SCOLAIRE

Les infirmières scolaires dans la rue le 22 mai !

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Une intersyndicale (Snics-FSU, Snies-Unsa et FO) appelle les infirmiers de l'éducation nationale à manifester à Paris le jeudi 22 mai 2014 contre le projet de création d'une mission interministérielle santé-social-éducation (Misse, ont fait savoir sur leurs sites internet deux de ces organisations.

salle de classe école

Pour les infirmières scolaires, la santé des élèves doit rester une priorité dans la réussite de tous et non une priorité exclusive de santé publique

Selon un document de concertation du ministère de l'éducation nationale mis en ligne en début d'année par SUD éducation (qui ne se joint pas au mouvement), le gouvernement envisage de rénover la gouvernance de la politique éducative sociale et de santé en faveur des élèves. Au niveau national, la nouvelle mission interministérielle rassemblerait les différents acteurs concernés. Sa mission, limitée à quatre ans, viserait à mettre en place une concertation en vue de la mise en oeuvre d'une politique cohérente et concertée, organiser un réseau national d'accompagnement des écoles et des établissements, proposer un dispositif de formation en lien avec le réseau des ESPE [écoles supérieures du professorat et de l'éducation] et produire les ressources nécessaires, et enfin proposer des indicateurs d'évaluation. Le Haut conseil de la santé publique (HCSP) serait mandaté pour évaluer le suivi de ces politiques.

Sur son site internet, le Syndicat national des infirmières conseillères de santé (Snics-FSU) explique qu'une mobilisation qu'il avait menée en novembre 2012 avait conduit l'ancien ministre de l'éducation nationale Vincent Peillon à renonc[er] à réorienter la politique de santé à l'école vers l'interministériel. Le syndicat refusait l'idée de placer cette politique sous le double timbre du ministère de la santé et de l'éducation nationale, rappelle-t-il.

Le syndicat affirme que 18 mois de discussions avec le ministère avaient permis de mieux intégrer la politique de santé des élèves dans l'architecture du ministère de l'éducation nationale, mais que l'idée d'un pilotage interministériel avait ressurgi lors de négociations conduites par un conseiller social de Vincent Peillon. Il estime que la création de la Misse méconnaîtrait l'existence d'une identité professionnelle spécifique aux infirmières de l'éducation nationale et le rôle que ces personnels jouent dans la réussite scolaire des élèves. Le nouveau ministre Benoît Hamon, nommé le 2 avril, doit écouter les personnels et rétablir un dialogue social respectueux des personnels, vite!, affirme-t-il.

Le Syndicat national des infirmières éducatrices de santé (Snies-Unsa éducation) s'oppose lui aussi à la mise en place de cette mission interministérielle, considérant que ce projet ouvre de nombreuses interrogations auxquelles le gouvernement ne [lui] donne aucune réponse. Nous refusons de devenir des statisticiennes au service des ARS [agences régionales de santé], nous refusons de perdre notre identité "éducation nationale", la santé des élèves doit rester une priorité dans la réussite de tous les élèves et non une priorité exclusive de santé publique, assure-t-il. Aujourd'hui, le ministre a changé, l'austérité se durcit, les rapports sur la santé à l'école proposent un partenariat resserré avec les politiques régionales de santé, regrette notamment le Snies.

Le mouvement est également soutenu par le Syndicat national FO des infirmières de l'éducation nationale (SNFOIEN), rapporte le Snics.

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