INFOS ET ACTUALITES

1, 2, 3 : Petite « Rose » deviendra grande !

Cet article fait partie du dossier :

Livres de la rédaction

    Précédent Suivant

Rose Magazine, semestriel féminin « haut de gamme » dédié aux femmes atteintes d'un cancer, présente son troisième numéro « Automne/Hiver 2012/2013 ». Le ton, est toujours le même : mettre de la légèreté dans les choses graves et de la gravité dans les choses légères...

1, 2, 3 : Petite « Rose » deviendra grande !Céline Lis-Raoux, directrice de la rédaction de Rose Magazine, le reconnaît, toute émue : « Alors que le journal est exposé au mur, article après article, titres, accroches, légendes s’entremêlant, une émotion profonde nous étreint. Nous avons commencé cette aventure, il y a un peu plus d’un an, avec la détermination de celles qui n’ont plus grand chose à perdre. (…) Nous avons enchaîné les nuits blanches, les discussions enflammées, les sueurs froides aussi pour créer un journal auquel personne - à part nous - ne croyait. Sortir Rose a été (et reste, aux vues de notre économie fragile) un combat. Un combat où nous avons gagné infiniment. Grâce aux quelques 200 000 lectrices. Grâce aux milliers de mails, de lettres, de messages que vous avez envoyés et qui nous disent que Rose vous informe mais aussi vous fait du bien. Vous rassure. Vous rend le sourire ».

En effet, Rose Magazine, dont le premier numéro (automne/hiver 2011/2012) est paru l’année dernière en plein cœur « d'octobre rose », mois de mobilisation contre le cancer du sein, est né de l'imagination et de l'acharnement de deux amies - Céline Lis-Raoux et Céline Dupré - qui ont côtoyé d’un peu trop près le cancer et qui se sont jurées de lancer un magazine « féminin » à destination des femmes malades. On peut dire aujourd’hui que le pari est gagné, et de belle façon, car la ligne éditoriale de Rose Magazine n’a rien de mièvre. Elle affiche au contraire de belles couleurs, sans pathos ni voyeurisme, mais avec élégance et grâce et une vocation évidente : le droit à la féminité.

« Malades, certes, mais incroyablement, démesurément, passionnément en vie. »

« Malades, certes, mais incroyablement, démesurément, passionnément en vie. »

Ce troisième numéro ne fait pas exception : il aborde de façon frontale les sujets qui font mal : « le cancer du poumon chez les femmes », « devenir maman après le cancer », « avoir 20 ans en oncologie », « le combat social du cancer », « le blues après le cancer » et fait la part belle à de jolies initiatives « Danse avec le cancer », « Manger avec goût »... Les rubriques modes et beauté adaptées à chacune des étapes de la maladie occupent une belle place et une savoureuse rubrique intitulée « Bêtisier du bureau » permet de lire des « horreurs » tout en riant de leur énormité : « Vous vous rendez compte que si tout le monde cumule les arrêts, je n’ai plus qu’à mettre la clef sous la porte ? - Oui, mais si je ne me soigne pas, c’est moi qui mets la clef sous la porte, et de manière définitive. » ( Dialogue entre Monique et son patron, à qui elle annonçait une récidive de cancer du sein. ) ; « Tu pourrais au moins mettre une perruque ! Parce que moi, quand je te vois, j’ai peur de mourir. » (un étudiant à Judith, sa « collègue » d’amphi… ) ; « un cancer du sein ? oh, ça se soigne bien ! moi, on m’aurait demandé de choisir, j’aurais pris celui-là… » (une collègue de marie).

Bref, Rose Magazine, c’est 178 pages entièrement dédiée aux femmes qui connaissent ou ont connu la maladie cancéreuse, des femmes, selon Céline Lis-Raoux qui ne renoncent à rien, «  incroyablement, démesurément, passionnément en vie ».

En savoir plus sur Rose Magazine

Rose Magazine, tiré à 200.000 exemplaires, est un semestriel gratuit distribué dans les établissements hospitaliers et les centres de lutte contre le cancer. Les Relay des hôpitaux et certains comités départementaux de la Ligue contre le cancer le mettent également à la disposition du public.

Creative Commons License
Rédactrice en chef Infirmiers.com
bernadette.fabregas@infirmiers.com

Retour au sommaire du dossier Livres de la rédaction

Commentaires (1)

domi

Avatar de l'utilisateur

19 commentaires

#1

des voix discordantes existent!

concernant le dépistage du cancer du sein, certains scientifiques émettent des doutes quant à son efficacité:

Pour 2000 femmes invitées au dépistage pendant dix ans, un décès dû au cancer du sein sera évité mais dix femmes en bonne santé seront surdiagnostiquées. Ce diagnostic par excès conduira à 6 tumorectomies inutiles et à 4 mastectomies non justifiées et placera 200 femmes dans une situation de troubles psychologiques liés aux investigations suivantes. Ainsi, le pourcentage de femmes survivantes à 10 ans sera de 90,2 % si elles ne se sont pas prêtées au dépistage et de 90,25 % dans le cas contraire.

http://docteurdu16.blogspot.fr/search/label/CANCER%20DU%20SEIN

http://www.formindep.org/Depistage-du-cancer-du-sein-le.html

Gardez l'esprit critique! Domi