EN BREF

Non seulement des PV, mais aussi l'enlèvement du véhicule...

Le syndicat d'infirmiers libéraux Convergence infirmière s'insurge par communiqué de presse sur la verbalisation à outrance des professionnels de santé libéraux qui non content de recevoir des PV, subissent maintenant l'enlèvement de leur véhicule par des agents particulièrement zélès niçois... Nous avions déjà abordé le sujet récemment suite à la colère des libéraux lyonnais contre le modèle de stationnement payant imposé par la ville de Lyon qui les oblige à payer leur stationnement lors de leurs visites à domicile.

Convergence Infirmière le raconte. L’action se déroule le 7 avril dernier, au petit matin, entre 7h30 et 8h00, rue de Russie, à Nice. Une infirmière libérale, en mission de santé publique, se fait subtiliser ses outils de travail par… devinez ? Un agent de police ! Peu scrupuleux, le fonctionnaire n’a pas hésité à faire montre de zèle, au détriment de nombreux citoyens nécessitant des soins infirmiers ! Mais à quoi pensait donc cet agent, au moment d’ordonner l’enlèvement d’un véhicule arborant le caducée infirmier ? Plus de voiture, bien sûr, mais plus de matériel non plus ! Pour autant, on ne pourra la convaincre qu’il était impératif de lui confisquer son véhicule à 8h00 du matin. Aucune gêne intempestive, juste l’usage surréaliste d’un pouvoir ici disproportionné, eu égard aux quelques minutes de trop passées sur une aire interdite ! Déjà confrontées aux difficultés de la circulation, les infirmières subissent régulièrement la dure loi des PV… Le 7 avril, une nouvelle ère a vu le jour : celle de l’enlèvement des véhicules !

Trop c’est trop ! Le syndicat Convergence Infirmière dénonce une telle attitude, irresponsable, et totalement dédaigneuse vis-à-vis des soignants, quitte, in fine, à faire porter le chapeau aux patients et demande donc l’ouverture d’une concertation en la matière au Ministre de l’Intérieur, Matthias Fekl, par l'intermédiaire d'un courrier en date du 18 avril 2017. Et de rappeler qu'en verbalisant à outrance, en mettant en fourrière les véhicules de ces professionnels ou en les obligeant à acheter des cartes de stationnement extrêmement onéreuses, les municipalités dissuadent fortement les professionnels de santé de prendre en charge tous ces patients, dans les secteurs où le stationnement est difficile, voire quasiment impossible.

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