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Dans les pas d'une infirmière stomathérapeute/1

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Publié le 12/02/2026

Danièle Chaumier est infirmière stomathérapeute à l'hôpital Tenon, à Paris (APHP). Elle prend en charge les patients stomisés, avant et après les opérations chirurgicales qu'ils ont subies. Durant deux jours, nous l'avons suivie dans les couloirs de l'hôpital lors de ses visites et de ses consultations. Voici le premier épisode de notre série en trois volets consacrée au métier d'infirmière stomathérapeute. 

Danièle Chaumier est infirmière stomathérapeute. Elle prend en charge les patients qui ont subi une stomie: une intervention qui consiste à créer une ouverture dans le côlon ou l'intestin grêle à travers l'abdomen pour évacuer les selles lorsqu'elles ne peuvent plus l'être par les voies naturelles. Certains de ses patients ont accepté de répondre à nos questions. Ils nous ont dit l'importance du rôle de cette infirmière, qui leur apprend à devenir autonomes.

80 000 à 100 000 personnes vivent avec une stomie en France

Une stomie désigne l'abouchement à la peau, au niveau de la paroi abdominale, d'une partie de l'intestin ou des uretères afin de permettre l'évacuation des selles, des gaz ou des urines. Selon la HAS, environ 80 000 à 100 000 personnes vivent avec une stomie en France et 16 000  de ces interventions sont réalisées chaque année. Pour les patients, une stomie est souvent difficile à "accepter", un mot que n'aime pas beaucoup Danièle Chaumier, par ailleurs Présidente de l'Association Française d’Entérostoma-Thérapeutes (AFET). "Les stomisés n'aiment pas ce mot et j'évite de l'employer, confie-t-elle. Ils parviennent à vivre avec, ça oui, parfois même plutôt bien, mais l'accepter, c'est autre chose". Une stomie entraîne une modification de l'image corporelle. "C'est une perte, celle de la fonction des sphincters, les patients traversent donc des étapes normales de deuil", explique l'infirmière stomathérapeute qui suit certains de ses patients depuis plus de dix ans. Dans ce premier épisode, elle revient sur son parcours et nous parle de la spécificité de son métier. 

"La stomie, osons en parler"  

Il existait jusque là la Journée Mondiale des stomisés, le 6 octobre, il existe désormais une Journée Nationale de la stomie, le 3 mai. L'idée? Faire connaître la stomie et ses conséquences sur la vie des patients, mais aussi libérer la parole autour de ce sujet encore trop tabou. En effet, si l'on commence à voir un changement d'attitude dans l'opinion publique, grâce à la parole de jeunes femmes stomisées qui ont parlé de leur stomie sur les réseaux sociaux notamment, le silence est encore trop souvent de mise. 

Pour en savoir plus: l'Union des stomisés du Grand Sud.


Source : infirmiers.com