Forum : Profession infirmière (IDE)

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Messagepar Lolotte3245 » 06 Oct 2020 01:05

Bonsoir, j'espère que quelqu'un pourra me répondre.... J'écris ce soir car voilà je suis diplômé de juillet et actuellement j'ai rejoint le service pour lequel j'avai été embauché soit une réanimation polyvalente. Après 3 mois de diplôme j'ai travailler au soin intensif, un peu neuro et un peu cardio... Même si le début fut rude ça allait mieu.
Mais voilà aujourd'hui j'ai rejoint la réa et malgré une équipe qui me semble gentille... Je suis perdu... J'ai l'impression d'être un boulet, de ne rien savoir faire de ne rien comprendre....
Alors la cadre ma dit a l'entretien qu'il fallait 3 ans a une IDE pour être une bonne ide de réa mais a ce jour autant me demander de gravir l'everest ça serai mieux....
Je suis double 1 mois mais j'ai l'impression que jamais je ne serai capable... Cela fait 1 semaine aujourd'hui et j'ai l'impression d'être encore le boulet de service.
Je suis démoralisé, je par au boulo en sachant que sa n'ira pas, que je vais oublié que je ne vais pas assez anticipé... Je suis perdu, je rentre chez moi le soir en pleurant, je dors mal la nuit.
C'est moi qui ne suis pas faite pour cela ou c'est les début en réa ou l'on se sent comme un gros boulet ??
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Messagepar Cms54 » 06 Oct 2020 17:17

Je n'y connais pas grand chose au service de réanimation, néanmoins je pense que quand on s'attaque à une nouvelle discipline (aussi spécifique qui plus est que celle là) il est normal de se sentir perdu et d'avoir le sentiment d'avoir beaucoup à apprendre, probablement parce que c'est le cas.

Je pense que l'équipe à soulever des points essentiels : il faut du temps pour devenir un infirmier "à l'aise" dans ce service (dixit la cadre de santé), et tu profiteras d'un doublage d'un mois complet.
Tu n'en es qu'au début de ce mois, les doutes sont tout à fait légitimes.
Tu dis pourtant que l'équipe semble bienveillante : profites en pour te former au maximum dans de bonnes conditions.
Si par la suite tu te rends compte que tu n'es pas faites pour ça.. Et bien pas grave, tu auras essayé et seras aller au bout.
Rien à regretter donc je pense, mais laisse toi du temps pour t'adapter ne soit pas si dure envers toi même
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Messagepar choutbee » 06 Oct 2020 17:32

Je ne suis pas en rea mais je rencontre les mêmes difficultés que toi, je me sens complètement incompétente. J'ai l'impression que mon cerveau est ramolli. Tout semble tellement plus simple pour les autres. Moi, je fais conneries sur conneries...
Bon courage à toi, je pense que c'est un moment à passer, mais c'est dur.
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Messagepar Lolotte3245 » 07 Oct 2020 10:21

Cms54 merci beaucoup, je vais essayer de trouver en moi les ressources.
Ce mois de doublure je vais essayer de d'en profiter au maximum et de voir avec l'équipe ce qu'elle en pense :D
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Messagepar Lolotte3245 » 07 Oct 2020 10:24

choutbee a écrit :Je ne suis pas en rea mais je rencontre les mêmes difficultés que toi, je me sens complètement incompétente. J'ai l'impression que mon cerveau est ramolli. Tout semble tellement plus simple pour les autres. Moi, je fais conneries sur conneries...
Bon courage à toi, je pense que c'est un moment à passer, mais c'est dur.


Même si cela n'est pas cool, ça fait plaisir de ne pas se savoir seule dans cette situation là...
Je te souhaite plein de courage
Effectivement j'espère que c'est un moment à passer mais il est dur, le cap est rude :pleure:
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Messagepar Rinou06 » 07 Oct 2020 10:36

Il faut du temps pour être à l'aise dans n'importe quel service, et encore plus dans les services très techniques. C'est normal de se sentir largué après seulement une semaine. Dis toi que s'il y a un mois de doublure c'est pas pour rien, et surtout ne te décourage pas.
Fais attention à ce que tu souhaites, tu pourrais justement l'obtenir
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Messagepar lafolldingue » 08 Oct 2020 03:09

Bonjour, je suis en réa et je t'assure que c'est normal de se sentir boulet au début... La réa c'est stressant, on a peur de mal faire, il y a plein d'infos, mais il ne faut pas te laisser paralyser par ce stress. C'est normal de patauger au début, ça viendra. Ça fait plus d'1 an que je suis dans mon service de réa, j'y avais touché un peu avant, et je suis enfin à l'aise dans mon travail. 1 mois de doublure en effet c'est court mais c'est comme ça dans toutes les réas. Dis toi que tu n'es jamais seule. Il y a les collègues, les médecins présents. Ca demande beaucoup de travail personnel à côté du boulot. Si tu as des questions contactes moi par mp je me ferai un plaisir de te répondre si je suis dispo.
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Messagepar Levophed » 10 Oct 2020 22:14

Hello !
Pas mieux que la folldingue. Quand je suis arrivé en réa med j'avais l'impression de sortir de l'école alors que j'avais 3 ans de DE que j'avais passé aux urgences à la Salpetrière. Moi aussi je me suis remis en question comme beaucoup de "nouveaux" en réa. J'ai même pensé que je n'étais pas fait pour ce métier et j'ai envisagé de changer de voie... Finalement je me suis accroché et aujourd'hui (17 ans plus tard), je ne compte plus les collègues auxquel(le)s j'ai tenu ce discours.
Crois moi, on a tous commencé un jour et on s'est tous senti largués. Mais accroche toi, laisse toi du temps pour vraiment prendre une décision et si dans quelques mois tu as toujours le même ressenti alors peut être qu'effectivement tu n'es pas faite pour bosser en réa. Mais laisse toi au moins une chance d'y parvenir.
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Messagepar sim89 » 13 Oct 2020 20:13

Bonsoir

Je rejoinds les avis précedent.

Laisse toi du temps, c'est normal que tu ne te sente pas à l'aise.

Ce qu'il faut (c'est un avis personnel) :
-Reviser :
-->Physiologie
-->Physio pathologie
-->Pharmaco
-->Quelques calculs de dose.
-->Les choses spécifiques à la réa (KTC, KTA, catheco, transfusion...)
Deux livres que je trouve bien : L'infirmiére en reaniamtion édition Malloine et Les nouveau cahiers de l'infirmiere-uregences réanimation.

Quand tu as des questions n'hesite pas les poser (AS, infirmiere, interne, médecin), il n'y a aucunes questions bêtes : on a tous commencer un jour...

En fonction de l'organisation de ta réa, ne te focalise pas sur les patients les plus simples, n'hésite pas à prendre en charge des patients intubés, ventilé, sédaté sous catheco... Sans te mettre en danger mais ça va te rassurer ette permettre d'appréhender les choses.

Dans 6 mois tu vas déjà commencer à respirer ^^

Prends ton temps, soit curieuse, n'hésite pas à aller sur les autres chamrbes pour voir les soins que tu ne connais pas ou que tu as peu vu (Drainage thoracique, intubation, montage EER, ECMO si vous en avez)...

Bon courage et n'hésite pas
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Messagepar Hématose » 28 Oct 2020 17:57

Bonjour,

De mon côté sans vouloir décourager qui que ça soit de continuer en réa (ou même d'y aller) je voudrais un peu parler de ma propre expérience dans la réa dans laquelle j'avais choisi d'exercer jusqu'à aujourd'hui où j'ai donné ma démission (au cours de ma période d'intégration).

J'ai décidé d'arrêter du fait de la récurrence de survenue de plusieurs situations que j'ai jugées extrêmement à risque vis à vis de moi même, de mon diplôme. Par 3 fois en 3 semaines dans la réa j'ai failli frôler la catastrophe et fort heureusement j'ai eu à chaque fois le sursaut de conscience qui a fait que j'ai été capable de m'arrêter au dernier moment afin de ne pas être préjudiciable. Sur ces 3 situations, dans l'un des cas si j'avais été jusqu'au bout de ma démarche j'aurais pu être tenue responsable et coupable du décès d'une patiente et sur l'autre j'aurais pu être à l'origine d'une très grosse perte de chances pour une autre patiente. Fort heureusement, et je pense avant toute autre chose par chance, je me suis évitée beaucoup de soucis. Et je me doute que je n'aurai pas forcément cette chance à l'avenir, ce qui fait que j'ai préféré m'arrêter avant qu'il ne soit trop tard.
Je préfère ne pas parler de ces situations pour ne pas me rendre identifiable mais je peux en parler en mp !

Je ne trouve pas normal que du fait des conditions de travail je puisse être amenée à prendre de tels risques au quotidien envers les gens dont on a la charge mais aussi envers nous-même, notre diplôme.

La charge de travail est monstrueuse et tend à le devenue encore plus au vu du contexte sanitaire actuel, je ne comprends pas comment feront ceux qui restent pour assumer ça, rien que hier et avant hier même à deux infirmières (moi en intégration et ma tutrice censée m'encadrer) nous avions du mal à prendre en charge 3 patients alors que sur la plupart du temps nous n'étions pas ensemble et faisons chacune nos soins de notre côté. Je redoutais très fort le moment où j'allais être lâchée : comment assumer seule la charge de travail que représentent 3 patients très lourds en réanimation alors que déjà à deux nous avons du mal à tout concilier ?! Et encore, nous sommes allées à l'essentiel dans nos prises en charge mais il y a des tas de petites (et moins petites) choses que nous souhaitions faire aussi, nous n'avons pas eu le temps...

Ce qui m'a également fait peur sont également le témoignage de collègues plus anciens dans ce service qui m'ont plusieurs fois fait part de situations récurrentes rendant parfois les prises en charge très dangereuses (par exemple, un parmis tant d'autres, sortie d'un patient du bloc de chir cardio vers la réa sous ecmo sans prévenir l'infirmier en charge de la continuité des soins) que je me sentais incapable d'assumer, ni demain ni dans dix ans et qui se produiraient un jour.

Ce qui m'a aussi choquée a été de constater à plusieurs reprises que certaines collègues là depuis plusieurs années étaient encore en train de ramer dans leurs prises en charge (sans être pour autant une "mauvaise professionnelle")... Je trouve que c'est assez révélateur.

J'étais profondément insatisfaite de la qualité de mes prises en charge, d'avoir le sentiment de bâcler mes soins (alors que j'ai à cœur de prodiguer des soins de qualité technique et de faire les choses bien à ce niveau là et non pas "au mieux" comme tout le monde le faisait en toutes circonstances dans ce service moi-même comprise), de ne pas avoir le temps de faire même ne serait ce que le minimum d'un point de vue relationnel, de ne pas réellement comprendre la situation médicale (parfois très complexe) des patients, d'être une très bête exécutante, de courir partout, d'être constamment en soins au chevet de patients dont la situation est grave et de se faire reprocher derrière par les familles qu'elles ne parviennent pas à nous avoir au téléphone afin d'avoir des nouvelles (comme si j'étais en train de me tourner les pouces derrière ma tasse de café !), les interruptions de taches incessantes... Et tellement d'autres choses encore... Pas du tout épanouissant comme poste !

Quand je leur ai dit que je ne continuerai pas avec eux ils ont été très surpris car d'après eux je me débrouillais très bien et ils étaient tout à fait confiants sur le fait que je pourrais tout à fait convenir, que je devais avancer sans me remettre en questions sur mes facultés. Je n'étais pourtant pas une grande débutante en réanimation, j'y avais déjà une petite expérience... Ma scolarité en ifsi s'est très bien passée, etc. Bien entendu ça ne garantissait en rien que les choses se passent bien pour moi dans le futur (en réa comme sur n'importe quel terrain) !

Il y a sans doute énormément de choses auxquelles je ne pense pas à l'heure où je rédige ce message qui ont pesé dans ma décision d'arrêter.

En tout cas c'était juste pour dire qu'il n'y a aucune forme de honte ou de culpabilité à avoir si tu ne te sens pas de continuer et que le souci n'est peut être pas toi.
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Messagepar Belphéghor » 28 Oct 2020 19:13

C'est difficile mais certainement le jeu en vaut-il la chandelle.
La difficulté fait souvent le prix des choses.

Tant que vous progressez... Vous vous sentirez de plus en plus à l'aise.

Courage collègue, n'abandonnez pas, ne lâchez rien, et si vraiment vous voyez dans un temps que ça ne vous convient pas, vous changerez, tout simplement, comme le dit Hématome dont les propos me parlent et me touchent beaucoup.
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Messagepar lafolldingue » 29 Oct 2020 23:52

C'est marrant hématose, j'ai le sentiment que tu viens de mon service... En intégration, un collègue m'a dit un conseil que je n'ai jamais oublié : parfois tu auras le sentiment de mettre en danger ton diplome, sois carrée, couvres toi, et tout ira bien. Je me tiens à ce conseil et en effet, des situations brâmeuses il y en a eues... Des collègues perdues qui clairement auraient pu commettre des erreurs fatales si on n'avait pas percuté pour elles...

Il n'y a pas de gens faits pour la réa ou pas. Je pense qu'il y un moment où on se sent plus prêt que d'autres, et des gens qui ne se sentent jamais d'y aller. C'est un travail de longue haleine, beaucoup de travail personnel pour acquérir la théorie, et beaucoup de pratique pour avoir la dextérité et le sens logique.
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Messagepar Belphéghor » 30 Oct 2020 17:29

lafolldingue a écrit :C'est marrant hématose, j'ai le sentiment que tu viens de mon service... En intégration, un collègue m'a dit un conseil que je n'ai jamais oublié : parfois tu auras le sentiment de mettre en danger ton diplome, sois carrée, couvres toi, et tout ira bien. Je me tiens à ce conseil et en effet, des situations brâmeuses il y en a eues... Des collègues perdues qui clairement auraient pu commettre des erreurs fatales si on n'avait pas percuté pour elles...

Il n'y a pas de gens faits pour la réa ou pas. Je pense qu'il y un moment où on se sent plus prêt que d'autres, et des gens qui ne se sentent jamais d'y aller. C'est un travail de longue haleine, beaucoup de travail personnel pour acquérir la théorie, et beaucoup de pratique pour avoir la dextérité et le sens logique.



Ce n'est pas qu'en réa cela dit, j'ai eu ce sentiment pas qu'une fois, à n'en plus dormir la nuit, et pas tant pour mon diplôme que pour la personne qui aurait pu avoir de graves conséquences. Je n'ai jamais commis la faute mais une fois j'ai failli, me tromper de patient pour une injection d'un traitement rhumato, deux patients même âge, même nom, même origine... chambres mitoyennes. J'en ai été traumatisée. Je m'en suis rendue compte moi-même, j'ai vérifié la date de naissance. Ça aurait pu être terrible.

Je me suis déjà dit ''attends tu fais quoi là'' et je n'étais pas en réa j'étais en neuro. Je sais plus ce que c'était.

Je suis persuadée qu'on s'est tous déjà trompés une fois au moins et que ça n'aura pas eu de conséquences.

Une fois une collègue s'est trompée de traitement, la patiente n'a pas été blessée, je n'en dirai pas plus mais ça aurait pu la tuer. J'oublierai jamais. Je venais d'être diplômée.

Une simple erreur d'insuline peut tuer quelqu'un. Un coup de fatigue, une mauvaise journée...

J'ai aussi vu une fois une erreur de jugement qui a coûté la vie à un patient (suicide). Risque sous estimé. La famille n'a pas déposé plainte mais souvent je pense à cette personne.

J'ai peur tout le temps de commettre une faute et je fuis les services où je ne me sens pas capable d'emblée. La nuit je me sens mieux, plus de temps.
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