La profession de cadre de santé nécessite souvent une disponibilité importante, tant envers les collaborateurs qu’envers les patients et leurs familles, le corps médical ou la hiérarchie. Dans ce contexte, les journées sont parfois longues et il n’est pas rare d’être tenté d’emporter du travail à la maison ou de rester joignable. Nous rappelons ici que ce ne sont pas des pratiques à encourager, les temps de repos étant essentiels, notamment pour ne pas perdre en productivité durant les périodes de travail effectif. C’est le droit à la déconnexion.
Inscrit dans le Code du travail depuis 2016 dans le cadre de la négociation obligatoire sur la qualité de vie au travail (QVT), le droit à la déconnexion a pour objectif d’assurer le respect des temps de repos et de congé, ainsi que de la vie personnelle et familiale. Il concerne tous les salariés utilisant des outils numériques, qu’ils travaillent sur site, à distance ou en télétravail.
Évaluer les risques d'hyperconnexion
Pour satisfaire à la législation, l’employeur doit veiller au respect de ce droit. Il doit évaluer les risques d’hyperconnexion sur la santé physique et mentale des salariés, en les intégrant éventuellement dans le document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP). Ainsi, la négociation collective sur la QVT comporte un chapitre sur ce thème et, à défaut d’accord, l’employeur doit élaborer une charte dédiée, après avis du comité social et économique (CSE), qui définit les modalités de l'exercice du droit à la déconnexion et prévoit la mise en œuvre d'actions de formation et de sensibilisation à destination de l’ensemble des salariés.
L’Institut National de Recherche et de Sécurité en milieu de travail (INRS) consacre, sur sa plateforme web, un Focus sur cette thématique. Elle y présente les différentes modalités que l’on peut mettre en place au sein d’une organisation pour respecter ce droit.