Amélioration du sommeil et du bien-être mental mais aussi de la «capacité à refuser l’alcool» en contexte social : une évaluation «approfondie»* du Dry January en France mené par l’hôpital Le Vinatier (Lyon) identifie ses bénéfices sur la santé de ceux qui décident d’y participer. Réalisée en 2024, elle inclut 2 123 participants adultes, dont 57% qui ont indiqué ne pas avoir consommé d’alcool au cours du mois de janvier. «Les effets positifs apparaissent en quelques semaines seulement», avec un impact particulièrement marqué sur le sommeil, avec une augmentation de sa qualité, et la santé mentale, avec «une amélioration du bien-être et de la confiance en soi», explique l’établissement dans un communiqué. L’étude souligne également que même une simple réduction de la consommation suffit à produire des effets positifs.
Pour autant, tenir le défi du Dry January n’est pas chose aisée, surtout dans un pays où la consommation d’alcool demeure élevée, et face à la pression sociale. «Refuser un verre lors d’un repas ou d’une soirée reste un obstacle majeur. Les participants les plus à l’aise pour dire non en situation sociale réussissent davantage le défi», relève ainsi Le Vinatier, qui identifie plusieurs facteurs pour réussir le défi : fixer un objectif clair, ce qui multiplie par trois les chances de réussite, et s’appuyer sur un soutien numérique via des outils, dont applications, qui permettent de maintenir sa motivation. Certains profils s’avèrent toutefois plus vulnérables que d’autres, à commencer par les fumeurs et «les personnes qui estiment leur consommation d’alcool excessive».
Un levier "efficace" pour modifier les comportements
Cette étude vient démontrer l’intérêt de ces campagnes d’abstinence temporaire. «Peu coûteux, facilement déployable et accessible au plus grand nombre, le Dry January apparaît comme un levier efficace pour initier un changement de comportement, sans culpabilisation», est-il souligné dans le communiqué. Les chercheurs insistent toutefois sur la nécessité de poursuivre les travaux sur le sujet, afin de déterminer si ces bénéfices s’inscrivent dans la durée.
Le Dry January, qui consiste à ne pas boire d’alcool tout au long du mois de janvier, revient pour sa 7ème édition. . En 2024, 61 % des consommateurs d'alcool connaissaient l'initiative et plus de 4,5 millions de personnes ont relevé le défi, selon les chiffres avancés par Le Vinatier.
*L’étude a été réalisée via un questionnaire, avec le soutien de l’Institut national du cancer (INCa).
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