Forum : Admission en IFSI

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Messagepar Tyane » 24 Oct 2020 16:44

Bonjour,
Ne travaillant actuellement pas dans le secteur médical, je souhaite me réorienter et devenir-infirmier-psychiatre.

J'aimerais savoir s'il est possible de connaître les IFSI délivrant une bonne formation en psychiatrie, car il paraît que cette discipline est parfois jugée avec mépris. En tout cas, il semble plus judicieux de choisir un IFSI dans un établissement avec une spécialisation psychiatrique si possible.

Est-ce que cette dévalorisation de la psychiatrie en IFSI est avérée ? Pouvez-vous me conseiller dans mes recherches ?

Merci & bon week-end
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Messagepar sabp13 » 24 Oct 2020 17:04

Tyane a écrit :Bonjour,
Ne travaillant actuellement pas dans le secteur médical, je souhaite me réorienter et devenir-infirmier-psychiatre.

J'aimerais savoir s'il est possible de connaître les IFSI délivrant une bonne formation en psychiatrie, car il paraît que cette discipline est parfois jugée avec mépris. En tout cas, il semble plus judicieux de choisir un IFSI dans un établissement avec une spécialisation psychiatrique si possible.

Est-ce que cette dévalorisation de la psychiatrie en IFSI est avérée ? Pouvez-vous me conseiller dans mes recherches ?

Merci & bon week-end


Bonjour,

Je pense que du jugement tu en auras toujours, faut faire avec. e qui compte c'est faire ce qui te plait. Les patients en psychiatrie sont aussi des malades à prendre en charge et en soin...mon IFSI est dans un hôpital psychiatrique donc on cotoie la psy tous les jours et beaucoup de nos formateurs sont des anciens infirmiers psy....je trouve qu'ils sont très humain, très proche des étudiants, perso je trouve la psy très intéressante et enrichissante ;-)
ESI 2019/2022 Aix en Provence
Stage S1 : ehpad 5 semaines
Stage S2 : médecine cardio pneumo 10 semaines
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Stage S4 : Courte durée
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Messagepar Belphéghor » 24 Oct 2020 20:07

Oui, il y a des IFSI attenants à des hôpitaux psychiatriques. Regardez si l'hôpital psy de votre région a un IFSI pour y passer le concours, ou une fois le concours obtenu dans un autre IFSI, appelez l'IFSI en question.

Cela a été mon cas pendant mes études. Je voulais faire de la psy (je ne savais pas ce que c'était mais je suis allée à cet IFSI là exprès, in fine, j'ai réitéré ce projet) j'ai travaillé en psy ensuite dans l'hôpital en question, mais aussi en somatique d'ailleurs et je n'ai jamais été gênée pourtant jeune diplômée je faisais de l'intérim et des vacations dans toutes sortes de services avant de revenir à la psy.

A l'IFSI on avait des cours avec des cadres qui travaillaient avant dans les services, des interventions par des IDE de l'hôpital, on était bien accueillis dans les services, on connaissait la maison quoi... Ce n'était pas pour autant un désavantage pour ceux qui voulaient plutôt travailler en somatique mais c'était un avantage pour ceux qui se destinaient à la psy. On n'avait pas plus de stages en psy que les autres à moins de le demander. On pouvait aussi chercher nous-mêmes des stages de toute façon.


Le mépris, on s'en fout non ? Il y aura toujours des collègues pour penser qu'on est planqués, en psy. Je ne me sens pas concernée personnellement. Pendant les études je ne l'ai pas ressenti d'autant que les cours étaient de qualité dans cet IFSI, et qu'on ne manquait pas de cours pratiques pour les soins techniques notamment.

La formation est la même pour tout le monde, et il n'y a plus de DE spécifique à la psy. Pendant les études ça se ressent pas, enfin pas pour moi. Une fois diplômé, je n'ai jamais reçu de mépris de collègues, et au pire, que te dire...

La psy, c'est très intéressant, on apprend beaucoup de choses sur le plan humain, on a le temps parfois de s'occuper des patients de A à Z (moi j'aime bien pouvoir tout faire auprès du patient, les connaître et m'en occuper en prenant en compte l'unicité propre à chaque être humain). On connaît les patients depuis longtemps aussi quand on reste travailler au même en droit ce qui fut mon cas. J'ai d'ailleurs eu en service dans mes dernières années d'exercice avant d'être en congé parental des patients qui me connaissaient de mon stage de première année. Ils se rappellaient d'anecdotes de moi en stage, des années après. Des soignants aussi qui m'avaient appris les bases et qui m'avaient comme collègue. Ca a été une chouette période de ma vie.
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Messagepar Tyane » 26 Oct 2020 22:26

Merci pour ces réponses encourageantes. Je vais privilégier les IFSI dépendant d'un hôpital psychiatrique alors.

J'espère qu'à l'oral d'admission, que j'aurais puisque je serais en réorientation professionnelle, le fait de privilégier une spécialité n'est pas un malus, puisqu'il faut s'impliquer pour valider toutes les UE et que la psychiatrie n'occupe qu'une faible part de l'enseignement.
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Messagepar nashia » 28 Oct 2020 16:19

Tyane a écrit :Merci pour ces réponses encourageantes. Je vais privilégier les IFSI dépendant d'un hôpital psychiatrique alors.

J'espère qu'à l'oral d'admission, que j'aurais puisque je serais en réorientation professionnelle, le fait de privilégier une spécialité n'est pas un malus, puisqu'il faut s'impliquer pour valider toutes les UE et que la psychiatrie n'occupe qu'une faible part de l'enseignement.



Il n'est pas interdit de montrer une appétence pour une spécialité mais il est important de montrer que l'on reste ouvert et curieux à tout ce qui ne concerne pas la psy.
Il y en a qui entrent en IFSI pour être puer, d'autres pour travailler aux urgences/réa.... personne ne les juge du moment qu'ils s'investissent autant en stage de gériatrie ou autre domaine qui n'a rien à voir.
Et puis qui sait, ça se trouve tu vas detester la psy et découvrir lors d'un stage une spécialité qui va vraiment te motiver.
L'important, surtout dans le cadre d'une reconversion, c'est de bien montrer que l'on choisit ce métier en toute clairvoyance, avec ses avantages et ses contraintes.
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Messagepar Hématose » 02 Nov 2020 19:08

J'ai entendu beaucoup de bien de l'ifsi de Sainte Anne (Virginie Ollivier), beaucoup de terrains en stage de psy (je connaissais qqn qui y a fait 3 stages en tout !) et les formateurs assez calés sur le sujet. Autrement l'ifsi Raymond Poincaré (peut être assez Ambroise Paré ?) propose des lieux de stage en psy sur Corentin Celton, excellent hôpital psy.
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Messagepar Tyane » 20 Avr 2021 19:42

Bonsoir à tous,
Je ne suis pas admis au concours cette année. Il me semble avoir bien répondu à la plupart des questions du jury sur la nature de la formation et du métier. J'ai peut-être trop affirmé mon appétence pour la psychiatrie. Et j'ai mal répondu à la question : citez un inconvénient du métier : pris de court, j'ai pris des exemples de fautes professionnelles plutôt que d'évoquer le refus de soin, les rejets corporels et la mort. Est-ce que cette erreur a pu être rédhibitoire ? J'ai aussi commis une erreur de savoir-être : un peu stressé, j'ai mal mis mon masque et il n'arrêtait pas de descendre de mon nez tandis que je parlais... C'est idiot.

S'il n'y a pas de rapport de jury, je ne pourrais pas améliorer les points que je n'aurais pas vu.

Pensez-vous que Le Vinatier à Lyon est moins sélectif que Saint-Anne ? On ne peut pas se présenter à deux concours dans une même région, mais peut-on se présenter dans deux régions différentes ?
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Messagepar Belphéghor » 24 Avr 2021 10:02

Tyane a écrit :Bonsoir à tous,
Je ne suis pas admis au concours cette année. Il me semble avoir bien répondu à la plupart des questions du jury sur la nature de la formation et du métier. J'ai peut-être trop affirmé mon appétence pour la psychiatrie. Et j'ai mal répondu à la question : citez un inconvénient du métier : pris de court, j'ai pris des exemples de fautes professionnelles plutôt que d'évoquer le refus de soin, les rejets corporels et la mort. Est-ce que cette erreur a pu être rédhibitoire ? J'ai aussi commis une erreur de savoir-être : un peu stressé, j'ai mal mis mon masque et il n'arrêtait pas de descendre de mon nez tandis que je parlais... C'est idiot.

S'il n'y a pas de rapport de jury, je ne pourrais pas améliorer les points que je n'aurais pas vu.

Pensez-vous que Le Vinatier à Lyon est moins sélectif que Saint-Anne ? On ne peut pas se présenter à deux concours dans une même région, mais peut-on se présenter dans deux régions différentes ?


Effectivement je pense que vous avez plutôt compris ce qui a pêché.

Vous savez, c'est un diplôme d'infirmier général. Essayez de bien réfléchir à ce qui a fait que vous n'avez pas été pris. Ce n'est pas une punition, simplement peut-être que le métier de psychologue vous conviendrait mieux.

Prenez le temps de vous poser.

Si vraiment c'est infirmier que vous voulez faire, il va vous falloir réfléchir vraiment à ce que c'est que ce métier. C'est un diplôme d'infirmier pas d'infirmier en psychiatrie.

La mort en soi, ce n'est pas un inconvénient du métier par exemple. La mort est un inconvénient de la vie, ou un avantage, selon les points de vue. La mort fait partie du métier des vivants qui s'occupent d'autres vivants.

Un inconvénient du métier, c'est qu'on est mal payés, par exemple.

Vous comprenez ? Sentez-vous libre de nous faire part de vos réflexions.
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Messagepar Tyane » 26 Avr 2021 20:27

Merci pour cette réponse. Je vais continuer à me documenter sur le métier, j'ai bien conscience que je dois apprendre la culture professionnelle de base avant d'envisager une spécialisation. Donc, je dois en effet me focaliser d'abord sur le métier d'infirmier tout court.

Je ne pense pas que le métier de psychologue me convienne. Je pense que cette activité serait trop désincarnée, trop exclusivement verbale, du moins selon l'expérience et les témoignages que j'ai de cette profession. Le métier d'infirmier me semble receler des tâches plus variées. En ce qui concerne les soins infirmiers en psychiatrie, pour me donner une idée, j'avais en plus de témoignages vidéos lu un volume de la collection des Cahiers infirmiers pour me donner une image plus précise de l'activité (observation des signes cliniques, raisonnement clinique partagé, activités psychothérapeutiques, administration médicamenteuse, neurostimulation, isolement et réhabilitation psychosociale). Dès lors que je peux me projeter dans ces démarches, il me semble que c'est un bon début pour me dire que cette spécialisation me plairait. (Avec en plus les conditions d'exercice).

La réhabilitation psychosociale et les thérapies comportementales et cognitives m'intéressent (enfin, je n'ai encore qu'effleuré le sujet) mais être psychothérapeute implique souvent d'être en libéral ou d'associer cette activité à celle de psychologue, non ? Contrairement à ce qu'indiquait le livre susmentionné, une personne extérieure au monde (para)médical m'a dit que ce n'était pas le rôle de l'infirmier de participer et/ou de concevoir des activités psychothérapeutiques. Dans quelle mesure est-ce vrai ? Et plus largement, quelle part peut prendre l'infirmier en psychiatrie dans les différentes branches de la réhabilitation psychosociale ?

Mais en effet, je dois d'abord me concentrer sur le métier d'infirmier. Je suis attaché à la relation d'aide et au soulagement de la souffrance, ce qui peut mener à une myriade de métiers. Je pense qu'on est plus attentif à la prise en charge de la douleur qu'un ergothérapeute, qui lui se focalise sur l'acquisition de l'autonomie, même si on se soucie de l'un et de l'autre dans les deux métiers. Et par rapport aux métiers des secteurs sociaux ou socio-éducatifs, le secteur paramédical stimule l'observation et la curiosité pour le bien-être corporel et psychique avec un aspect technique plus poussé.

(Un inconvénient du métier très prosaïque, c'est que je devrais sans doute m'abstenir de café voire de boisson tout court dans les heures de travail pour pouvoir tenir plusieurs heures sans passer aux toilettes...)

J'appréhende les soins qui requièrent de la dextérité (une perfusion quand on ne voit pas la veine ?). En outre, on est amené à effectuer des tâches d'aide-soignants, comme l'hygiène corporelle, ou non ? Troisième point, je n'ai jamais travaillé dans l'urgence et je ne sais pas si je suis apte à affronter les situations pressantes.

Je ne sais pas si c'est un argument à avancer devant un jury, mais le fait qu'il existe beaucoup de postes à pourvoir rend la possibilité de changer de services et de localisation géographique plus facile qu'ailleurs, ce qui entre aussi dans mon choix. Mais bien entendu, c'est un critère secondaire, sinon je ne tiendrais pas longtemps !
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Messagepar Belphéghor » 27 Avr 2021 12:57

Merci pour cette réponse. Je vais continuer à me documenter sur le métier, j'ai bien conscience que je dois apprendre la culture professionnelle de base avant d'envisager une spécialisation. Donc, je dois en effet me focaliser d'abord sur le métier d'infirmier tout court.

C'est pas tant la culture ou la connaissance que la capacité à gérer un service de somatique, du moins théoriquement.
Je ne pense pas que le métier de psychologue me convienne. Je pense que cette activité serait trop désincarnée, trop exclusivement verbale, du moins selon l'expérience et les témoignages que j'ai de cette profession. Le métier d'infirmier me semble receler des tâches plus variées. En ce qui concerne les soins infirmiers en psychiatrie, pour me donner une idée, j'avais en plus de témoignages vidéos lu un volume de la collection des Cahiers infirmiers pour me donner une image plus précise de l'activité (observation des signes cliniques, raisonnement clinique partagé, activités psychothérapeutiques, administration médicamenteuse, neurostimulation, isolement et réhabilitation psychosociale). Dès lors que je peux me projeter dans ces démarches, il me semble que c'est un bon début pour me dire que cette spécialisation me plairait. (Avec en plus les conditions d'exercice).

Oui c'est vrai mais il y a beaucoup de choses qui vont avec : le pipi, le caca, le sang, la violence, la mort, la responsabilité, les soins somatiques, l'organisation et la gestion d'un service, les tâches ingrates...

La réhabilitation psychosociale et les thérapies comportementales et cognitives m'intéressent (enfin, je n'ai encore qu'effleuré le sujet) mais être psychothérapeute implique souvent d'être en libéral ou d'associer cette activité à celle de psychologue, non ? Contrairement à ce qu'indiquait le livre susmentionné, une personne extérieure au monde (para)médical m'a dit que ce n'était pas le rôle de l'infirmier de participer et/ou de concevoir des activités psychothérapeutiques. Dans quelle mesure est-ce vrai ? Et plus largement, quelle part peut prendre l'infirmier en psychiatrie dans les différentes branches de la réhabilitation psychosociale ?
Ben on s'occupe des gens, on peut leur proposer des activités, jouer à la play, danser, plein de choses.


Mais en effet, je dois d'abord me concentrer sur le métier d'infirmier. Je suis attaché à la relation d'aide et au soulagement de la souffrance, ce qui peut mener à une myriade de métiers. Je pense qu'on est plus attentif à la prise en charge de la douleur qu'un ergothérapeute, qui lui se focalise sur l'acquisition de l'autonomie, même si on se soucie de l'un et de l'autre dans les deux métiers. Et par rapport aux métiers des secteurs sociaux ou socio-éducatifs, le secteur paramédical stimule l'observation et la curiosité pour le bien-être corporel et psychique avec un aspect technique plus poussé.

Effectivement il faut que vous soyez plus au courant de ce que c'est ce métier sinon ils vous prendront pas

(Un inconvénient du métier très prosaïque, c'est que je devrais sans doute m'abstenir de café voire de boisson tout court dans les heures de travail pour pouvoir tenir plusieurs heures sans passer aux toilettes...)

Bah non, tu peux boire du café, ou du redbull, et tu trouves 30 secondes pour aller aux toilettes


J'appréhende les soins qui requièrent de la dextérité (une perfusion quand on ne voit pas la veine ?). En outre, on est amené à effectuer des tâches d'aide-soignants, comme l'hygiène corporelle, ou non ? Troisième point, je n'ai jamais travaillé dans l'urgence et je ne sais pas si je suis apte à affronter les situations pressantes.

On lave les gens, oui bien sûr. Et pendant ta première année d'études tu feras que ça ou presque. Il faut aimer, ou alors il ne faut pas faire ce métier.
La dextérité c'est pas difficile.

Je ne sais pas si c'est un argument à avancer devant un jury, mais le fait qu'il existe beaucoup de postes à pourvoir rend la possibilité de changer de services et de localisation géographique plus facile qu'ailleurs, ce qui entre aussi dans mon choix. Mais bien entendu, c'est un critère secondaire, sinon je ne tiendrais pas longtemps !

Argument valide.
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