EMPLOI

Du chômage chez les infirmières...

Cet article fait partie du dossier :

Conseils emploi

Depuis quelques semaines un phénomène bien étrange, et surtout sans précédent, touche les infirmières et plus précisément les « nouveaux » diplômés. En effet, dans certaines régions de France, il serait difficile de trouver un poste. Les offres d’emplois se font rares tandis que les demandes s'accroissent : la tendance se serait-elle inversée ?

Du chômage chez les infirmières...Depuis septembre 2012, plusieurs topics sur le forum d’Infirmiers.com traitent de la difficulté pour certains infirmiers de trouver un emploi et les intitulés sont clairs : « recherche d'emploi désespérant », « IDE au chômage dans le Nord-Pas-de-Calais »... Cela concerne plusieurs régions : Aquitaine, Haute-Normandie, Nord Pas de Calais… pour l’instant, l’Ile de France n'est pas touchée, pas plus que les grandes métropoles comme Marseille, Nice ou Toulouse. Une page Facebook intitulée « infirmier(e)s au chômage ? » s'est même ouverte...

Face à ces différentes informations, nous avons également interrogé notre service emploi et son propos est identique aux dires des internautes : il y a de moins en moins d’embauches au sein des hôpitaux Français mais également en intérim.

Nous avons donc profité du Salon Infirmier, tenu du 24 au 26 octobre dernier à Paris, pour en parler aux principaux intéressés, jeunes diplômés notamment, mais aussi aux différents directeurs de soins présents, qui confirment également l’information.

« Un soignant travaille souvent pour deux »

Pourquoi ce revirement de situation ?

L’offre de soins et le besoin en infirmières est présent. La charge de travail du personnel en poste ne cesse d'augmenter et un soignant travaille souvent comme deux. Ce sont les embauches qui sont limitées. Nous pouvons alors nous demander pourquoi en cet automne 2012 certaines infirmières sont au chômage ? Il n’y a pour l’instant pas de réponses officielles, mais les restrictions budgétaires observées ça et là sont un bon indicateur du marché du travail actuel. Il y a moins de postes disponibles car la crise financière restreint les effectifs de la fonction publique, le tout combiné à une fermeture de lits dans certains services et des remplacements de longue durée laissés vacants. De plus, le peu de postes disponibles en début d'année 2012 a été pourvu par la première sortie des jeunes diplômés. Il est donc plus difficile pour la dernière promotion de juin 2012 de trouver un emploi.

Une situation à suivre...

Pour ne pas rester inactifs des IDE se font embaucher comme aide-soignant en attendant qu’un poste se libère. D’autres déménagent et migrent vers des régions moins touchées voire s'expatrient en Suisse ou au Québec. Les besoins en soins augmentent mais l’attractivité pour le métier n’est pas au rendez-vous. Nous ne manquerons pas de vous tenir informés de la suite des événements et n'hésitez pas à partager vos dernières informations. Cette situation serait-elle le début d’une longue période ?

NDLR : un remerciement particulier aux internautes du forum pour leurs témoignages et avis.

Creative Commons License

Rédactrice Infirmiers.com Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Publicité

Commentaires (25)

sollia

Avatar de l'utilisateur

4 commentaires

#25

pire en 2013 !!

il serait tant de faire un constat serieux et fiable sur le chomage des IDE, région par région !!! CELA PREND DE L AMPLEUR !!

chloeee

Avatar de l'utilisateur

1 commentaires

#24

Chômage aussi pour les IDE expérimentées

En dispo le 1er septembre pour monter du Sud au Nord, j'ai envoyé une trentaine de CV sans succès.
Je n'ai pas trié: EHPAD, médecine du travail (où j'ai de l'expérience), psy (idem), soins à domicile (pareil), enseignement (super motivée), j'en passe... et ... rien! Pourtant je répondais à chaque fois à une annonce.

Pourtant, Zouriteman, en 11 ans j'en ai fait des sacrifices sur ma vie perso, sur les horaires... Pas un Noël passé en famille, peu de soirées, encore moins de week-end.
Je me suis même spécialisée (en hygiène hospitalière).

Sur mon poste actuel, je ne serai pas remplacée: mutualisation des équipes, suppression d'une structure. Il manque 600000 euros à l'Hôpital (un gros centre de psy) pour l'année 2013 dont 400000 sur les charges salariales.

J'avais aussi pensé ne pas connaître cette situation quand j'ai passé mon DE. J'ai connu l'âge d'or où les établissements nous faisaient la cour, où l'intérim nous harcelait. Il fallait se battre pour caser des repos! mais ce temps est révolu et pas seulement pour les jeunes DE!

minetteka974

Avatar de l'utilisateur

1 commentaires

#23

Enfin Parlons en !!! ce n'est pas une rumeur...

Bonjour à tous,
Je ne me dirais pas réjouie de lire les posts précédent mais quand même soulaagée de voir que je ne divague pas. Dans l'article il est dit que les régions sud ne sont pas touchées : FAUX !!! jeunes diplômés comme anciens mais nouveaux arrivants sur Toulouse et bien ON GALERE !!! Partie de Paris (pour des pb de santé) oui il y a d boulot à Paname mais il ne faut pas être un "robot défectueux" dirons-nous... Partie dégoutée du système clinique fricos on te pousse jusqu'a la sortie,dépression nerveuse j'ai craqué et me suis barrée vers Toulouse. Je pensais trouver facilement et bien j'ai totalement déchanté même en intérim après le rush juillet aout c'était fini, plus d'appels. En plus mes problèmes de dos faisant je ne peux plus accepter les services dits "trop lourds". Fini par toucher le chômage galère galère pour récupérer tous mes droits véritables en novembre seulement. J'essaie un labo en étant honnête sur mes difficultés physiques... ca a été trop dur j'ai dû m'arrêter et la période d'éssai avec...La bas des filles arrivées quelques temps avant m'ont racontées leurs difficultés égales aux miennes en intérim ou à l'embauche en CHU ou cliniques (alors qu'elles n'ont pas de pb de santé...) Moi, depuis je suis en arrêt, je déprime (pour rester gentille) je ne sais plus si j'ai un quelconque avenir dans ce métier que j'aime et pour lequel je me suis battue pendant 4 ans pour réussir ce DE...
Une Infirmière perdue... ne sachant plus si je le suis toujours c'est une partie de mon identité... ma profession, mon travail, vers quoi me tourner où trouver un nouvel objectif... c'est dur d'entendre celà à 26ans et de ne plus voir les pas devant soi...
Bon courage à vous tous sincèrement ...

zouriteman

Avatar de l'utilisateur

3 commentaires

#22

PENURIE d'OFFRES

Il faudrait d'abord comprendre que sous le vocable d'INFIRMIER(E) il n'y a pas un seul métier universel , ce qui est d'ailleurs un défaut majeur du code ROME de pole-Emploi (ayant eu en temps qu'employeur plusieurs fois à faire des recherches dans le fichier de P-E , je dois dire que c'est vraiment un fourre-tout).
Soit à travers les stages (pour un jeune diplomé), soit par ses premièrs emplois, chacun acquiert une spécialité opérationnelle , pour n'en citer que certaines : Infi en bloc opératoire, du travail , soins aux personnes agés , soins à domicile.

ensuite, ce métier requiert une grande souplesse et adaptation horaire (travail de nuit, les dimanches et jours fériés , 2 plages de travail par jour ou plages fortement décalées, variabilité de la charge de travail, capacité à remplacer les absents = continuité des soins) : une partie importante des candidats actuels ne semblent pas disposé à ces aléas , pour faire dans la caricature : esprit fonctionnaire (8h-12 14h-18h , 5 jours/semaine).
Il serait donc utile, au dela des "restrictions de crédits" et autres "crises" , de déterminer les raisons objectives de ceux qui se plaignent.
Pour moi, j'ai le sentiment que autrefois, on en était à 80 demandeurs pour 100 offres d'emploi, ce qui obligeait les employeurs à embaucher sans trop être regardant sur le profil. Et aujourd'hui, on en est à l'équilibre 100 demandeurs pour 100 offres, et les employeurs sont plus exigeants sur le profil, quitte à différer quelques mois l'embauche jusqu'à la prochaine promotion de diplomées.

myg1one

Avatar de l'utilisateur

1 commentaires

#21

Une main d'oeuvre corvéable.

Trop d'IDE cette année sur le marché par rapport aux budgets des établissements de soins= main d'oeuvre corvéable, malléable et surtout selon la loi de l'offre et de la demande...marchandable à souhait.

Je suis tout à fait d'accord avec le post précédent quant à la conscience professionnelle des soignants qui ne sert les personnes soignées ou l'employeur mais jamais le soignant lui même, si ce n'est sa conscience.

IDE intérimaire en Loire Atlantique, j'ai trouvé il y a quelques semaines un EHPAD qui recrutait un IDE temps plein au taux horaire brut de 9.5€....j'ai d'abord rigolé, et finalement, je me demande si ce n'est pas ce qui va arriver en cette conjoncture.

Certaines choses changent et on en fait les frais. Le clivage sera toujours fait entre les intérets étudiant et professionnels, entre salariés du public et salariés du privé et libéraux. Pourtant nous sommes une seule et même profession qui a le tort d'oublier que prendre soin des autres passe d'abord par prendre soins de soi(nous) même(s).

Pourquoi ne voyons nous des grèves, des marches ou des contestations soignantes que tous les 20 ans?
Parce que quelque part, au delà de nos individualités mais en tant que corps de métier, notre profession n'a que ce qu'elle accepte.
-Nous savons tous que la France manque d'IDE
-nous savons tous que partout des glissements de tache s'opèrent dans la pratique entre IDE et AS aux dépends de ces deux métiers.
-Nous savons tous que partir à l'heure en fin de service même sans urgence de dernière minute est une rêve aussi accessible que le lundi au soleil de cloclo.
-Nous savons tous qu'au nom de l'éfficience on bourre la planification IDE-AS journalière de soins, taches administratives, à un point robotisant et au mépris des besoin humains tels que manger et uriner dans sa journée.
- Nous savons tous qu'être soignant signifie considérer ses congés ou vacances avec la réserve de les transformer en jours de travail.
-Et tout cela mis bout à bout, nous savons tous pourquoi IDE est un des métiers avec le plus fort taux de divorce.

Embaucher ne serait pas la solution à tout cela mais une bonne partie quand même. Tant que l'élastique infirmier ne pete pas et que personne ne sort revendiquer, autant tirer dessus....

veiovis

Avatar de l'utilisateur

1 commentaires

#20

chère conscience professionnelle !

Le soucis est cette acceptation, par le personnel en place, de travailler plus (car manque d'effectif) du coup, les soignants travaillent pour 2...
puisque ça tourne comme ça, et qu'il y a des restrictions budgétaires partout, alors, il n'y a pas de raison d'embaucher. Tant que ça marche comme ça, autant continuer. Dans toute entreprise, quelle qu'elle soit, c'est le même constat : il faut calmer ceux qui travaillent pour 2 ou 3 !
Je connais la réponse du personnel surmené, à bout de nerf, mais qui continue de travailler pour 2 : "on ne peut pas faire autrement", "on ne peut pas laisser les malades comme ça"...
En somme, c'est la conscience professionnelle qui perd les infirmières : celles qui travaillent trop pour faire tourner le service, nuisent au recrutement des autres, qui restent à la porte.
Il y aura aussi "si je ne le fais pas, ce sera une autre embauchée à ma place, qui le fera". Du coup, l'angoisse du chômage fait accepter n'importe quoi.
Et donc, puisque ça n'embauche pas, les futures infirmières prennent le job des aides soignantes et on peut imaginer qu'il y a sans doute du travail dissimulé(et sous payé pour la véritable compétence) car soins + médocs seront quand même réalisés.
Je pense que les choses peuvent changer de "l'intérieur",donc des infirmières elles- mêmes et de tout personnel de soin : ne pas tout accepter, et ne pas imaginer qu'elles sont encore à l'époque du dévouement total, du bénévolat et don de soi. C'est une salariée et elle doit appliquer le droit du travail comme tout salarié (employée comme AS, elle ne doit pas fournir le travail d'infirmière !). Car là, malheureusement on constate une dévalorisation de son travail et de ses compétences.

dalex1999

Avatar de l'utilisateur

30 commentaires

#18

pas nouveau!

Ce n'est pas nouveau! J'avais essayé de muter il y a un peu plus de 4 ans, pour retourner de rhone-alpes à ma région d'origine, la Picardie et bien: aucun poste de trouvé en 4 mois! J'ai du coup laissé tombé... Je m'en était "ému" sur divers forums et même par ici, et on me traitait de "fou"...

En ce moment j'ai côtoyé des intérimères qui travaillent sur plusieurs agences pour pouvoir faire des mois "corrects"...


UNE QUESTION SE POSE: CELLE DES QUOTAS qu'il faudrait drastiquement baisser dès maintenant! En 2001 les vannes ont été ouvertes, il serait temps de les resserrer!

sandrag

Avatar de l'utilisateur

1 commentaires

#17

Pareil en bourgogne

Je suis arrivee de nouvelle caledonie pour Beaune en aout 2012 et après avoir envoyé des CV un peu partout ( beaune, dijon, chalon...) aux CH, cliniques, CHS, maisons de retraite... Je me suis inscrite à l'ANPE car les réponses étaient toutes négatives... Restriction budgétaire !!!
Dans tout mon malheur, j'ai eu une chance, j'ai été contacté par un EHPAD qui m'a proposé un CDI. Vu la conjoncture je ne vais pas me plaindre même si je ne m'éclate pas dans ce que je fais, et que je suis obligé de faire 75 km aller retour pour aller bosser, au moins j'ai du boulot....
Les gens autour de moi ne me croyaient pas lorsque je disais que je ne trouvais pas de poste, cela semblait incroyable... Mais c'est pourtant bien vrai !!!

librio62

Avatar de l'utilisateur

38 commentaires

#16

Pour le taux de chômage

et son évolution, y suffirait que le Pôle Emploi nous sorte ses chiffres à partir des codes métiers(ROME) - Enfin bref, le conseiller qui a finalisé mon inscription n'en n'était pas à son premier infirmier à inscrire........

améole

Avatar de l'utilisateur

2 commentaires

#15

Ailleurs!

Peut être qu'il faudrait chercher ailleurs que dans les hopitaux!!
On voit que des articles sur les CH, mais il y a tellement d'autres lieux où on peut exercer notre profession, et où il y a de l'embauche!!
Sans nier la réduction des postes et des embauches dans les hopitaux bien sur!

*Lu*

Avatar de l'utilisateur

1 commentaires

#14

Triste realité !

Autrefois on nous disait : "avec les metiers de la santé vous n'aurez jamais de chomage, il y aura toujours des patients" ... Certes les patients sont toujours au rendez vous, la population vieilli, la demande se soins augmente sauf qu'on est plus sur en tant qu'IDE d'avoir un poste ... Et sur le terrain effectivement 1 soignant travail comme 2 au detriment de notre vie de famille et de notre santé ...

J'ai vecu cette situation en fin 2011 . J'ai demissionné (a regret) d'un poste dans le sud pour remonter dans le nord. Je m'etait dis que retrouver un nouveau poste serait un jeu d'enfant . Apres l'envoi de dizaine de CV, de coups de fils inombrables et des mails à droite à gauche j'ai du me resoudre : Je me suis retrouvée au chomage !
J'ai revu mon choix et j'ai du accepter un poste à 100 km de la zone où je voulait vivre pour avoir un travail et ne plus vivre sans emploi ! Personne dans mon entourage ne croyait en ma situtation et pensait que je voulais me prendre des vacances tellement la situtation leur paraissait impassable .

Par chance j'ai été embauché et je suis passé dans une toute petite vague de stagerisation qui ne se fait plus aujourd'hui pour restriction budgetaire ...

Stop aux idées reçu : OK on manque d'infirmières mais il n'y a plus d'embauches ! le chomage dans notre profession est une triste realité !

Hodrey

Avatar de l'utilisateur

42 commentaires

#13

Et pourtant

J'ai eu différents points de vue de différents horizons (des soignants jusqu'au directeurs de soins)et oui "la crise " est un prétexte à tout. Comme écrit dans l'article les restrictions budgétaires peuvent en partie expliquer cette situation. Cependant c'est un constat : il y a moins d'embauches et certains infirmier(e)s ne trouvent pas de postes.

vataly

Avatar de l'utilisateur

12 commentaires

#12

la crise financière???

Bonjour

je ne sais pas auprès de qui vous avez obtenu des pseudo-raisons à ce problème d'embauche...mais il est évident qu'il est bien simple de mettre ça sur le dos de la crise financière...mot utilisé par tout le monde pour justifier tous les maux.

il est clair que si l'embauche diminue c'est qu'on veut consacrer moins d'argent au recrutement. soit!

mais si les personnes à qui vous avez demandé vous ont convaincu que c'est un problème de "crise financière", de grâce n'essayez pas de nous convaincre nous! ou alors, ayez un message critique...

vous savez très bien que l'argent ne manque pas, que l'Etat à sa part de responsabilité dans la répartition de cet argent, et que la "crise financière", indéfinissable, inexplicable et inateignable est désormais l'excuse reine pour mieux priver le peuple de richesse...

Hodrey

Avatar de l'utilisateur

42 commentaires

#11

Des suppressions de postes

Merci de ces précisions, ce qui est dommage c'est que nous ne savons pas combien d'infirmières sont concernées.

Hodrey

Avatar de l'utilisateur

42 commentaires

#9

Ben oui

Moi aussi j'aurais aimé avoir des chiffres malheureusement ce n'est pas encore d'actualité, mais on y veille ;)

shoobidoo

Avatar de l'utilisateur

1 commentaires

#8

!!!!

je n'en reviens pas! je vis dans le sud, à Marseille et je rejoins cet article! je ne sais plus quoi faire ni quoi penser!
je pense me délocaliser mais la question reste à trouver où..

loulic

Avatar de l'utilisateur

148 commentaires

#7

Et au delà du ressenti ?

Moi j'aurais aimé qu'on parle un peu de faits et pas seulement du ressenti récolté sur divers forum.

Qu'en est il réellement ?

Quel taux de chômage, quelle durée moyenne ?

Et par rapport au reste de la population ?

Bref, sortir des cas particuliers.

florie16018826

Avatar de l'utilisateur

1 commentaires

#6

Quand le chomage est même partiel...

Infirmiere depuis novembre 2011 (presque 1an!!), pour des raisons de sante je n'ai pus rentree sur le marche du travaille avant fevrier de sante. Un poste en chirurgie prevus en cdi... Que demander de mieu? Rien... Si!! Que mon employeur n'imterrompe pas ma periode d'essaie sous pretexte que j'ai une sante trop fragile, que je ne suis pas maleable a souhait et qu'en me gardant ils risquent de rompre la continuitee des soins... 2t pourtant c'est ce qui m est arrivee... Infirmiere jeune diplomee au chomage... Seul postes disponibles: poste de nuit dans une ehpad de 90 residents ou un poste d'infirmiere referente en structure alzheimer a 40h par mois... Et bien c'est partis pour les 40h mensuelle... C'est déjà mieu que rien vous me direz? Oui mais comment payer les credit et loyer avec un si petit salaire? Et bien on cumule... Tupperware recrute a temps choisis? Essayons ce sera toujours un revenus supplementaire... Mais pas suffisant... Alors on cherche toujours et on cumule encore plus: on rajoute le poste d'IDE de nuit a 90% dans une ehpad de 90 residents, tous demens, bien sur seule avec une aide soignante!!! Je tiens le coup avec tout ca... Mais pas ma sante, pas mes nerfs... Alors stop les nuits je ne suis pas faite pour ca... Et on repars a la recherche... Je tente les concours de puericultrice!!! Se specialise c'est trouver un boulot assure non? Faut il reussir les concours... Ce qui n'est pas mon cas... Alors on continue tupperware les 40h par mois, et on cherche du travaille, pas a 1h de route de chez soi pour que se soit "vivable", que je ne sois pas obligee de travailler pour me permettre d'aller au travaille... Alors on attends on cherche, on revois ces objectifs a la baisse, on postule, on appel... Et on attends... Notre metier est en crise!!! Même l'hopital de montelimar ou j'habite en pleinne restructuration debauche après avoir employer 25 IDE en juillet... Alors on attends, on cherche, on essaye de pas perdre espoir... Je ne me suis pas battus pour avoir ce diplôme pour retourner chez Mc Do ou faire du babysitting... Infirmiere securitee de l'emploi? Non!!! Même dans le sud.

april

Avatar de l'utilisateur

2 commentaires

#5

SORTIE DE 2 PROMO A 6 MOIS D'INTERVALLE

Il ne faut pas oublier qu'avec la réforme de 2009, la promotion 2009 est sortie en juillet, 6 mois à peine après celle de 2008... Je suis diplômée de la promotion 2009/2012 et j'habite dans le nord pas de calais, très rares sont ceux ayant dénichés un CDI. Beaucoup dans ma promotion n'ont que des CDD renouvelables ou pas, certains cherchent encore et d'autres sont sans emploi ou prennent un poste mal payé. Certains déplorent les conditions de travail, manque de personnel, insécurité... Certains se sont résignés à prendre un poste qui ne correspond pas à leurs attentes professionnelles...

CROSSEUR

Avatar de l'utilisateur

1 commentaires

#4

chômage,chômage...

je suis nouveau diplômé infirmier et je confirme que dans ma règion bretagne, il est très difficile de trouver du travail! j'ai travaillé en remplacement d'été dans mon dernier lieu de stage, contrat terminé depuis le 30/09. depuis? rien! bien sûr quelques annonces de ci-de là: des CDI à mi temps, voire moins! des offres à 150 kms de chez moi... quel intérêt si je brûle la moitié de ce que je gagnerai en GO? qui plus est sur une demi paie!
changer de région? facile à dire ou à faire, quand on est libre et locataire! moi ça n'est pas mon cas!
pénibilité du travail, il me semble que l'on peut rajouter aujourd'hui pénibilité à l'embauche!
et le pire dans tout ça, c'est de réussir à (sur)vivre sans boulot! j'ai du m'inscrire en intérim classique en demandant de la manutention!
travailler comme aide-soignant? je n'ai rien contre nos collègues qui travaillent péniblement aussi! mais je n'ai pas fait des études d'infirmier pour être AS!!! bien sûr, quand il faut manger, on n'a pas le choix! mais c'est aussi ouvrir une porte sur quelque chose de dangereux à mon sens et qui dévalorise mon diplôme chèrement obtenue! Là encore chers collègues AS, je ne dénigre pas votre/notre métier, mais je suis triste d'avoir fait des études, qui du coup, ne sont pas reconnues et finalement vole votre travail!
j'ai envie de dire comme le titre du livre de W. REJAULT "quel beau mètier vous faites!" encore faudrait-il pouvoir l'exercer...

pylouette

Avatar de l'utilisateur

1 commentaires

#3

viendez RP !!!!!

en région parisienne il y a des postes à pourvoir en stagiairisation
bon courage

samanvaya

Avatar de l'utilisateur

2 commentaires

#2

Enfin, on en parle...

Habitante dans le nord de la France, je ne peux que confirmer cet article. Peu de poste, des CDD non renouvelés, des missions intérim rarissimes, 20 infirmières qui postulent pour un même poste...
Et surtout, personne ne nous croit quand on dit qu'on est "infirmière au chomage": apparement, c'est qu'on a pas dû bien cherché (oui oui sérieusement, on me l'a déjà dit!), on manque d'infirmière partout, c'est la pénurie, donc les propositions devraient affluer, c'est forcément qu'au fond ça doit me plaire d'être au chomage (et je paie mon loyer comment? En nature? histoire d'entretenir le mythe de l'infirmière tant que je trouve pas de boulot!).

Espérons que ça finisse par se débloquer assez vite!! Merci en tout cas d'avoir enfin abordé le sujet. "Pénurie d'infirmière" ça a été bien connu, mais chomage...

planoise25

Avatar de l'utilisateur

4 commentaires

#1

ENFIN !!!

Infirmiers.com vient de crever l' abcès , et oui nous sommes touchés comme les autres professions par le CHOMAGE , donc il faudrait un jour arrêter de parler de pénurie d' infirmières ou bien de métier qui ne connait pas la crise.