remplacante idl / insultes d'un patient
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- sylvietasia24
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remplacante idl / insultes d'un patient
bonjour
remplaçante dans un cabinet IDL je suis confrontée a l'irrespect le plus total d'un patient à mon égard , profite à mon sens de ma position "précaire" pour être désagréable . ce jour j'ai eu le droit à un " je vous emmerde" .... " l'infirmière est au service des patients" ... bref ... je n'ai pas répondu pour ne pas faire monter la mayonnaise mais s'il est dit qu'on ne peut arrêter une PEC d'un patient ( code déontologie ... bah oui je l'ai lu !!! ^^) doit on accepter d'être insulté, confrontée a l'irrespect des patients ??? qu'ai je le droit de faire?
remplaçante dans un cabinet IDL je suis confrontée a l'irrespect le plus total d'un patient à mon égard , profite à mon sens de ma position "précaire" pour être désagréable . ce jour j'ai eu le droit à un " je vous emmerde" .... " l'infirmière est au service des patients" ... bref ... je n'ai pas répondu pour ne pas faire monter la mayonnaise mais s'il est dit qu'on ne peut arrêter une PEC d'un patient ( code déontologie ... bah oui je l'ai lu !!! ^^) doit on accepter d'être insulté, confrontée a l'irrespect des patients ??? qu'ai je le droit de faire?
Re: remplacante idl / insultes d'un patient
pour notre part:dans un premier temps on évalue si c'est un changement de comportement pouvant être lié à une pathologie sous jacente.Si non,on stoppe la prise en charge en prévenant le médecin traitant et en donnant au malade la liste des cabinets.Le problème pour vous c'est si les infirmières titulaires trouvent que on est payé pour se faire pourrir la vie;car il y a un préavis avant de quitter un remplacement.
- Lilli idel
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Re: remplacante idl / insultes d'un patient
Sans faire monter la mayonnaise, on peut quand même recadrer une personne qui dépasse les bornes.
Je suis désolée, même avec une pathologie sous-jacente, on n'a pas à se laisser insulter. La réponse sera adaptée certes, mais il y a des limites à tout.
Tu as le droit d'être plus "intelligente" que ce patient et savoir exprimer ton désaccord sans grossièreté ni agressivité. Un jour avec un simple "mais enfin où est donc votre éducation?", j'ai stoppé net l'agressivité d'une dame bourgeoise (ce genre de famille où le personnel était présent avant et où on aime te le faire entendre), gentille dame avec une sénilité bien avancée. J'ai réussi à trouver le point faible ce jour là. J'en ai usé et abusé par la suite
Quand à stopper une PEC, si si, on peut. Mais pas n'importe comment.
Je suis désolée, même avec une pathologie sous-jacente, on n'a pas à se laisser insulter. La réponse sera adaptée certes, mais il y a des limites à tout.
Tu as le droit d'être plus "intelligente" que ce patient et savoir exprimer ton désaccord sans grossièreté ni agressivité. Un jour avec un simple "mais enfin où est donc votre éducation?", j'ai stoppé net l'agressivité d'une dame bourgeoise (ce genre de famille où le personnel était présent avant et où on aime te le faire entendre), gentille dame avec une sénilité bien avancée. J'ai réussi à trouver le point faible ce jour là. J'en ai usé et abusé par la suite

Quand à stopper une PEC, si si, on peut. Mais pas n'importe comment.
Re: remplacante idl / insultes d'un patient
oui,je pensais à un changement rapide de comportement:déshydratation,fécalome,infection urinaire,changement de traitement.
Re: remplacante idl / insultes d'un patient
AHahaah, j'ai eu droit aussi au "l'infirmier(e) est aux services du patient" et pourtant je suis installé.
Après c'est selon le caractère de chacun et son assise.
Je pense avoir désormais suffisament d'expérience et d'années d'ancienneté en Libéral pour savoir dire merde quand je pense que c'est adapté..
Et ça dépend de comment on conçoit sa profession.
J'ai des collègues qui trouvent fatiguant mais normal d'être reveillé à 2h du mat par erreur par un patient.
Quand je leur dit: "mais eteignez votre téléphone la nuit !!!"
ils me répondent: "on doit être disponible 24h/24 car le HAD à dit que c'était ça et on doit être joignable à tout moment.
Y'a des gens comme ça !!
Perso, j'ai répondu et je répond à chaque fois aux gens: "non, je ne suis pas à votre service, VOUS avez sollicité MES services, c'est donc à vous de vous adapter et de vous mettre à MA disposition".
et j'ajoute que je ne suis en rien leur larbin et qu'il est hors de question que je me plie à leurs caprices que ce soit horaires ou autres, je fais ce que je peux, comme je peux. (et ce que je veux, comme je veux).
Parfois ça passe, parfois pas.
Mais c'est aussi un respect de soi-même et de son métier.
Tout ce que les gens ne se permettraient pas avec un médecin n'ont pas à se le permettre avec nous.
Je vois aujourd'hui, y'en a encore 1 qui m'a fait suer parce que je soigne son oncle et que j'arrive à 11h30 et elle voudrait que j'arrive avant 11h.
Elle a commencé à me dire quand je suis arrivé en me pointant du doigt: "demain je veux que vous fassiez attention à venir avant 11h car ça ne va pas, votre collègue arrive avant, elle".
Chose que je lui ait répondu: "Quand je suis parti en vacances, mes collègues ont refusés de soigner votre oncle à cause de cette histoire d'horaire et c'est mon autre collègue qui s'en ai chargé car elle n'avait pas beaucoup de patients, là, elle est en Vacances et je me tape les miens, les siens et ceux de l'autre collègue et son pansement, ça dure 10 minutes, donc vous allez pas me faire chier, je bosse, il n'est pas tout seul et vous non plus", je suis monté voir mon patient en lui expliquant avec le ton que sa nièce commençait à me faire chier. Il a tenté de monter le ton et je lui ait bien spécifié que lorsque c'est son médecin, il n'est pas question de discuter les heures, eh bien pour moi ,c'est le même topo et je ne suis pas punching ball et il est hors de question qu'on vienne me faire chier et encore moins avec ce ton là, en particulier pendant les périodes de vacances où j'ai un boulot monstre.
J'ai fini mon soin, je suis reparti, la nièce m'a ouvert et souhaité une bonne journée comme si de rien n'était.
Que ça fonctionne ou pas n'est pas le problème, c'est de définir ce que l'on est pret à accepter.
C'est moins évident lorsqu'il s'agit d'un patient d'une collègue que l'on remplace car on est tributaire des autres.
Mais il y a des choses qui s'entendent et d'autres non.
le coup du "vous êtes à mon service", est une erreur grossière des gens qui pensent que l'on serait en quelque sorte leur femme de ménage.
Et c'est vrai que malheureusement, selon son statut, on est considéré differemment.
les femmes de ménages sont vraiment mal considérées dans beaucoup d'endroits. Les aides soignants viennent ensuite où on ne leur passe rien.
Les Infirmiers, on a le droit au café, mais aussi à la montre ainsi que le fameux "à notre service". Le médecin lui est roi et fait à peu près ce qui lui chante.
Mais la réalité, la vraie, c'est que nous ne sommes en rien aux services des patients.
si on regarde une définition trouvé sur internaute:
"Utilisée pour parler d'une personne disponible ou dévouée à quelqu'un autre, cette expression tire sa signification du mot "service", venant du latin "servitium" qui veut dire "esclavage, servitude, assujettissement".
"
Je ne suis en rien assujeti au patient. Je ne lui suis pas dévoué non plus.
Une personne sollicite les compétences d'un professionel de santé pour exercer des actes de soins infirmiers.
Exemple: un monsieur avec 2 fils à retirer sur son doigts me sort que je suis à son service.
Non, il me sollicite pour retirer 2 fils à son doigt.
Je ne suis donc pas à son service, si je ne veux pas car je suis trop chargé, je peux refuser. S'il me demande de venir à 4h du mat, je peux refuser.
A partir du moment où il me sollicite, il se met à ma disposition.
Mais être remplaçant, ce n'est pas forcément être précaire ou du moins, on est pas obligé de le laisser paraitre.
J'ai connu quelques remplaçant(e)s qui ne se laissaient absolument pas mené.. parfois à raison, parfois à tort. Le bilan est en effet que ça conduit parfois à ne plus remplacer le cabinet en question, mais parfois, c'est le contraire, ça se passe d'autant mieux.
C'est pas une situation évidente que l'on soit remplaçant ou installé.
Et ça ne fait jamais plaisir de monter le ton.
Mais à un moment donné, dans mon cas, je me suis reveillé le jour où je me suis escrimé à refaire un pansement de KT central à un patient pendant 1/2h pour qu'il me dise à la fin de recommencer parce que ça n'allait pas convenir au centre de transfusion après.
Là, je me suis dit "stop, tu viens de te taper 14h de boulot de rang, même pas 10 min pour manger, j'ai soigné une gamine dans un état gravissime, le mec vient me pourrir ma soirée en prime pour un truc que je sais faire et que je fais bien..." ahhh il m'a fait perdre 1/2h et je l'ai refait son pansement, mais il s'en souvient encore.
Si on accepte d'être rabaissé, on ne peut plus travailler dans de bonnes conditions et personne n'ira rectifier le tort.
Une autre fois aussi un patient s'est plaint à ma collègue de moi, elle m'a dit: "je lui ait demandé, c'est l'horaire ? non, c'est parce qu'il ne sert pas assez les bas de contention" et le mec a été voir le médecin pour s'en plaindre aussi.
Tout ce qu'il a gagné c'est que le médecin, pas plus expert que moi, a juste trop serré et il a eu un mal de chien toute la journée.
Quand je l'ai vu (parce qu'il ne me disait rien !), j'ai mis le sujet sur le tapis en lui expliquant un fait simple: "ce n'est pas mon travail de poser des bas de contention, je le fais à titre gracieux, courtois et poliment en plus des pansements. Je n'ai aucune obligation légale de le faire et si vous pensez faire mieux, faites le ou faites le faire par votre fils. Je suis là pour que les soins se passent bien et dans de bonnes conditions et je suis pret à faire le maximum pour que cela se passe bien. Mais aller voir le médecin et se plaindre à ma collègue dans mon dos n'est pas correct et puéril et que j'attend désormais qu'il me dise les choses directement en face. Il se trouve qu'il n'a même pas évoqué le sujet avec la collègue de notre échange et que depuis, 0 soucis, et quand il veut que je serre plus, je serre plus, moins, eh bah moins.
Peut être faut-il préparer des réponses à l'avance pour certains cas récurrent.
Les sujets tournent en général autour des mêmes thèmes et en caricaturant: "je suis votre seul patient et vous me devez tout"
L'idée, c'est d'arriver à se convaincre et convaincre que non seulement ce n'est pas le cas, mais qu'au contraire, c'est lui qui devrait nous remercier.
Sérieusement, je soigne des gens, le médecin a mal fait son intervention et la vis sur la jambe a été mal posé et il ne fait pas d'IRM de contôle.
Bilan: il met 1 an à se rendre compte de son erreur et à rectifier.
La femme perd 1 an en arret de travail, douleurs épouvantables, réeducation sur rééducation et va perdre probablement de sa mobilité à terme.
Et quoi ? rien... le médecin a juste déchiré devant elle la facture pour la 2e intervention.
J'en ai une autre dont le médecin a perforé une artère gastrique par erreur pour une intervention bénine, elle se retrouve stérile à 30 ans, avec des soins compliqués. Il y a par dessus infection, et malgré au moins 10 visites en urgences, aucunes réactions, C'est un hématome ma pauvre dame, c'est rien !! La plaie ?? pfffffffff laissez à l'air libre, l'infirmier n'a pas besoin de venir pour ça !! ça va se fermer tout seul !!! à la 11e fois, elle avait 1L dans le ventre infecté qu'il a fallu évacuer.
Bilan: Elle se retrouve avec des cicatrices d'enfer, stérile à même pas 30 ans et........ rien.
Et on vient nous dire, à "nous", que l'on est aux services des gens ???
de quoi je tolérerais ça quand je vois que les médecins et chirurgiens peuvent massacrer des gens en toute liberté et qu'on ne leur dit rien car ce sont des docteurs ?
Certainement pas, les gens sont à ma disposition et ils sont priés de me dire merci quand j'ai fini.
et oui, c'est pas toujours facile à faire transmettre à ces chieurs et c'est pas les collègues qui peuvent aider, c'est même parfois le contraire ^^
la peur de perdre et de cette maxime: "une patientele (clientèle, qu'importe) met 20 ans à se fideliser, 20s à perdre"
Après c'est selon le caractère de chacun et son assise.
Je pense avoir désormais suffisament d'expérience et d'années d'ancienneté en Libéral pour savoir dire merde quand je pense que c'est adapté..
Et ça dépend de comment on conçoit sa profession.
J'ai des collègues qui trouvent fatiguant mais normal d'être reveillé à 2h du mat par erreur par un patient.
Quand je leur dit: "mais eteignez votre téléphone la nuit !!!"
ils me répondent: "on doit être disponible 24h/24 car le HAD à dit que c'était ça et on doit être joignable à tout moment.
Y'a des gens comme ça !!
Perso, j'ai répondu et je répond à chaque fois aux gens: "non, je ne suis pas à votre service, VOUS avez sollicité MES services, c'est donc à vous de vous adapter et de vous mettre à MA disposition".
et j'ajoute que je ne suis en rien leur larbin et qu'il est hors de question que je me plie à leurs caprices que ce soit horaires ou autres, je fais ce que je peux, comme je peux. (et ce que je veux, comme je veux).
Parfois ça passe, parfois pas.
Mais c'est aussi un respect de soi-même et de son métier.
Tout ce que les gens ne se permettraient pas avec un médecin n'ont pas à se le permettre avec nous.
Je vois aujourd'hui, y'en a encore 1 qui m'a fait suer parce que je soigne son oncle et que j'arrive à 11h30 et elle voudrait que j'arrive avant 11h.
Elle a commencé à me dire quand je suis arrivé en me pointant du doigt: "demain je veux que vous fassiez attention à venir avant 11h car ça ne va pas, votre collègue arrive avant, elle".
Chose que je lui ait répondu: "Quand je suis parti en vacances, mes collègues ont refusés de soigner votre oncle à cause de cette histoire d'horaire et c'est mon autre collègue qui s'en ai chargé car elle n'avait pas beaucoup de patients, là, elle est en Vacances et je me tape les miens, les siens et ceux de l'autre collègue et son pansement, ça dure 10 minutes, donc vous allez pas me faire chier, je bosse, il n'est pas tout seul et vous non plus", je suis monté voir mon patient en lui expliquant avec le ton que sa nièce commençait à me faire chier. Il a tenté de monter le ton et je lui ait bien spécifié que lorsque c'est son médecin, il n'est pas question de discuter les heures, eh bien pour moi ,c'est le même topo et je ne suis pas punching ball et il est hors de question qu'on vienne me faire chier et encore moins avec ce ton là, en particulier pendant les périodes de vacances où j'ai un boulot monstre.
J'ai fini mon soin, je suis reparti, la nièce m'a ouvert et souhaité une bonne journée comme si de rien n'était.
Que ça fonctionne ou pas n'est pas le problème, c'est de définir ce que l'on est pret à accepter.
C'est moins évident lorsqu'il s'agit d'un patient d'une collègue que l'on remplace car on est tributaire des autres.
Mais il y a des choses qui s'entendent et d'autres non.
le coup du "vous êtes à mon service", est une erreur grossière des gens qui pensent que l'on serait en quelque sorte leur femme de ménage.
Et c'est vrai que malheureusement, selon son statut, on est considéré differemment.
les femmes de ménages sont vraiment mal considérées dans beaucoup d'endroits. Les aides soignants viennent ensuite où on ne leur passe rien.
Les Infirmiers, on a le droit au café, mais aussi à la montre ainsi que le fameux "à notre service". Le médecin lui est roi et fait à peu près ce qui lui chante.
Mais la réalité, la vraie, c'est que nous ne sommes en rien aux services des patients.
si on regarde une définition trouvé sur internaute:
"Utilisée pour parler d'une personne disponible ou dévouée à quelqu'un autre, cette expression tire sa signification du mot "service", venant du latin "servitium" qui veut dire "esclavage, servitude, assujettissement".
"
Je ne suis en rien assujeti au patient. Je ne lui suis pas dévoué non plus.
Une personne sollicite les compétences d'un professionel de santé pour exercer des actes de soins infirmiers.
Exemple: un monsieur avec 2 fils à retirer sur son doigts me sort que je suis à son service.
Non, il me sollicite pour retirer 2 fils à son doigt.
Je ne suis donc pas à son service, si je ne veux pas car je suis trop chargé, je peux refuser. S'il me demande de venir à 4h du mat, je peux refuser.
A partir du moment où il me sollicite, il se met à ma disposition.
Mais être remplaçant, ce n'est pas forcément être précaire ou du moins, on est pas obligé de le laisser paraitre.
J'ai connu quelques remplaçant(e)s qui ne se laissaient absolument pas mené.. parfois à raison, parfois à tort. Le bilan est en effet que ça conduit parfois à ne plus remplacer le cabinet en question, mais parfois, c'est le contraire, ça se passe d'autant mieux.
C'est pas une situation évidente que l'on soit remplaçant ou installé.
Et ça ne fait jamais plaisir de monter le ton.
Mais à un moment donné, dans mon cas, je me suis reveillé le jour où je me suis escrimé à refaire un pansement de KT central à un patient pendant 1/2h pour qu'il me dise à la fin de recommencer parce que ça n'allait pas convenir au centre de transfusion après.
Là, je me suis dit "stop, tu viens de te taper 14h de boulot de rang, même pas 10 min pour manger, j'ai soigné une gamine dans un état gravissime, le mec vient me pourrir ma soirée en prime pour un truc que je sais faire et que je fais bien..." ahhh il m'a fait perdre 1/2h et je l'ai refait son pansement, mais il s'en souvient encore.
Si on accepte d'être rabaissé, on ne peut plus travailler dans de bonnes conditions et personne n'ira rectifier le tort.
Une autre fois aussi un patient s'est plaint à ma collègue de moi, elle m'a dit: "je lui ait demandé, c'est l'horaire ? non, c'est parce qu'il ne sert pas assez les bas de contention" et le mec a été voir le médecin pour s'en plaindre aussi.
Tout ce qu'il a gagné c'est que le médecin, pas plus expert que moi, a juste trop serré et il a eu un mal de chien toute la journée.
Quand je l'ai vu (parce qu'il ne me disait rien !), j'ai mis le sujet sur le tapis en lui expliquant un fait simple: "ce n'est pas mon travail de poser des bas de contention, je le fais à titre gracieux, courtois et poliment en plus des pansements. Je n'ai aucune obligation légale de le faire et si vous pensez faire mieux, faites le ou faites le faire par votre fils. Je suis là pour que les soins se passent bien et dans de bonnes conditions et je suis pret à faire le maximum pour que cela se passe bien. Mais aller voir le médecin et se plaindre à ma collègue dans mon dos n'est pas correct et puéril et que j'attend désormais qu'il me dise les choses directement en face. Il se trouve qu'il n'a même pas évoqué le sujet avec la collègue de notre échange et que depuis, 0 soucis, et quand il veut que je serre plus, je serre plus, moins, eh bah moins.
Peut être faut-il préparer des réponses à l'avance pour certains cas récurrent.
Les sujets tournent en général autour des mêmes thèmes et en caricaturant: "je suis votre seul patient et vous me devez tout"
L'idée, c'est d'arriver à se convaincre et convaincre que non seulement ce n'est pas le cas, mais qu'au contraire, c'est lui qui devrait nous remercier.
Sérieusement, je soigne des gens, le médecin a mal fait son intervention et la vis sur la jambe a été mal posé et il ne fait pas d'IRM de contôle.
Bilan: il met 1 an à se rendre compte de son erreur et à rectifier.
La femme perd 1 an en arret de travail, douleurs épouvantables, réeducation sur rééducation et va perdre probablement de sa mobilité à terme.
Et quoi ? rien... le médecin a juste déchiré devant elle la facture pour la 2e intervention.
J'en ai une autre dont le médecin a perforé une artère gastrique par erreur pour une intervention bénine, elle se retrouve stérile à 30 ans, avec des soins compliqués. Il y a par dessus infection, et malgré au moins 10 visites en urgences, aucunes réactions, C'est un hématome ma pauvre dame, c'est rien !! La plaie ?? pfffffffff laissez à l'air libre, l'infirmier n'a pas besoin de venir pour ça !! ça va se fermer tout seul !!! à la 11e fois, elle avait 1L dans le ventre infecté qu'il a fallu évacuer.
Bilan: Elle se retrouve avec des cicatrices d'enfer, stérile à même pas 30 ans et........ rien.
Et on vient nous dire, à "nous", que l'on est aux services des gens ???
de quoi je tolérerais ça quand je vois que les médecins et chirurgiens peuvent massacrer des gens en toute liberté et qu'on ne leur dit rien car ce sont des docteurs ?
Certainement pas, les gens sont à ma disposition et ils sont priés de me dire merci quand j'ai fini.
et oui, c'est pas toujours facile à faire transmettre à ces chieurs et c'est pas les collègues qui peuvent aider, c'est même parfois le contraire ^^
la peur de perdre et de cette maxime: "une patientele (clientèle, qu'importe) met 20 ans à se fideliser, 20s à perdre"
Re: remplacante idl / insultes d'un patient
MERCI !!!
un recadrage qui fait du bien ...évidemment à considérer avec mesure
un recadrage qui fait du bien ...évidemment à considérer avec mesure