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Vivre avec une insuffisance rénale chronique

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Revue Soins et La Revue De l'Infirmière

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L'insuffisance rénale chronique (IRC) est une maladie qui évolue souvent à bas bruit, demeurant de fait longtemps silencieuse. Ce dossier de la revue SOINS met l’accent sur la nécessité d'informer très largement sur cette maladie et d'en favoriser ainsi un meilleur dépistage car les conséquences de l'IRC sont importantes pour la santé de la personne atteinte.

Avant-propos - Une maladie souvent silencieuse

couverture revue soins juin 2018

Quels que soient ses facteurs de risque, le patient en insuffisance rénale chronique est un acteur à part entière de sa prise en charge.

En 2017, plus d’un adulte sur 10 souffre d’une affection rénale, ce qui représente plus de 600 millions d’individus dans le monde. Chaque année, en raison d’un diagnostic tardif, des millions de personnes décèdent prématurément d’insuffi sance rénale chronique (IRC) ou de ses complications cardiovasculaires.

L’insuffisance rénale est une maladie d’évolution progressive qui demeure longtemps silencieuse. Elle n’est détectable biologiquement que tardivement. Elle apparaît lorsque la capacité de filtration du sang par les reins devient insuffi sante. Elle est dite "aiguë"si le dysfonctionnement des reins est transitoire et réversible, et "chronique" quand la maladie rénale en cause est irréversible. Dans 50 % des cas, les maladies rénales chroniques qui conduisent à l’insuffi sance rénale sont la conséquence d’un diabète ou d’une hypertension artérielle. Les autres causes sont diverses, mêlant des facteurs génétiques,
environnementaux et dégénératifs. Elles sont souvent détectées à l’occasion d’une analyse de sang ou d’urine, ou de la mesure de la pression artérielle (HTA). Même s’il n’est pas possible de guérir l’IRC, le traitement médicamenteux, associé à des mesures hygiénodiététiques, peut toutefois ralentir sa progression, voire la stopper.

L’une des premières mesures est une modification du régime alimentaire avec une réduction des apports en protéines, une limitation de ceux en sodium et en lipides, et une réduction de la consommation de liquides.

La prise en charge médicamenteuse repose sur le traitement des causes de la maladie (HTA, diabète) et celui de son retentissement et de ses complications (troubles métaboliques, anémie, carence nutritionnelle...).

Quels que soient ses facteurs de risque, le patient est un acteur à part entière de sa prise en charge. Il existe de nombreux programmes d’éducation thérapeutique afin d’aider le patient dans ces démarches. Celui-ci s’inscrit alors dans un parcours personnalisé de soins

Lorsque le stade terminal de l’IRC est atteint, le dysfonctionnement des reins doit être pallié par une dialyse (la dialyse péritonéale et l’hémodialyse) ou une greffe de rein, dont l’indication varie selon l’âge du patient, sa capacité à gérer son traitement,son souhait et la présence éventuelle de comorbidités. Dans le cas de greffe, le rein peut provenir d’un donneur vivant ou d’une personne qui vient de décéder. Grâce à la greffe, le receveur peut mener à nouveau une vie active.

La maladie rénale chronique doit faire l’objet d’une information large et d’un meilleur dépistage. Enfi n, le don d’organes reste primordial dans la mesure où il permet de sauver des vies.


Responsable du Pôle autonomie territorial Grand-Versailles
florence.michon@numericable.fr

L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts en relation avec cet article.

revue soins juin 2018SOINS n° 826 – Juin 2018

Éditeur : Elsevier Masson

Les rubriques : Actualités professionnelles - Partenaires - Histoire de lire - Dossier - En fiche - Petites annonces

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