SANTE AU TRAVAIL

Vidéo - Infirmier en santé au travail : une autre façon d'exercer

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Santé au travail

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On ne connaît que trop peu cette profession. Pourtant, les infirmiers en santé au travail (IST) sont garants du bien-être professionnel des actifs. A l'occasion du 34e Congrès National de Médecine et Santé au Travail qui s'est tenu du 21 au 24 juin à Paris, nous les avons rencontrés. Quelles sont leurs principales missions ? Comment et pourquoi devenir IST ? Quid de la formation ? Réponses en vidéo.

Infirmier en santé au travail : un métier qui se porte bien

Bien que leur objectif soit le même (veiller à la santé d'autrui, et pour eux, des salariés), les infirmiers en santé au travail (IST) peuvent exercer dans différentes structures. Selon une étude nationale menée auprès des IST en 2015, le Groupement des infirmiers du travail (GIT) révèle qu'actuellement :

  • 1/3 exerce en service autonome (SA) c'est-à-dire directement au sein d'une entreprise ;
  • 1/3 en entreprise adhérant à un service interentreprises (EA- SIE) ;
  • et 1/3 en service interentreprises (SIE).

Quel que soit le choix de la structure, les IST exercent en moyenne 23 ans. En outre, ceux qui ont de 4 à 10 ans ou plus d’ancienneté, restent au même poste dans plus de la moitié des cas (de 56 à 61 %). Des chiffres qui reflètent la satisfaction des IST  dans l'exercice de leur profession.

Se former pour assumer les responsabilités

Pour 90% des soignants qui exercent en entreprise, les soins infirmiers ne représentent que 10 à 15% de leur activité. Pour autant, les IST se disent globalement satisfaits de leur travail. Une bonne collaboration avec le médecin (pour 92 % d'entre-eux), la mise en place de façon autonome des procédures de fonctionnement du service (72%), une collaboration efficace et enrichissante avec l'équipe pluridisciplinaire (76%) et une relation de confiance avec les salariés sont autant de raisons qui expliquent leur satisfaction professionnelle.

En règle générale, les infirmiers en santé au travail consacrent 15% de leur temps aux activités en milieu de travail et 8% aux actions d’éducation collectives et de formation des salariés.

Ces dernières comprennent entre autres : la réalisation de campagnes de prévention (49%), des consultations infirmières thématiques (36%), l'organisation de formation à la prévention des risques psychosociaux (17%) et chimiques (12 %).  A savoir que les entretiens infirmiers représentent aujourd’hui 61% de l’activité des IST exerçant en SIE  et seulement 20% lorsqu'ils travaillent dans un service autonome. Les tâches administratives et l’assistance aux visites médicales (convocations, examens complémentaires...) occupent la moitié du temps des infirmiers en entreprise alors que dans les SIE disposant de personnel administratif, ces tâches ne représentent que 11% de leur temps.

Enfin, bien que 86 % des infirmiers en santé au travail estiment que les formations reçues sont enrichissantes, la moitié seulement s'estime suffisamment formée pour assurer son rôle et assumer ses responsabilités (58%). Car pour se sentir à l’aise dans leur exercice, ils considèrent qu'il est nécessaire de connaître les postes de travail (88%), mais aussi les risques professionnels (86%) pour être en mesure de les évaluer (83%). Des connaissance en ergonomie (76%) et en psychologie du travail (75%) sont jugées indispensables, et cela avant d'être apte à réaliser les entretiens infirmiers (73%). Ils restent toutefois 7% à ne pas avoir suivi de formation.

Lire l'étude nationale sur la population « infirmière en santé au travail » réalisée par le GIT (PDF)

Creative Commons License

Gwen HIGHT  Journaliste Infirmiers.comgwenaelle.hight@infirmiers.com@gwenhight

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Commentaires (2)

Annettee

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1 commentaires

#2

Tout va bien dans le meilleur des mondes ?

Pas si sur ! On est loin de la réalité : j'exerce en service autonome pour une très grande entreprise, un peu plus d'une centaine d' IDE dont certaines en grande souffrance : plusieurs bouchent les trous et remplacent les absents, le coté "secrétaire médicale" l'emporte un peu trop sur le rôle propre non reconnu, non perçu par les salariés et l'entreprise car souvent non autorisé par le médecin, comme le fait remarquer binoute1.

S'il existe vraiment 17% des répondants qui s'occupent de l'organisation de formation à la prévention des risques psychosociaux, alors chapeau ! Dans ce cas, merci d'y consacrer un dossier, cela changera de la rédaction des convocations !

binoute1

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597 commentaires

#1

ah oui ???

« Infirmier en santé au travail : un métier qui se porte bien »
le métier peut-être,
mais les professionnels, faut voir...

pas de role propre : même pas le droit de prendre une TA sans en référer au doc...