Ce 15 juin a débuté la Semaine pour la QVCT 2026, organisée par l’Agence Nationale pour l’Amélioration des Conditions de Travail (ANACT). La présidente du conseil d’administration de cette institution, Sylvie Peretti, a donné, dans ce cadre, une interview à la plateforme my Happy Job dans laquelle elle commente les enjeux du management dans un contexte de transformations accélérées.
Des progrès à faire en matière d’investissement de la qualité managériale
Elle y met en lumière le rôle du manager pour l’accompagnement au changement dans cette période de transformations au sein des organisations, marquées notamment par le développement des nouvelles technologies ou la quête de sens chez les collaborateurs. Elle envoie un message clair sur la QVCT: « Les managers sont des travailleurs auxquels il faut porter une attention particulière. Leur charge est lourde. Et, sans être trop critique, on peut considérer que nous avons encore des progrès à faire en matière d’investissement dans la qualité managériale».
Faut-il traiter en priorité la QVCT des managers?
Dans ce contexte, elle estime que les managers doivent être accompagnés par leur hiérarchie, ce qui n’est visiblement pas toujours le cas. Il en résulte une désaffection pour la filière managériale, cette fonction étant chargée d’une responsabilité trop lourde au regard des questions d’équilibre de vie, d’investissement en temps, en empathie et en relations humaines. Et c’est là que se crée une ambiguïté largement répandue actuellement: faut-il traiter en priorité la QVCT du manager ou les pratiques managériales favorisant la QVCT de leurs équipes?
Un management de qualité peut-il être compatible avec une mauvaise QVCT du manager? Cette question ne se posait pas il y a quelques années. Le manager, a fortiori le cadre de santé à l’hôpital, était choisi pour ses qualités de fermeté, de communication, voire de maîtrise de son environnement et était considéré comme une personne au caractère bien trempé capable d'une grand résistance psychique. Pourquoi, alors, se soucier de sa QVCT?
De la QVT à tous les étages
Le paradigme est très différent aujourd’hui. À l’instar des agents desquels il a la charge, on considère aujourd’hui que son bien-être au travail conditionne la manière dont il gèrera son équipe au quotidien. Car les nouvelles générations de cadres semblent plus sensibles et moins résistantes aux contraintes ou à la pression interne, venant de leurs collaborateurs, mais surtout externe, émanant de l’environnement ou de la hiérarchie. Nous devons mettre l’accent, au quotidien, sur la manière dont nous faisons passer les messages, sur la posture à adopter selon les circonstances, ainsi que sur la valorisation des activités de nos équipes.
« Un management qui ne répond pas aux attendus se traduit rapidement par une mise sous pression des équipes, des difficultés à prioriser, un pilotage déconnecté du terrain faute d’écoute», explique Sylvie Peretti. C’est ainsi qu’un management qui contribue à la QVCT repose sur la confiance, l’écoute, l’empathie, le développement de l’autonomie et des compétences et gagne en qualité.
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