Forum : Profession infirmière (IDE)

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Messagepar Gabychoux » 04 Nov 2019 21:02

Bonjour,

J'ai commencé il y a un mois, dans un nouveau service et dans un nouvel hôpital.
A l'entretien d'embauche, on m'avait dit que si je voulais, j'aurais la "possibilité de faire des heures supplémentaires en nuit". Ce à quoi j'ai répondu que, mère célibataire d'une enfant de 15 mois, cela ne m'intéressait pas spécialement, mais que (poliment), je gardais cette information en tête.
Le poste m'a été offert.
J'ai ensuite rencontré une autre cadre avant ma prise de poste. Qui a évoqué les jours où je serai "de nuit". J'ai donc demandé si le poste que j'avais accepté était bien un poste de jour, étant donné que selon moi, quand on est de jour, on travaille le jour. "Oui oui mais quand vos collègues de nuit partent en vacances c'est à vous de les remplacer". Je précise donc mon ennui devant cette information qui ne m'a pas été délivrée lors de l'embauche. "Oh bah vous vous arrangerez avec vos collègues, il y en a qui veulent faire des nuits".
Bon. L'angoisse.

Je prends mon poste deux semaines plus tard. L'équipe est absolument au bout du rouleau. Il y a un psy pour deux services et un secteur entier. On se retrouve parfois seule IDE en service fermé, sans PTI etc. J'hallucine alors totalement (j'avais quitté la fonction publique pendant 1 an, et j'étais à Paris. Là je suis dans une zone quasi rurale. Désert médical, désert IDE etc.)
Bref. Je comprends vite que personne n'aime faire les nuits. Et pour cause.
Ce ne sont pas des rotations jour/nuit sur plusieurs semaines. Mais des enchainements de matin/après-midi/nuit sur la même semaine. Par exemple après-midi/après-midi/repos/nuit/nuit/repos/matin.
Et en fait, sur le planning, il y a des semaines (2 par mois environ) où on est considéré comme "roulant" noté "Z". C'est-à-dire que s'il y a des nuits à faire, elles sont pour la roulante.
Donc il ne s'agit ni de nuits "en heures supp pour les fins de mois", ni de "s'arranger avec les collègues". C'est établi noir sur blanc sur les plannings. C'est inscrit. Et ça, j'en ai encore moins été mise au courant à l'embauche.

Il se trouve que:
- j'ai postulé et accepté un poste de jour (et accessoirement déménagé à 500 bornes)
- qu'on a été malhonnête sur ces fameuses nuits, sachant que si j'avais su, j'aurais accepté un autre poste ailleurs évidemment.
- que je souffre d'un trouble de l'humeur traité médicalement et je suis suivie (dernier fléchissement thymique sévère cet été). Mon année a été très rude sur le plan familial (séparation après départ précipité du domicile conjugal, déménagement à 500km, avocats etc). Que j'aie eu des soucis de famille n'est pas le problème de ma direction bien sûr, mais ce sont des facteurs en plus de stress en ce qui concerne mes problèmes de santé et qui ont largement participé à ma décompensation de cet été. Donc le travail de nuit, niveau stress...

Je suis donc très inquiète tant sur le plan de ma santé que sur celui de ma fille ( une mère qui ne va pas bien ,c'est pas ce qu'il y a de mieux pour une enfant...).
D'autant plus que je n'ai aucune solution de garde pour elle. Parce que si j'avais su, encore une fois, je n'aurais pas pris le poste!

Je suis un peu perdue.

Je pense aller voir les syndicats, demander conseil et me syndiquer pour me former aussi à la défense de nos droits et conditions de travail.
Et prendre rendez-vous à la médecine du travail.
Ou me barrer pour ouvrir une crêperie.

Avez-vous déjà rencontré une telle situation?
Avez-vous des conseils à me donner?

Merci pour votre lecture en tout cas.

Bien cordialement,
Gabychoux
 
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Messagepar Jo_bis » 04 Nov 2019 21:20

Gabychoux a écrit :Bonjour,

J'ai commencé il y a un mois, dans un nouveau service et dans un nouvel hôpital.
A l'entretien d'embauche, on m'avait dit que si je voulais, j'aurais la "possibilité de faire des heures supplémentaires en nuit". Ce à quoi j'ai répondu que, mère célibataire d'une enfant de 15 mois, cela ne m'intéressait pas spécialement, mais que (poliment), je gardais cette information en tête.
Le poste m'a été offert.
J'ai ensuite rencontré une autre cadre avant ma prise de poste. Qui a évoqué les jours où je serai "de nuit". J'ai donc demandé si le poste que j'avais accepté était bien un poste de jour, étant donné que selon moi, quand on est de jour, on travaille le jour. "Oui oui mais quand vos collègues de nuit partent en vacances c'est à vous de les remplacer". Je précise donc mon ennui devant cette information qui ne m'a pas été délivrée lors de l'embauche. "Oh bah vous vous arrangerez avec vos collègues, il y en a qui veulent faire des nuits".
Bon. L'angoisse.

Je prends mon poste deux semaines plus tard. L'équipe est absolument au bout du rouleau. Il y a un psy pour deux services et un secteur entier. On se retrouve parfois seule IDE en service fermé, sans PTI etc. J'hallucine alors totalement (j'avais quitté la fonction publique pendant 1 an, et j'étais à Paris. Là je suis dans une zone quasi rurale. Désert médical, désert IDE etc.)
Bref. Je comprends vite que personne n'aime faire les nuits. Et pour cause.
Ce ne sont pas des rotations jour/nuit sur plusieurs semaines. Mais des enchainements de matin/après-midi/nuit sur la même semaine. Par exemple après-midi/après-midi/repos/nuit/nuit/repos/matin.
Et en fait, sur le planning, il y a des semaines (2 par mois environ) où on est considéré comme "roulant" noté "Z". C'est-à-dire que s'il y a des nuits à faire, elles sont pour la roulante.
Donc il ne s'agit ni de nuits "en heures supp pour les fins de mois", ni de "s'arranger avec les collègues". C'est établi noir sur blanc sur les plannings. C'est inscrit. Et ça, j'en ai encore moins été mise au courant à l'embauche.

Il se trouve que:
- j'ai postulé et accepté un poste de jour (et accessoirement déménagé à 500 bornes)
- qu'on a été malhonnête sur ces fameuses nuits, sachant que si j'avais su, j'aurais accepté un autre poste ailleurs évidemment.
- que je souffre d'un trouble de l'humeur traité médicalement et je suis suivie (dernier fléchissement thymique sévère cet été). Mon année a été très rude sur le plan familial (séparation après départ précipité du domicile conjugal, déménagement à 500km, avocats etc). Que j'aie eu des soucis de famille n'est pas le problème de ma direction bien sûr, mais ce sont des facteurs en plus de stress en ce qui concerne mes problèmes de santé et qui ont largement participé à ma décompensation de cet été. Donc le travail de nuit, niveau stress...

Je suis donc très inquiète tant sur le plan de ma santé que sur celui de ma fille ( une mère qui ne va pas bien ,c'est pas ce qu'il y a de mieux pour une enfant...).
D'autant plus que je n'ai aucune solution de garde pour elle. Parce que si j'avais su, encore une fois, je n'aurais pas pris le poste!

Je suis un peu perdue.

Je pense aller voir les syndicats, demander conseil et me syndiquer pour me former aussi à la défense de nos droits et conditions de travail.
Et prendre rendez-vous à la médecine du travail.
Ou me barrer pour ouvrir une crêperie.

Avez-vous déjà rencontré une telle situation?
Avez-vous des conseils à me donner?

Merci pour votre lecture en tout cas.

Bien cordialement,

Vous avez trouvé un poste pourri, avec des conditions de travail pourries.
Les syndicats ? ils ont laissé cette situation se dégrader, donc rien à attendre de leur coté.
Cherchez ailleurs, ou vous y laisserez la peau.
"Il suffit de nous regarder pour voir comment une forme de vie intelligente peut se développer d'une manière que nous n'aimerions pas rencontrer."
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Messagepar LuzaMoon » 04 Nov 2019 21:27

Bonsoir,

Je suis plus que d'accord avec Jo_bis.
Si vous avez la possibilité de postuler ailleurs : faites-le.
Si l'équipe entière et au bout du rouleau, ça sera idem pour vous.

Courage !
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Dossier d'inscription donné !
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Messagepar Gabychoux » 04 Nov 2019 21:38

Merci pour vos réponses franches et directes!
Ca change de la langue de bois de l'hôpital...

:D
Gabychoux
 
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Messagepar lafolldingue » 04 Nov 2019 22:37

Ooooh l'hôpital.... Certains promettent monts et merveilles et tendent la carotte pour garder leurs petits pigeons.... Pour avoir vécu de belles promesses, je ne peux que rejoindre les avis évoqués !
Je suis partie et sans regrets, je ne me porte que bien mieux !
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Messagepar IDEC » 05 Nov 2019 08:49

Prenez la sortie, cet hôpital prend les inf pour des larbins.
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Messagepar pingouin26 » 05 Nov 2019 09:44

Selon le code du travail le salarié de jour ne peut se voir imposé de passer en travail de nuit sans l'accord de ce dernier, vous pouvez donc refuser de travailler de nuit si ce n'est pas mentionné dans votre contrat de travail que vous avez signé à l'embauche.
Si après votre refus votre employeur vous sanctionne ou vous licencie, les prud'hommes condamnera votre employeur pour le préjudice que vous aurez subi.

Dans votre cas vous devriez dire au prochain cadre qui vient vous parler de travail de nuit alors que vous êtes contre qu'il aille passer un coup de téléphone à l'inspecteur du travail départemental pour se renseigner, coordonnées disponibles sur Google.
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Messagepar Rinou06 » 06 Nov 2019 18:10

Je suis sure que sur le contrat de travail il n'y a pas précisé "de jour". C'est ce qu'ils font dans mon établissement, histoire de dire ensuite "ah mais sur le contrat c'est pas marqué."
Fais attention à ce que tu souhaites, tu pourrais justement l'obtenir
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Messagepar Lenalan » 06 Nov 2019 18:20

C'est horrible! Tchao bye bye :D

Oui j'ai connu l'entubage (bizarrement, toujours dans le public!), je me suis barrée, tout simplement. Il n'y a rien d'autre à faire. Ils embauchent sans tout dire pour avoir du personnel sous la main, sinon ils auraient personne donc ça ne changera pas. Si tu pars ce sera à la suivante de le faire. Si tu restes tu seras au bout du rouleau dans 6 mois. Fuis.
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Messagepar execho » 07 Nov 2019 12:27

vous pouvez voir en effet le médecin du travail,si il ne veut pas vous dispenser du travail de nuit,il faut un autre poste.Est ce que vous êtes titulaire sur un poste que vous avez en mutation de Paris,ou bien vous êtes en cdd,ou dans un "hôpital" privé?Car les conséquences ne sont pas les mêmes.Bon courage.
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Messagepar Creol67 » 07 Nov 2019 17:51

execho a écrit :vous pouvez voir en effet le médecin du travail,si il ne veut pas vous dispenser du travail de nuit....

Bonjour.

En effet cette solution semble être la meilleure. Mais au vu de vos conditions de travail, il apparaît évident qu'on vous le fera "payer" d'une manière ou d'une autre. En particulier avec la date des CP.

C'est dommage.

Je confirme également qu'il y a au moins 99% de chance que sur votre contrat de travail, il ne soit pas inscrit "poste de jour". En terme de ressources humaines c'est compliqué et il faudra faire un avenant à chaque fois. Du coup ils font les contrats au plus simple.
C'est ce que je fais pour mes clients.

Les dernières recommandations en terme d'organisation du travail dans le domaine de la santé encouragent les planning "tournants" sur 23 jours de travail dans le mois, vous avez grosso modo 10 jours du matin, 10 d'après midi et 3 de nuit. Ainsi il n'existe plus d'équipe fixe et tout le monde travail avec tout le monde.

On me demande conseil régulièrement sur ce point. Et à chaque fois je dis que ça détruit le personnel. Ils n'arrivent plus à suivre et les arrêts maladie tout comme les démissions explosent.
Puis ils testent quand même et se rendent compte par eux même de la catastrophe qu'ils ont provoqué.

Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que lorsque l'on vous fait ce genre de coup et qu'en plus on vous refile le planning le plus pourri, il faut simplement et purement savoir partir. Car plus vous allez accepter, plus vous allez subir.
Ex infirmier, ex DRH. Directeur d'une société de recrutement dans le médical et paramédical. Expert en paie et droit social.
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Messagepar Maximousse1989 » 08 Nov 2019 13:39

Deux mots:
Barrez
Vous
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