Avec cette approbation, Teizeild devient «le premier traitement modificateur» du diabète de type 1 «approuvé dans l'UE», précise Sanofi. L'autorisation porte sur le traitement des adultes et des enfants de plus de huit ans atteints de diabète de type 1 de stade 2. Il était déjà autorisé aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Chine, au Canada, en Israël, en Arabie saoudite, dans les Émirats arabes unis et au Koweit.
Un traitement qui ralentit la progression de la maladie
Administré en perfusion, il ne guérit pas mais ralentit la progression de cette maladie chronique en freinant la réaction auto-immune. Il agit quand le diabète est détectable mais avant l'arrivée de symptômes pour freiner son évolution vers le stade clinique de la maladie (stade 3), qui nécessite des injections d'insuline pour faire baisser la glycémie.
L'approbation du traitement par la Commission européenne «est basée sur les résultats positifs» d'une étude (TN-10, voir encadré) qui démontre la capacité de l'anticorps monoclonal Teizeild à retarder l’apparition du stade 3 du diabète de type 1 «d’une durée médiane d’environ deux ans par rapport au placebo», explique Sanofi dans son communiqué. À la fin de l'étude, «la proportion de patients qui sont restés au stade 2 du (diabète de type 1) était presque deux fois plus élevée dans le groupe Teizeild que dans le groupe placebo (57 % contre 28 %)», précise Sanofi.
«Nous sommes ravis de pouvoir offrir aux patients et aux familles de l’UE, pour la première fois, un traitement modificateur de la maladie conçu pour traiter le processus immunitaire sous-jacent du diabète de type 1», a déclaré Olivier Charmeil, Vice-président exécutif, Médecine générale de Sanofi, cité dans le communiqué.
L’étude TN-10 était une étude randomisée et contrôlée par placebo, en double aveugle – participants et chercheurs ignorant ainsi qui reçoit le placebo et qui prend le traitement en test – et incluait 76 personnes âgées de 8 à 45 ans. Les résultats ont démontré que le temps médian jusqu’au diagnostic de stade 3 du diabète de type 1, où commencent à apparaître les symptômes (augmentation de la soif, perte de poids inexpliquée, fatigue généralisée, vision trouble…), était de 48,4 mois dans le groupe Teizeild et de 24,4 mois dans le groupe placebo. La maladie a ainsi été diagnostiquée chez 19 participants ayant reçu le traitement, contre 23 ayant reçu le placebo. Des effets indésirables ont été observés : éruption cutanée chez 36% des participants, et lymphopénie (baisse du taux de globules blancs dans le sang) chez 75% d'entre eux. Mais ceux-ci étaient «attendus», note Sanofi.
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