SANTE AU TRAVAIL

Santé au travail : l'examen systématique d'aptitude supprimé ?

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La mission conduite par le député Michel Issindou (PS, Isère) sur la santé au travail préconise l'abandon de l'examen systématique de l'aptitude du salarié à l'emploi, tout en espaçant à cinq ans les visites médicales périodiques, dans un rapport publié mardi 26 mai par le ministère du travail.

Un système de surveillance jugé trop lourd

visite médicale auscultation

Un groupe de travail propose une surveillance moins fréquente de l'état de santé des salariés.

Dans un rapport remis jeudi 21 mai au ministre du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social François Rebsamen, le député Michel Issindou, Christian Ploton, membre de la direction des ressources humaines (DRH) de Renault, et Sophie Fantoni-Quinton, professeur de médecine du travail, énumèrent une série de 27 propositions en matière de santé au travail.
La mission avait été lancée par le gouvernement en novembre 2014, peu après l'annonce de mesures de simplification de la formalité de la visite médicale et de clarification des notions d'aptitude et d'inaptitude professionnelles, suscitant l'inquiétude des professionnels de la santé au travail . En conclusion de son rapport, le groupe de travail pointe la lourdeur du système de surveillance de l'état de santé des salariés, avec un nombre considérable de visites réglementaires à réaliser, sans justification médicale clairement énoncée, ayant "abouti à un système de surveillance inéquitable et non lié aux besoins de santé des salariés". En outre, un écart substantiel s'est ainsi creusé entre les obligations réglementaires de visite médicale et la pratique des services, au risque d'accroître l'insécurité juridique aux entreprises et l'hétérogénéité des prestations fournies à celles-ci et aux salariés, écrivent les auteurs. Le groupe de travail insiste sur la nécessité de miser davantage sur la prévention, et de donner plus de souplesse dans l'organisation de la surveillance de l'état de santé des salariés, en optant notamment pour une visite médicale périodique tous les cinq ans, au lieu de deux ans actuellement.

La prévention serait préférable à une trop grande surveillance.Une visite initiale par l'infirmierLa mission juge nécessaire d'abandonner la vérification systématique par le médecin du travail de l'aptitude du salarié, et d'en réserver le recours aux postes dits de sécurité, définis comme comportant une activité susceptible de mettre gravement, et de façon immédiate, en danger, du fait de l'opérateur, la santé d'autres travailleurs ou de tiers.En substitution de la...

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Commentaires (1)

binoute1

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566 commentaires

#1

Mais où on va ???

1- on va niveler par le bas (on espace on espace...)
2- on met les IDE dans uns situation merdique
3- mais on veut controler leur activité : quelels questions vont-elels poser ? ont-elles le droit d'écrire dans le dossier ....

pfffff