantes et, enfin, les caractéristiques cliniques et l'organisation des soins dans les services.

Dans cette recommandation, la HAS rappelle que l'isolement et la contention mécanique sont des mesures de protection limitées dans le temps pour prévenir une violence imminente sous-tendue par des troubles mentaux. Elles s'inscrivent dans le cadre d'une démarche thérapeutique et ne doivent être utilisées qu'en dernier recours après échec des mesures alternatives de prise en charge.

La HAS le rappelle : les mesures d'isolement et de contention ne sont à utiliser qu'en dernier recours en cas d'échec des alternatives  

L'isolement et la contention mécanique, qui sont des mesures d'exception et temporaires, doivent être réalisés sur décision d'un psychiatre. Si l'isolement ne peut être qu'une mesure rare, les contentions ne doivent être utilisées que pour faire face à un niveau de violence exceptionnel, souligne la HAS, qui précise que l'isolement n'implique pas la contention.Pour la contention, la HAS précise qu'il existe d'une part, la contention physique ou manuelle (maintien ou immobilisation du patient ayant eu recours à...

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Commentaires (1)

Copper Lebrun

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1 commentaires

#1

Pourquoi la contention mécanique ?

Pourquoi la contention mécanique alors qu'il est possible d'injecter aux patients agités des substances suffisantes pour assomer un rhinocéros ? (acte qui est d'ailleurs fréquemment pratiqué en sus de la contention). ; sinon par facilité et par effet de dissuasion / punition (en Angleterre, il a été montré par une expérience que la contention et l'isolement sensoriel avaient pour effet d'augmenter la suggestibilité et de promouvoir l'acceptation des traitements chez les gens qui y étaient soumis) ? Cette pratique, qui n'est d'ailleurs pas ou plus pratiquée dans certains pays, provoque des morts chaque année (strangulation, stress intense provoquant des accidents cardio-vasculaires...) et suscite chez de nombreuses personnes un trauma sur le long terme. Les effets soi-disant thérapeutiques n'ont jamais été démontrés. Cette pratique iatrogène ne semble subsister qu'en l'ignorance de techniques alternatives, qui pourtant existent et sont pratiquées avec succès (particulièrement en Europe du Nord).