PSYCHIATRIE

A la télé - Morts sur ordonnance

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A travers le monde, la consommation de psychotropes ne cesse d’augmenter. Pourtant, ces médicaments, fort utiles quand bien prescrits, ont également des effets secondaires redoutables. Le point sur la question dans ce documentaire proposé par Marina Carrère d’Encausse dans l'émission "Le Monde en face". C'est ce soir, mardi 6 janvier 2015, à 20h35.

credit photo pigments pourpres

Dans 50 % des cas, les prescriptions de psychotropes ne seraient pas justifiées... - © Piments Pourpres

Mon frère a pris cinq jours de traitement et il s’est pendu. Je reste persuadée aujourd’hui que, s’il n’y avait pas eu cette molécule chimique, il serait toujours parmi nous. Marc avait 48 ans et était papa de deux enfants lorsqu’il a mis fin à ses jours en octobre 2013. Sa sœur, Florence, est formelle à son sujet : Il n’avait jamais manifesté la moindre idée suicidaire, mais en moins d’une semaine le médicament l’a rendu fou. Il ne faut pas qu’il soit mort pour rien. Des témoignages comme celui de Florence sont légion. Aurélie, jeune étudiante brillante, a, elle, attenté à sa vie et s’est retrouvée en hôpital psychiatrique après qu’un médecin lui ait prescrit un cocktail de trois médicaments à la suite d’un surmenage. Elle se souvient de l’effet foudroyant dès la première prise ; d’avoir ressenti l’envie de se tuer […], de prendre une mitraillette et de tirer sur tout le monde. C’était effrayant de se voir penser tout ça. Corinne, à son tour, raconte comment Jean, son mari, avant de finir par s’immoler dans sa voiture, avait les yeux exorbités, injectés de sang, oubliait ce qu’on lui disait […] et n’était plus le même homme. En France ou ailleurs, les exemples se succèdent et se ressemblent. Pour leur famille, Marc, Aurélie, Jean et les autres sont les victimes d’un traitement censé leur permettre de mieux vivre. Tous étaient sous psychotropes au moment du passage à l’acte.

Le marché mondial des psychotropes pèse des dizaines de milliards de dollars...

Des substances aux effets secondaires sévères Regroupés en différentes familles, antidépresseurs, anxiolytiques, neuroleptiques, somnifères outranquillisants s’avèrent indispensables pour soigner les dépressions graves ou modérées. Seulement, dans 50 % des cas, les prescriptions ne seraient pas justifiées. Les médecins en donneraient donc trop facilement à des patients qui souffrent d’un mal-être (insomnie, tristesse…). Le problème est que s’ils sauvent...

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Commentaires (1)

gillou901

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2 commentaires

#1

A voir absolument

Cette émission est à voir absolument ou à revoir le 23 janvier sur France 5 pour tout infirmier ou futur infirmier. On comprend quand on a vu cette émission pourquoi il y a tant de suicides en France. On comprend aussi pourquoi les traitements alternatifs à la dépression comme l'utilisation de millepertuis ou d'autres plantes sont discrédités par l'industrie pharmaceutique.