Forum : Psychiatrie

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Messagepar AMYSEB » 10 Fév 2016 07:18

Bonjour, j'effectue des recherches dans la cadre d'un travail d'epp et je souhaiterais avoir des témoignages sur l'organisation des tâches autour des repas thérapeutique en Hdj. Par tâche j'entend la mise du couvert le service des plat et le rangement de la vaiselle
Merci d'avance
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Messagepar AmThLi » 10 Fév 2016 10:45

Tout le monde est invité à participer.
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Messagepar Jo_bis » 10 Fév 2016 18:10

AmThLi a écrit :Tout le monde est invité à participer.

Oui, et en plus, bien développer :
- Quels patients participent + la place du personnel
- Qui prépare le repas, met le couvert, dessert la table, fait la vaisselle
- Ou se passe le repas, configuration de la table
- Quel repas : petit déjeuner/midi/soir
- Comment s'organiser en tant que soignant
- Les objectifs de ce repas (observation du soignant, évaluation des praxies/gnosies, animation du repas...) ou veux-on en venir ??
- Combien de patients
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Messagepar Lenalan » 10 Fév 2016 18:27

Alors, mon expérience en hôpital de jour, uniquement repas de midi.

Repas préparé par la cuisine, c'est un soignant qui va chercher le chariot.
Le repas est organisé sur 2 ou 3 tablées selon le nombre de patients présents (pas plus de 10 patients par table) + 1 soignant.

Le couvert est mis par les patients à tour de rôle (patients responsables désignés chaque matin), chacun débarrasse son couvert et va le mettre dans le lave-vaisselle, les patients responsables du jour nettoient les tables et rangent la vaisselle après le cycle de la machine.

Le service se fait par les soignants au chariot, les patients se lèvent avec leur assiette et se la font remplir.
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Messagepar AMYSEB » 10 Fév 2016 19:21

Merci!
En fait au départ on a la même organisation sauf que nous essayons de trouver des axes d'amélioration autour de l'organisation des tâches du repas... Et du départ anticipé de certain patient avant la fin du repas.
Les patients sont désignés sur la base du volontariat ( souvent les mêmes d'ailleurs) et les personnes qui ne font pas de tâches sont de rangement de vaisselle mais les patients restant pour aider à faire se font rares... Alors je cherche des pistes et des témoignages.
Merci de m'avoir répondu
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Messagepar AmThLi » 11 Fév 2016 10:08

Oui bah c'est un peu pareil partout en fait, avec ce problème récurrent de celles ou ceux qui participent moins que d'autres.
Ce qui n'est qu'une extension de ce qui se passe partout dans les communautés humaines, certains sont plus volontaires que d'autres. Il me semble que ce problème est quasi insoluble et que la question est surtout de le prendre avec le meilleur angle de vue.

L'exemple décrit par Lenalan est mauvais. Il y a des désignations, donc une relation de pouvoir. Les patients se font servir au chariot, pratique asilaire effroyable de type "maman oiseau met la nourriture dans le bec de bébé oiseau".
En clinique institutionnelle, du moins celle que j'ai pu fréquenter, ça se passe comme ça : ce sont des moniteurs et des patients ayant un contrat et étant rémunérés pour cela qui mettent la table et servent le repas, avec une participation relative tout de même des gens qui viennent manger.
Toute la nuance étant dans la répartition égalitaire ou non des tâches et dans les décisions en amont (commission collective pour décider qui fait quoi ou pas).

Pour le reste les gens viennent et mangent. Le repas est "thérapeutique" parce que la parole circule autour de la table, pas parce que machin fait la vaisselle et truc débarrasse, "ça les resocialise", ça c'est n'importe quoi.

En HDJ, on faisait un peu différemment, contrainte du public oblige, le repas arrivait dans un chariot, on faisait ensemble des tables, puis on préparait des plats, qu'on mettait au milieu de la table, et chacun se servait. Dans la clinique dont je parle, il y a aussi ce système de plats. Il y a un passe-plat, quand la table est complète on apporte un plat. Par contre, on doit aller chercher le pain et l'eau directement au passe-plat, personne ne nous l'apporte.
Chaque table est une micro-étude socio-psychothérapique. Voilà en quoi c'est un repas "thérapeutique".

C'est pour ça que j'ai été aussi bref, dans ma première réponse. "Chacun est invité à participer" signifie qu'il y a du collectif sans ordres donnés ni abus de pouvoir de type désignation quotidienne de celui qui se tapera la corvée de patate ou de vaisselle. Et si on en repère des qui esquivent les tâches ménagères, on peut toujours en reparler avec eux dans l'après-coup.
Et cela va sans dire que les pratiques du genre "la bouffe dans la gamelle, chacun à son tour", il faut aussi oublier. On mange entre adultes, entre humains même, donc on a un plat au milieu et chacun se sert. Si il y en a un qui se sert au détriment des autres, la parole sert à le lui faire remarquer.

Par contre pour les gens qui se barrent vite fait du repas, c'est aussi un problème individuel. C'est un problème collectif, qu'est ce qui fait que le groupe ne retient pas l'individu, mais aussi individuel, quelle angoisse est en jeu dans cette situation, cela est donc du ressort de la réunion collective entre l'équipe et les patients (inimaginable qu'elle n'existe pas en HDJ !!!!), et du ressort des entretiens individuels psychothérapiques.
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Messagepar Lenalan » 11 Fév 2016 10:17

je suis contente de te lire AmThLi, je n'adhérais pas du tout à la "philosophie" de ce que j'ai pu voir dans ce service (pas seulement au niveau du repas thérapeutique mais globalement). Je trouvais ça très "paternaliste" voire "rigide" (je sais pas comment dire, mais ça faisait très "je suis à l'école, je me fais gronder par la maîtresse si je range pas les jouets"). D'ailleurs des patients ne vivaient pas toujours bien "le cadre" et ne revenaient pas. Moi qui ne suis pas patiente j'ai plutôt mal vécu le concept (j'ai eu un gros coup de déprime, l'ambiance était pesante). Mais bon, on m'a dit que je ne comprenais pas le soin en psychiatrie et que j'étais passée à côté (je suis aussi passée à côté au stage suivant en secteur fermé où j'ai vu des choses qui me heurtent au niveau de la dignité humaine) :lol:
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Messagepar AmThLi » 11 Fév 2016 10:18

Ce que tu appelles "paternaliste" et "rigide", pourquoi pas ? On pourrait trouver bien d'autres adjectifs, "maternant", "carcéral", etc... Il me semble que ce autour de quoi on tourne, c'est la question de l'abus de pouvoir et de l'infantilisation.
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Messagepar Titouin » 11 Aoû 2018 20:17

Bonjour ,j'ai participé durant 3 semaines aux repas thérapeutique de l'hôpital de jour à la colombiere au Chu de Montpellier .
J'ai une question qui me taraude depuis ce séjour .
En effet les infirmiers prennent le repas avec les patients .
Les repas sont servies dans des barquettes individuelles et nous pouvons verser less barquettes dans de la vaisselle ,mais je souhaiterai comprendre pourquoi les patients ont de la vaisselle dédiés à eux différentes de la vaisselle des soignants,. Les deux vaisselles ainsi que les verres et les couverts sont lavées dans des bacs différents et on ne mélange pas les vaisselles ,,,.
D'autres personnes ont elles rencontrées cette usage et si quelqu'un pouvait me donner une explication car j'ai été choqué que l'on discrimine ainsi et stigmatise le patient qui des lors peut se sentir sale contaminé ou je ne sais quoi .
Merci de m'avoir lu ,
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Messagepar brrruno » 11 Aoû 2018 22:55

Bonsoir,
Vous soulevez sans doute la question la plus centrale du travail en psychiatrie ! Qu'elle image les "soignants" peuvent bien avoir des patients... Force est de constater au travers d'une telle expérience, qu'il n'y a plus rien de thérapeutique dans ces pauvres repas (en sans doute dans le reste). Mais vu qu'une forte représentativité du personnel en psychiatrie n'est plus formée, on glisse ce doux mot de "thérapeutique" à toutes les sauces (et pas que celle du repas). Ainsi, inutile de réfléchir puisque c'est thérapeutique. Bienvenue dans l'ère du scientifique, inutile de réfléchir, maintenant on applique (bêtement si possible) les protocoles en tous genres.
Vivement la retraite :?
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Messagepar Lenalan » 14 Aoû 2018 09:21

Je ne comprends pas non plus... En EHPAD on a ce genre de repas (appelés "repas partagés" mais qui permettent d'aborder le résident sous un autre angle que le soin), on mange dans la même vaisselle et elle est mélangée à celle des résidents pour le lavage... Même quand on prend un plateau pour manger à notre pause, c'est la même vaisselle.
Lors de mes stages en psy, on mangeait aussi dans la même vaisselle que les patients. Je ne vois vraiment aucune explication.... Il faudrait savoir qu'est-ce qu'on risque à manger dans la même vaisselle (pour moi: rien) ou alors qu'est-ce que nous on peut leur transmettre (pour moi: rien), donc à part pour les faise se sentir "pestiférés", je vois pas l'intérêt.
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Messagepar Mamour7880 » 21 Aoû 2018 00:30

Bonsoir!

Je crois avoir connu un peu de tout aussi et avec du recul je délivre la palme a la pédopsychiatrie et une ancienne collègue ergothérapeute en psychiatrie adulte.

En psychiatrie adulte au CH d'O****, il n'y a pas de repas thérapeutique tout bonnement. Il y a une cuisine thérapeutique c'est vrai, comme au CH Philippe Pinel d'A*****. Mais je n'ai vu aucun des deux pratiquer ce genre d'atelier. En revanche il y a des ateliers pâtisseries...
Ils demandent moins de temps, de budget...
Les patients étaient sélectionnés au staff. Soit a la demande du patient soit a l'initiative de l'équipe. Mais jamais de patient incurique....
Ces ateliers pâtisseries ne sont animés a O**** que par l'ergothérapeute. Qui a un groupe restreint de patient (5 max), de même a A***** sauf que chez eux, c'est l'IDE qui gère.
Le résultat est partagé aux équipes et au patient lors du goûter.
Problème, les recettes sont imposées en amont. Le budget dépend du service. Les courses aussi.
A O*****, 1x/semaine. A A*****, au pif.


En pédopsychiatrie a O**** en revanche, là c'est plutôt bien.
Assuré par les IDE ou les AS et souvent en binôme. C'est un petit service, 9 enfants et lors de cette activité, il faut nourrir tout le monde.
Cet atelier peut être aussi uniquement de la pâtisserie.
Les patients participant sont en général 4. Et participe sur libre choix. Et c'est souvent très spontané chez les filles. L'incurie n'est pas un critère d'exclusion, on considère que l'enfant peut être lavé le matin sur stimulation.
Les enfants et les médiateurs se réunissent en amont pour choisir les recettes. Souvent simples mais ils adorent : pizza c'est le plat phare.
Les soignants gèrent en conséquence les courses. Et le timing. Les objectifs ne sont pas les mêmes que chez les adultes. On recherche avant tout la convivialité, le sourire, le divertissement.
La cuisine thérapeutique est simple et bien équipée.
L'activité est répétée fréquemment (2x par semaine ou plus)
L'avantage vient du fait qu'il y a beaucoup de soignants (4) pour 9 patients. Et un budget agréable.


Mais le meilleur reste mon ancienne collègue ergothérapeute au CH de P******.
Elle choisissait de travailler avec une IDE sur la base du volontariat.
Il y a 3 séances :
- une demande au staff de 3 a 4 patients. Pas d'incurique de choisi.
- une réunion en amont est faites pour dresser le menu, du plat au dessert. Cette étape permet d'évaluer leur capacité de concentration et leur intérêt.
- une séance course avec un seul patient ou 2 : le but étant d'évaluer ses capacités d'orientation, sa concentration, sa mémoire, et d'organisation (gérer la liste et le budget !)
- la dernière séance : le repas. L'avantage etant qu'elle avait son propre espace de travail et sa propre cuisine!
L'atelier durait de 11h jusque 14h pour les patients. Et nous 10h - 15h.
Le but étant d'accompagner, évaluer, étayer et aider si besoin.
C'était un véritable atelier thérapeutique en mon sens.
Malheureusement en danger : dépend des budget de service mais aussi des services d'hygiène de l'hôpital....et l'ergo ne peut travailler seule. Donc si pas assez d'effectif IDE, pas d'atelier.
La fréquence : 1x/mois.

En HDJ a R*******, le repas est dit thérapeutique car il est amélioré en terme de présentation et de saveur par les cuisines....cela n'a rien a voir avec l'intra.
Tout les patients de l'HDJ participent à la mise du couvert. Le service et le debarassage. Et tout les soignants sont conviés de manger avec eux.
Il n'y a pas d'atelier cuisine a mon sens....mais là encore des ateliers pâtisseries périodiquement par une AS (par exemple crêpe a la Chandeleur) avec 2-3 patients.

Comme certains le disent, l'étiquette thérapeutique est usée à tout va sans vraiment cherché de sens....
Cette ergothérapeute reste une exception dans mes souvenirs, car je n'ai jamais revu un tel investissement et sens donné, ce qui en faisait du soin

En intra, tout devrait être thérapeutique... malheureusement trop ont tendance à faire au plus vite pour avoir la paix....repas bâclé en 20min...une honte...
Ou au contraire, un service à table qui infantilise les patients de A a Z.
Et jamais de soignants a table...mais de la surveillance....
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Messagepar Czapska » 14 Fév 2019 18:23

Je travaille dans un hdj
Le vaisselle est evidemment la meme pour les soignants et patients
Pour les taches, etant donné que ce sont tjrs les memes qui se designent nous faisons un tableau à la semaine
2 pour mettre la table et la debarrasser
2 pour laver la vaisselle et la ranger
1 pour nettoyer les tables
1 pour aller vider la.poubelle
Nous avons fini par faire ça car ces taches engendraient beaucoup d injustices et de tensions entre les patients quand on" les invitait à faire "
Nous leur avons dit que nous regrettions le caractère peut etre infantile de ce tableau mais que cela permettait plus d égalité
Finalement ça fonctionne très bien et les patients préfèrent cette option
Nous remarquons que de manière générale, un cadre assez stricte, est bénéfique pour nos.patients
Ils le testent mais sa rigidité nous montre avec le temps que le.patient s'y sent bien et en sécurité car il n y a que peu de failles ou s'engouffrer , moins de clivage et plus de justice
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Messagepar camillou38 » 18 Mar 2019 18:31

Bonjour,
qu'est ce qui vous permet de dire qu'un cadre assez strict est bénéfique ? Est-ce simplement la disparition des tensions dans ce temps là ?
De quoi les patients, notamment ceux qui avant l'instauration de ce cadre échappaient, peuvent se saisir ?
La rigidité du cadre montre de la sécurité ou une forme de soumission ?

En début du fil de discussion Amthli appelle à un peu de prudence en questionnant, entre autre, les angles de vue. Le tableau est d'une bonne initiative, il est organisateur et peut ouvrir à la discussion de qui s'inscrit où, ou alors il peut enfermer au travers de la décision d'un qui y inscrit l'ensemble.
La discussion demande du temps, c'est un soin ! mais il est nécessaire que les institutions (à tous les étages : direction de la structure, ars, has, ifsi) l'entendent afin que le temps et le personnel nécessaire (et formé) pour faire vivre cette circulation de la parole puisse y être.
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Messagepar Czapska » 13 Avr 2019 23:00

Le cadre (je parle des règles de vie en collectivité, basée sur des notions de respect des uns et des autres, des règles d hygiène de fonctionnement de la structure etc) est bénéfique pour eux car il tend dans notre structure vers un reflet de la vie à l extérieur quand on est un citoyen qui vit avec les autres travaille, va faire ses courses etc
Bien sur qu'il est discuté parfois avec certains patients mais cela se passe bien car il est fait dans une démarche bienveillante afin de leur donner des armes pour une réhabilitation sociale et où professionnelle. Des réunions soignant soigné sont réalisées 1 fois par mois pour qu'ils aient la parole tous ensemble (ce qui les encourage) pour remettre en question ce qui leur semble pas adapté et ceci en présence de notre psychologue.
Il nous permet également de repérer des moments de moins bien pour nos patients quand certaines règles sont plus difficiles pour eux à respecter (hygiène, respect de l autre refus de participer aux différentes tâches ou activités)
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