La maîtrise des activités hospitalières génératrices d’émission de gaz à effet de serre est une nouvelle composante des prérogatives des managers de santé. Le référentiel de certification de la Haute Autorité de Santé (HAS) comprend désormais quelques critères qui y sont liés et les cadres de santé doivent donc agir en conséquence au sein de leurs unités.
Selon l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP), en 2025, la valeur absolue du Bilan d’émissions de gaz à effet de serre (BEGES) de l’AP-HP a progressé de +3,8% par rapport à 2024, principalement sous l’effet de l’augmentation des travaux de construction réalisés au sein de l’institution. Mais si l’on supprime les émissions liées aux travaux, on constate une stabilisation et même une diminution de -0,2 % en valeur absolue et de -2,4 % lorsque les émissions sont rapportées au nombre de journées d’hospitalisation.
L'enjeu des émission liées aux soins
Ces résultats sanctionnent le travail effectué ces dernières années par les agents de l’AP-HP en faveur d’une faible croissance des émissions associées aux activités de soin concernant les médicaments, les consommables de laboratoire et dispositifs médicaux (DM), et qui sont compensées par la baisse des déplacements (-3,7%), de l’énergie (-4,5%), et de certaines catégories de soin telles que les gaz médicaux (-20%) et les produits de soin à usage unique (-28%).
Dans ce cadre, des actions phares ont été menées dans des spécialités particulièrement émettrices, parmi lesquelles une démarche de green bloc. Par ailleurs, les activités des services de réanimation de l’AP-HP, ainsi que les consommations de médicaments et de dispositifs médicaux, sont évaluées et permettent de mettre en place des pistes d’action concrètes.
Consultez les résultats de cette évaluation dans le BEGES 2025 de l’AP-HP.