INFOS ET ACTUALITES

Métier - Bac professionnel spécialité « accompagnement, soins et services à la personne »

Un nouveau Bac professionnel dédié à l'accompagnement, soins et services à la personne, options à domicile ou en structure est mis en place pour la rentrée scolaire de septembre 2011. Cette nouvelle formation en trois ans (premiers diplômés en 2014) répondra aux besoins de la population dans le domaine de l’aide à la personne. Il faudra donc veiller à l’adaptation des diplômés similaires comme celui d’aide soignant ou d’auxiliaire de puériculture.

Rappel : de nouveaux bacs professionnels ?

Dès 2009, le gouvernement a souhaité aligner la durée de formation des baccalauréats professionnels sur celle des baccalauréats généraux, en passant de 4 à 3 ans. De plus, les filières « bac professionnel » ont une meilleure place sur le marché du travail par rapport aux BEP. Il n'en fallait pas plus pour que les BEP soient progressivement supprimés au profit des bacs professionnels.

Pour éviter que cette réduction du temps de formation des filières bac pro se traduise par une plus grande difficulté et des élèves exclus de tout diplôme, les filières BEP et CAP sont maintenues. Lors du cycle de formation bac pro en 3 ans, le BEP peut toujours être délivré à la fin de la première année et des places supplémentaires en filière CAP sont également prévues (formations de 2 ans).

Soulignons que les nouveaux bac pro sont renforcés sur les matières générales pour faciliter la poursuite éventuelle d'études vers le supérieur. Les BTS restent des voies privilégiées.

Filière sanitaire et sociale ?

Si le BEP « carrières sanitaires et sociales » est l'un des derniers à avoir résisté, dès la rentrée 2011, le nouveau bac professionnel
" accompagnement, soins et services à la personne " le remplacera. C'est l'objet de l'arrêté du 11 mai dernier (NOR: MENE1112959A) qui créé ce baccalauréat professionnel spécifique avec les options A « à domicile » et B « en structure ». Deux référentiels fixent les activités professionnelles et les modalités de certification concernées par ce nouveau bac professionnel.

Les titulaires de ce nouveau Bac pro pourront, dès 2014, exercer leurs fonctions auprès de familles, d'enfants, de personnes âgées ou handicapées, vivant en logement privé, individuel ou collectif. Ils travailleront en collaboration étroite avec des professionnels de la santé, des travailleurs sociaux ou des partenaires institutionnels.
Dans le référentiel d'activités on retrouve notamment (liste non exhaustive) :

  • maintien de l'hygiène des locaux, des équipements et des matériels ;
  • réalisation d'activités liées à l'hygiène, au confort de la personne et à la sécurisation ;
  • éducation à la santé ;
  • aide à la toilette ou réalisation des soins d'hygiène corporelle non prescrits par un médecin chez la personne en fonction de son degré d'autonomie et aux différents âges de la vie ;
  • réfection et change de lit (occupé et inoccupé) ;
  • installation de la personne (fauteuil, lit, aide à l'élimination, aide au repos, au sommeil,...) ;
  • aide aux déplacements, transferts ;
  • habillage, déshabillage ;
  • contribution à la rédaction ou à l'adaptation de protocoles, procédures de soins d'hygiène et de confort ;
  • participation à la mise en oeuvre de la politique de prévention des infections nosocomiales et des infections liées aux soins ;
  • observation de la personne : conscience, douleur, état cutané, phanères, selles, urine, expectorations ;
  • repérage des signes de détresse ;
  • mesure de certains paramètres : poids, taille, température, diurèse, pouls, pression artérielle, rythme respiratoire ;
  • aide à la prise de médicaments (accompagnement et vérification) ;
  • contribution à la mise en oeuvre, au suivi, à l'évaluation ou à l'adaptation des procédures de surveillance et d'urgence ;

Toutes ces activités seront réalisées en pleine responsabilité ou en responsabilité partagée avec d'autres professionnels selon la structure et le contexte d'emploi.

Remarque

Comment cohabiterons ces nouveaux diplômés avec des personnels aides-soignants par exemple : bacheliers d'un côté, non bacheliers de l'autre, activités similaires ? Si le cadre d'exercice en structure hospitalière est clairement réservé aux diplômes aides-soignants ou auxiliaires de puériculture, jusqu'à quand ? Les besoins de la population évoluent et ce nouveau bac professionnel semble répondre à un besoin, notamment auprès des personnes âgées.

Le Ministère de la santé qui chapeaute les filières de soins a prévu d'étudier avec les organisations professionnelles concernées une possible évolution des filières aides-soignantes et auxiliaires de puériculture. Ils ont jusqu'en 2014 pour prévoir d’éventuelles évolutions avant l'arrivée des nouveaux bacheliers. Nous aurons à cœur de suivre attentivement ce dossier.
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Commentaires (40)

siloe

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#39

bac pro et IFSI ??????

ma petite cousine entre en terminale et va préparer son bac pro aide et soins à la personne...elle et sa mère sont persuadées qu'elle va pouvoir passer le concours d'entrée en IFSI....je suis perplexe et lorsque je leur ai dit que cela me surprenais j'ai eu le sentiment de les vexer... alors est-ce que quelqu'un peut me dire qui a raison ???? merci par avance !

execho

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#38

rien de plus...

mais à 12h54 sur RTL,Madame Bachelot déclare:on ne devient pas dépendant parce que l'on vieilli mais parce que l'on est malade.

execho

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#36

mes 30milliards...

j'aime bien insister lourdement,dans ma démonstration précédente et un peu bordélique pour cause de changement de couche pour mon petit fils,je disais donc qu'il manque 8 milliards et que si l'on dit 30 c'est donc que l'on veut remettre en cause 22 milliards consacrés à ce jour à la dépendance.Je pense que sont attaquées en priorité dans cette affaire les aides soignantes s'occupant dans un secteur ou un autre des personnes âgées et qu'elles seront remplacées par des bac pro( ou presque si raté),profession(?) qui sera rivée au secteur gériatrique sans possibilité de changement.Les aides soignantes seront priées de se rendre dans des secteurs ou elles seront plus "utiles",on a déja chanté cela aux infirmières pour les ais:bonjour mes soeurs!

christian_troy

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#35

un scandale sans nom

Les débouchés

A titre d’exemple, les terminologies actuelles des emplois concernant l’option « à domicile » :

* Assistant de responsable de secteur
* Responsable de petites unités en domicile collectif
* Maitresse de maison, gouvernante
* Accompagnant de personne en situation de handicap, de dépendance
* Accueillant familial



Celles pour les emplois concernant l’option « en structure » :

* Assistant en soins et santé
* Accompagnant de personnes fragilisées, handicapées
* Maitresse de maison, gouvernante
* Responsable hébergement
* Responsable de petites unités de vie
* Intervenant en structures d’accueil de la petite enfance

http://www.clotilde.org/bac_pro_accompagnement_soins_et_services_a_la_personne.279.html

-----------------
Comme débouché la liste ci dessus ,avec un beau "Assistant en soins et santé" en gros les aides soignant disparaitront ,ca ne fait pas un pli.En outre je viens de lire le référentiel de ce bac ,on s'oriente bel est bien vers machin BTS avec option soins infirmier.

moutarde

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#34

???

jjland83, il me semble que la canicule de 2003 a vu la majorité des décès intervenir en structure. Par ailleurs la plupart des décédés étaient dans une tranche d'âge supérieure à la moyenne de celle que l'on trouve dans les services d'hospitalisation et structures de PA. Enfin, beaucoup des décédés étaient pluri-pathologiques.

Concernant les personnes isolées et fragilisées, bien sûr que l'on ne peut pas mettre 1 IDEL derrière chaque personne dans ce cas de figure ou encore les hospitaliser mais la tutelle peut investir dans le rôle de coordination (des différents intervenants) des IDE, IDEC, ICS et bien sûr des IDEL qui sont à la ville sur le terrain. Cela dit, ce ne serait - en ce qui concerne les IDEL - qu'officialiser et reconnaître ce qu'ils/elles pratiquent au quotidien et gratuitement... Donc purquoi payer ce que l'on peut avoir gratis mais bon, cela n'a rien à voir avec le sujet...

Il n'y a pas forcément besoin d'inventer, de superposer, de transformer ; quelques fois, on peut tout simplement exploiter (dans le bon sens...) l'existant.

D'ailleurs, et c'est une parenthèse, les négociations conventionnelles (IDEL) sont en cours mais rien ne filtre si tu n'as pas payé la dîme syndicale. On verra ce qu'il en ressort...

moutarde

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#33

Sanitaire ou social

En ce qui concerne les fonctions et compétences en lien avec ce diplôme et puisque on part du postulat que la perte d'autonomie dû au vieillissement n'est pas une maladie et donc que l'accompagnement de la dépendance doit être transféré au secteur social, qui peut m'expliquer par exemple les compétences attendues suivantes :
,
- Démarche de soin

- [Mesures quantitatives et qualitatives des paramètres vitaux (pulsations, température, pression artérielle, diurèse, fréquence respiratoire, mensurations),Fiabilité des mesures,transcriptions exactes, exactitude des courbes de surveillance]

- [Aide à la prise de médicament, Vérification de la prise de médicament dans le respect de la législation en vigueur, Vérification de la prise de médicament conformément à la prescription médicale]

librio62

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#32

Et que deviennent.

dans l'histoire les titulaires des:
- Diplôme d'État d'Auxiliaire de Vie Sociale (DEAVS)
- Titre professionnel d' Assistante de vie aux familles (ADVF)
???

execho

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#31

re correction

les prévisions sont que 15 pour cent des plus de 65 ans deviendront dépendantes

execho

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#30

erreur

donc après parc,il manque ceci:les dépenses liés à la dépendance avoisinent les 22 milliards d'euros.Donc,ça c'est fait.Il reste donc à trouver 8 milliards et non pas trente.

execho

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#29

un peu de chiffres...

mes sources sont pour confirmer ma thèse comme quoi on assiste à la tentative de sortir les vieux de la sécurité sociale ce qui nécessite de les faire "nettoyer" par des professionnels non soignants,et faire croire que les gens ont les moyens de payer la lecture du journal ou une grande promenade au parc.ront dépendants.Il est donc biaisé de faire peur en annonçant le chiffre total des personnes âgées dans le futur sans faire la règle de trois."le nombre de personnes de plus de 75 ans en 2040 sera le même que celui des personnes de plus de 60 ans en 1940.Problème:les personnes de 60 à 70 ans aujourd'hui ne sont plus des personnes âgées vieillissantes"(J.Pellissier).Par ailleurs la moyenne d'âge de 45 ans de la population n'est pas un drame national.Donc je propose:trouver 8 milliards ,par exemple en remboursant la sécu des exonérations de charge multiples,respecter les métiers existants,stopper la démagogie ,financer les étudiants,avoir un système national égalitaire et ne pas laisser les régions dans les ennuis par abandon de l'état.

jjland83

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#28

...

Vous faites une hypothèse bien étrange. Les bac pro sont par définition des bac professionnels qui donnent accès de suite à la vie active. Il n'y a qu'un très faible pourcentage de bacs pro, les meilleurs élèves, qui accèdent à des BTS ou des formations universitaires, quand ces filières existent. Ce n'est donc pas ainsi que l'on va remplacer le demi million d'IDE. Et au passage ce bac pro permettra de passer le concours d'entrée en Ifsi sans passer par un jury de présélection comme c'est le cas actuellement pour les BEP.

Le bac pro SPVL n'a pas du tout le même champ d'activités que ce nouveau bac pro.

christian_troy

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#27

Scandale

Il est évident que la suite logique de ce bac pro sera probablement un BTS avec une option "soins infirmiers" histoire de payer des bac +2 moins cher que les infirmiers.En outre je vous rappelle qu'il existe déjà un Bac Pro SPVL (SERVICES DE PROXIMITE ET VIE LOCALE).

jjland83

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#26

???

Mais c'est très bien de participer à des forums, je n'ai jamais dit ou pensé le contraire. Mais, c'est toujours facile sur un forum de critiquer les décisions ou les orientations de tel ou tel décideur et de croire qu'une solution miracle est possible.
On est bien face à la dépendance à un problème de société majeur, et je pense à la canicule de 2003 où on a juste découvert qu'en France des dizaines de milliers de personnes vivaient de façon isolée, jusqu'à en mourir dans l'indifférence générale. On peut rêver à mettre une IDEL derrière chaque personne isolée, ou hospitaliser ces personnes... mais c'est un rêve que la société n'est pas prête à se payer. Les expérimentations et les initiatives dans chaque département ou ville sont nombreuses, elles sont mises en commun dans les débats sur ce grand chantier de la dépendance. Attendons de voir ce qu'il en sort.

Pour en revenir au sujet de cet article, ce nouveau bac pro n'est pas une création totalement nouvelle puisqu'il reprend des diplômes déjà présents (depuis 2009 on sait que les BEP vont disparaître au profit de bac pro). Mais indiscutablement, ce nouveau bac pro santé va bousculer d'autres diplômes, AS et AP notamment, en 2014, ce qui laisse le temps d'adapter ce qui doit être adapté.

execho

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#25

medef

Laurence Parisot:"il me semble qu'envisager la dépendance comme une cinquième branche de l'assurance maladie serait simplement catastrophique".Et nos dirigeants:même pas peur,on crée le bac pro,on verra après!

execho

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#24

l'avis des as

est sur le forum section as

moutarde

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#23

Oui et non

[...Ce chantier vient de se mettre en place...] => C'est bien là le problème !! Alors que le vieillissement est normalement un processus (hors pathologie associée, causale...) assez lent... Autrement dit, les vieux ne deviennent pas vieux en un jour.

Je participe à des forums de qualité (celui là et d'autres) avec des intervenants souvent de qualité aussi et, je n'ai pas de mandat représentatif ni électif avec les responsabilités, les moyens et la rémunération qui vont avec mais il me semble que ce n'est déjà pas si mal.

C'est en dehors de mon cercle professionnel et personnel le mode de participation que j'ai choisi. Tu y vois un inconvénient ? Ce choix pose un problème quant à mes interventions ? Ou bien ne les légitime pas ?

jjland83

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#22

Oui et non

Ce chantier vient de se mettre en place, et vous voudriez que tout soit réglé tout de suite ? Si vous avez la solution miracle qu'aucun politique, quel que soit le bord, ne se précipite d'annoncer, foncez leur donner vos idées.

moutarde

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#21

Financement

On peut continuer à inventer, (ré)évaluer les compétences des uns et des autres et empiler les formations et les diplômes pour les ajouter aux intervenants déjà existant, cela ne règle en rien le problème du coût de la perte d'autonomie.

Je résume :

Satisfaction des besoins (présents et à venir) = moyens = financement.

Et pour l'instant le grand chantier pour être polie et ne pas dire (j'insiste, hein) l'immense bordel n'a rien proposé pour trouver les TRENTE MILLIARDS d'EUROS à mettre sur la table.

jjland83

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#20

Et donc ?

La complexité de la prise en charge des malades est une chose. Mais la prise en charge de la dépendance en est une autre. En savoir plus ici :
http://www.dependance.gouv.fr/

Pour les enseignants des BEP, ils restent enseignants pour ces bac pro. Au passage TOUS les BEP sont remplacés par des bac pro et l'éducation nationale s'adapte à ces changements depuis 2 ans déjà.

J'invite les AS qui passent par là à nous donner leur avis sur ces Bac pro qui seront sur le marché en 2014.

execho

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#19

glissement...

d'abord il y a création du bac pro,puis on se demande à qui il va servir.On vire les auxiliaires de vie ou les aides soignantes des domiciles et maisons de retraite,et les ssiad?Les infirmières de ssiad elles sont ok d'être responsables du travail des bacs pro?Les médecins des centres hospitaliers de longs séjours aussi?Les enseignants des bep sanitaires et social ils font quoi?A domicile on rappelle que la majorité des gens peine à payer pour un coup de balai et le réchauffage de la soupe,si ce temps est occupé par des soins que vous qualifiez d'aide à la vie courante(ais de l'infirmière libérale),on est mal!Il y a une volonté de rabaisser la complexité de la prise en charge des malades qui énerve un peu ,je l'avoue!

jjland83

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#18

Pourquoi s'énerver...

... et vouloir à tout prix me faire dire ce que je ne dis pas ?

Cet article je l'ai écrit pour rendre compte de la sortie d'un texte instituant un nouveau Bac Pro dans le secteur de l'aide à la personne, point.

Vous confondez sécurité sociale avec maladie, or la sécurité sociale comporte plusieurs branches et la dépendance pourrait bien être une nouvelle branche de cette sécurité sociale. Je vous recommande de suivre un peu mieux ce qui se passe dans ce que l'on nomme le grand chantier de la dépendance.

Pour l'évolution des métiers, que vous dire sinon que les associations GERACFAS, CEEPAME ou ANDEP ont prévu de réfléchir d'ici 2014 à de possibles évolutions du DE AS ou DE AP avec l'arrivée de ce nouveau bac pro.

execho

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#17

au fait...

puisque il ne s'agit pas de malades,pourquoi lancer cette info sur ce forum d'infirmière?A moins que vous ne vous adressiez aux aides soignantes pour leur dire que leur formation hospitalière en contact de toutes les pathologies c'est trop?

execho

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#16

vocabulaire

vous êtes en retard d'un train;les infirmières ont réglées le compte à la PSI(malade dépendant stabilisé(?) ne nécessitant pas de soins infirmiers).Les enfants ici sont hors sujet et j'ai dit pourquoi:tous les enfants sont dépendants.La vieillesse n'est pas synonyme de dépendance(citation de Jean d'Ormesson).Toutes les maladies n'entrainent pas de dépendance.Un handicapé est pris en charge par la sécurité sociale pour les soins.C'est quoi la profession qui doit évoluer et quoi la profession qui doit disparaitre?

jjland83

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#15

Erreur de vocabulaire

Selon vous la dépendance est toujours liée à une pathologie ?
Mais alors il faudrait dire que la vieillesse est une maladie ou que le handicap est une maladie ou que les enfants seraient tous malades. Ca n'a aucun sens !
Qu'il faille des personnels qualifiés auprès des populations dépendantes, oui, qu'il faille des soignants quand il s'agit d'apporter des soins, oui. Mais justement un bac professionnel en trois ans sera peut-être mieux que rien du tout comme on le voit encore assez souvent. Mais n'espérez pas mettre une IDE ou une AS auprès de chaque personne non malade mais dépendante.

execho

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#14

ben ....oui

la dépendance est toujours liée à une pathologie,et dans ce cadre devrait être prise en charge par l'assurance maladie pour ce qui est des aides humaines, ménage compris.Je ne sais toujours pas quel est le métier qui doit disparaitre?Par ailleurs toucher le corps d'une personne malade voila un beau sujet,il est réglé de fait en prenant les vieux comme champs expérimental avec la bénédiction des médecins,mais pas tous.Les gériatres s'arrachent les cheveux!

jjland83

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#13

Sérieux...

Execho êtes-vous sérieux dans votre commentaire ? Selon vous il n'y aurait qu'une dépendance liée à une pathologie ? Que faites vous alors des aides à domicile, des auxiliaires de vie, des dames de compagnie, des femmes de ménage, des services sociaux, des services de portage des repas à domicile, ... vous croyez qu'ils ne s'adressent qu'à des gens malades ? La plupart des bénéficiaires n'ont pas besoin de soins médicaux, juste d'une aide ou d'une assistance pour les actes de la vie courante.
Concernant les métiers disparus ou qui s'adaptent, heureusement que cela évolue, essayez de faire allumeur de réverbère à pétrole pour voir. Les métiers de l'aide à la personne et de la santé s'adaptent comme tous les métiers à la demande.

execho

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#12

quel métier,?

jjland,c'est quoi le métier qui n'est plus adapté au marché du travail et qui disparait,je ne comprend rien,les gens sont incapables de se laver,de prendre leurs médicaments,et ils ne sont pas atteint de pathologie.C'est un nouveau fléau?Je savais que les bébés étaient dans ce cas,ils sont dépendants naturellement,mais Philippe Bouvard il faut le prévenir,sans être malade mais tout d'un coup sans être malade cela va lui arriver!

moutarde

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#11

Point de vue...

Je suis d'accord et le véritable problème, c'est bien le financement qui fait déjà défaut actuellement ainsi que peut-être dans certains cas l'isolement et l'absence ou l'insuffisance du lien intergénérationnel au sein de certaines familles. Donc se former pour soi, c'est bien mais je crains que cela ne suffise pas à susciter des "vocations".

En ce qui concerne l'impôt, on ne peut l'augmenter indéfiniment - la France étant l'un des pays les plus taxés - et avec la crise économique et certains (mauvais) choix/décisions, il est avéré que le nombre de foyers fiscaux imposables diminue ainsi que le montant de l'impôt lui-même. Surtout ces 2 dernières années.
Le financement de l'assurance maladie est aussi un problème majeur.

Donc, on voit bien que le problème d'accès aux soins au sens large ne peut être traité isolément.

Pour l'autre partie de ta question. S'il n'y a qu'une dépendance physiologique, je suis assez d'accord. Maintenant s'il y a des problèmes médicaux associés -causes ou conséquences- cela nécessite une prise en charge globale dont médicale.
Et dissocier la PEC sociale de la PEC sanitaire n'est pas vecteur d'économie. Il faut se pencher et s'intéresser un peu au travail des IDEL en ce qui concerne le domicile pour en être convaincu.

jjland83

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#10

Point de vue...

Ce Bac pro ne vient pas là par hasard. Il y a un réel besoin de ces aides à domicile et effectivement la société n'est pas disposée à surpayer ce service. Il y aura un coût et comme toujours c'est l'impôt qui financera le dispositif. La pénurie de soignants est une chose mais est ce aux soignants de s'occuper de toutes ces personnes qui sont loin d'être malades, mais qui sont en perte d'autonomie ?

moutarde

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#9

Financement

Bon on est d'accord. Les besoins nouveaux sont les besoins actuels insatisfaits qui vont augmenter du fait de l'allongement de la vie, de l'émergence de nouvelles pathologies...etc.

Ces besoins sont aussi insatisfaits du fait de la pénurie de soignants et des intervenants de la filière du social.

On pourrait donc s'interroger sur le pourquoi d'une telle pénurie dans un secteur où la demande est exponentielle.

La réponse est bien entendu le financement ou plutôt l'absence ou l'insuffisance de financement.

Encore une fois, je parle de mon quotidien professionnel. Je parle de ce que je constate sans prétention de tout savoir.

Qui va payer, combien et comment ?

Le 5ème risque (financement) n’est pas encore formalisé.

Nombre de départements dont les principaux postes budgétaires son RSA/APA sont quasi en cessation de paiement. Beaucoup de nouvelles demandes sont en attente et les existantes sont réévaluées à la baisse.

Les contraintes financières qui pèsent sur les particuliers ne leur permettent pas/plus toujours/souvent compte tenu de leur niveau de vie et de retraite,de rémunérer directement ou indirectement un emploi à domicile.

Actuellement, les associations ne parviennent pas à recruter/fidéliser les intervenants à domicile et en toute logique, l’amélioration des niveaux de formation et de compétences devraient s’accompagner d’une demande légitime de reconnaissance salariale et d’une possibilité d’évolution de carrière… pour tous.

jjland83

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#8

Ce n'est pas si nouveau...

Un métier qui n'est plus adapté au marché du travail disparaît. Ce n'est pas nouveau et non spécifique à la santé.
Besoins nouveaux ? C'est un simple constat démographique. L'augmentation de la population associé à une plus grande longévité dans une société ou la cellule familiale n'existe pluis vraiment, c'est suffisant pour prédire que de plus en plus de personnes, qui ne seront pas obligatoirement malades, auront besoin d'une aide à domicile. SSIAD, HAD ou hôpital ne sont pas forcément adaptés à cette prise en charge. Ce n'est pas un secret de dire que les métiers de l'aide à la personne ont un bel avenir devant eux.
Pas sur que lancer ce chantier de la dépendance soit une démarche électoraliste. Parler de coût et de nécessaire financement, ou d'impôt nouveau... non le souci c'est que c'est devenu incontournable et que le retard est déjà grand.

Vertba vous posez une excellente question. Ce Bac pro est une production du Ministère de l'éducation nationale avec un droit de regard du Ministère de la santé. Et effectivement il faut se pencher sur la place des formations AS et AP. C'est tout l'enjeu des associations représentantes qui avec le Ministère de la santé vont se réunir régulièrement d'ici 2014 pour proposer les évolutions éventuelles. Pour l'instant ces nouveaux Bac pro ont bien vocation à rester au domicile ou à occuper les postes non qualifiés dans les structures hospitalières (c'est déjà le cas avec des FF AS qui n'ont pas le DE AS) et puis des AS et AP dont la place hospitalière est privilégiée.

vertba

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#7

Et la suite ?

Si cette formation débouche sur un Bac pro, on peut penser que le concours d'entrée pour la formation d'AS nécessitera le niveau Bac. De ce fait la formation AS devrait être revue pour déboucher sur une formation classée dans les études supérieures. Rôle propre? Droit de s'installer en libéral?
Quelqu'un a des idées sur ce sujet?

moutarde

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#6

Vous avez dit besoins ?

Les Bac pro ASSP sont aussi destinés à exercer en structure.Je me soucie des intervenants à domicile parce que c'est mon exercice principal mais aussi en tant que citoyen.

Concernant "le grand chantier de la dépendance" qui s'est mis en place, je parle du chantier..., cela part dans tous les sens. Le bon côté, c'est qu'on s'affole ; pourquoi ? Parce que le PB n'a pas été anticipé et budgétisé et aussi parce que les élections approchent. Inutile de se voiler la face.

Cela fait des semaines que je demande quels sont non pas tout à fait les besoins nouveaux mais pour quelles raisons ils ne sont pas satisfaits ? Et là, pas de réponse dudit grand chantier...et des colloques qui fleurissent ici et là quelques fois à l'initiative de personnes qui ne sont pas/plus sur le terrain.

Si à besoins nouveaux => métiers adaptés, que va t on faire de ceux dont le métier ne l'est pas ?

jjland83

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#5

Complément

Tous les BEP sont depuis 2009 amenés à être remplacés par des Bac Pro. Mais pour éviter les abandons de parcours et les sorties sans aucun diplômes (3 ans pour un Bac pro) il est prévu de maintenir la délivrance de certains BEP à la fin de la première année.
Il ne vous a pas échappé que les besoins de la population changent avec elle. Ces bac pro ont vocation à occuper des postes dans le domaine de l'aide à domicile et rien de ce qu'il est prévu qu'ils fassent n'est bien différent que ce que les auxiliaires de vie par exemple font.
La question des positionnements des professions AS et AP sera à discuter d'ici 2014, date de sortie des premiers Bac pro de ce type. Il est heureux que des IDE se soucient du sort des AS et AP face à ces Bac pro, un jour reviendra le débat sur le statut libéral de l'AS, et dans le même temps on verra plus clair sur les délégations de tâches médicales aux IDE.
Pour le financement je vous invite à regarder le grand chantier de la dépendance qui s'est mis en place. A besoins nouveaux, métiers adaptés et financements nouveaux.

moutarde

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#4

Vous avez dit besoins ?

Dans les 3 ans Bac pro, les élèves passent quand même le BEP car s'ils n'ont pas le Bac, ils auront peut-être au moins le BEP.

Donc dans les (futurs) intervenants à domicile et/structures, POUR REPONDRE AUX BESOINS paraît-il, nous trouverons en plus des IDEL
- Les sans diplôme
- Les BEP sanitaire et social
- Les Bac pro ASSP
- Les AVS
- Les AS/AP
- Les AMP
- Les assistants de gérontologie

Si j'en ai oublié, n'hésitez surtout pas à m'en informer.

Et nul doute qu'avec cette "armée" les BESOINS vont être satisfaits... :))

execho

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#3

oui,mais en fait non

"le bep sera toujours délivré...mais le bac pro le remplacera",bon,si quelqu'un a compris?

moutarde

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#2

Vous avez dit besoins ?

Un énième intervenant… en structure où à la ville.
Le bac en poche,
Quel positionnement par rapport aux métiers qui existent déjà : AVS, AS (SSIAD/HAD), AMP, assistant gerontologie...etc
Quelle(s) perspective(s) de carrière ?
Quel reconnaissance salariale?
Quel coût pour la structure ?
Quel coût pour la société ?
Quel coût pour la personne dépendante et/ou sa famille ?

Bref, quel financement, par qui et comment ?

On parle encore une fois des besoins sans les nommer et sans dire pourquoi ils ne sont pas tout ou partie satisfaits ?

Pour la compétence "aide à la prise de médicaments (accompagnement et vérification)", que signifie accompagnement et la vérification se fait selon quel apprentissage ?

jjland83

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#1

Réponse

Pour répondre à la question d'une future bachelière à ce nouveau Bac, il est effectivement difficile de trouver dès à présent les établissements d'accueil, dans la mesure où les modalités de ce Bac sont encore floues. Les dossiers d'inscriptions sont à rendre généralement pour la mi-juillet et d'ici là des précisions seront certainement données par le Ministère de l'Éducation nationale.
Jérôme