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Les "contrordistes" condamnés...

Publié le 09/09/2013

Le tribunal de grande instance (TGI) de Marseille a condamné le 5 septembre 2013 le syndicat Résilience et son secrétaire général, Hugues Dechilly, pour diffamation publique à l'encontre de l'ordre national des infirmiers (ONI), a-t-on appris le 6 septembre de sources concordantes.

Une condamnation pour Résilience et son secrétaire général

L'ordre infirmier (ONI) avait déposé plainte en septembre 2012. Il reprochait à Hugues Dechilly des propos qu'il avait tenus dans une interview au site Actusoins.com parue le 22 juin 2012, et reproduite sur le site de Résilience le lendemain. L'article s'intitulait "le syndicat Résilience fête ses deux ans: 'Notre but est de dézinguer l'ordre infirmier'". L'instance reprochait à Hugues Dechilly des propos dont elle résumait ainsi la teneur: L'ordre national des infirmiers n'a aucune utilité, a un fonctionnement opaque et farfelu ; il constitue une mafia où règnent des conflits d'intérêts, ne respecte pas les réglementations en vigueur, couvre des pratiques répréhensibles. Dans l'interview, le syndicaliste accusait notamment l'ordre d'avoir "couvert" des pratiques d'une infirmière libérale marseillaise qu'il décrivait comme illégales, en matière notamment de facturation. Hugues Dechilly et Résilience sont chacun condamnés à une amende de 200 euros, solidairement à 1.000 euros de dommages-intérêts et à 2.000 euros au titre des frais de justice. Le tribunal a également condamné Résilience à publier un communiqué sur son site internet, a indiqué l'ONI dans une réponse écrite à l'APM.

Egalement joint le 6 septembre 2013, Hugues Dechilly a expliqué qu'il avait dû quitter le tribunal avant que le jugement ne soit prononcé, car celui-ci n'a pas été rendu à l'heure attendue. Le syndicaliste a confirmé sa condamnation et celle de Résilience à 200 euros d'amende, mais a dit attendre confirmation du tribunal pour les autres peines.Il n'a pas encore pris de décision sur un éventuel appel. Hugues Dechilly a par ailleurs été condamné le 14 mai 2013, à Paris, à 50 euros d'amende avec sursis et un euro symbolique de dommages et intérêts pour avoir injurié l'ordre à plusieurs reprises sur internet.

Par deux fois, à Paris et maintenant à Marseille, la justice a été rendue et des condamnations ont été prononcées. L'ordre national des infirmiers espère que ces sanctions permettront de faire cesser des agissements qui ne font que desservir la cause des infirmières dans notre pays, a commenté l'ONI dans sa réponse à l'APM le 6 septembre 2013.


Source : infirmiers.com