En 2025, la santé mentale constituait pour la première fois une «Grande Cause nationale». L’objectif était de libérer la parole sur le sujet. Une dynamique que le Gouvernement souhaite désormais consolider en 2026 avec 6 verbes d’action : «Oser, reconnaître, se confier, écouter, accompagner, consulter». Fin novembre déjà, il s'était déjà engagé à maintenir la santé mentale dans ses grandes priorités.
Libérer la parole et briser le tabou
Près de 65 % des Français considèrent encore la santé mentale comme un sujet tabou. Pourtant, elle est indissociable de la santé physique et concerne toute personne, aussi bien sur le plan personnel que professionnel. Le Gouvernement insiste et rassure : «C’est normal de se sentir un peu moins bien de temps à autre. Chacun peut connaître une situation difficile, que ce soit dans sa vie personnelle ou professionnelle». Une manière de dédramatiser et d’encourager les citoyens à oser parler sans honte ni culpabilité.
Deux tiers des Français concernés
Si 62 % des Français déclarent avoir déjà traversé une période de mal-être psychique, les signaux d’alerte ne sont pas toujours évidents à reconnaitre. Parmi eux, on retrouve : les troubles du sommeil, les variations de l’humeur, un stress persistant, une baisse de l’estime de soi, des difficultés de concentration, une perte d’énergie ou un isolement social. Les reconnaître constitue une étape déterminante pour ouvrir le dialogue et envisager des solutions adaptées.
Des freins qui persistent
Malgré une prise de conscience progressive au sein de la population, de nombreux freins persistent. Plus d’un Français sur deux n’ose pas évoquer son mal-être par crainte du regard des autres. Et pour 72 % d’entre eux, parler de santé mentale reste difficile, y compris avec un proche.
En plus des freins sociétaux, il existe des barrières financières. Pour contribuer à les lever, le dispositif «Mon soutien Psy» permet de bénéficier de 12 séances par an chez un psychologue, prises en charge par l’Assurance maladie. Une mesure préventive intéressante pour prendre à temps le mal-être avant qu’il ne s’installe durablement.
Consulter un psychologue, un psychiatre ou un psychothérapeute est aussi naturel que de consulter un médecin pour un mal de dos.
Écouter, accompagner, consulter
Le Gouvernement rappelle qu’une écoute bienveillante repose sur des principes très simples comme celui de laisser l’autre s’exprimer sans l’interrompre, d’éviter les conseils non sollicités ou encore de se rendre disponible. Toutefois face à la souffrance d’un proche, il est parfois normal de se sentir démuni. Orienter vers un professionnel de santé peut alors s’avérer essentiel pour ne pas retarder la prise en charge.
Pour se faire accompagner en toute sécurité, les autorités recommandent de privilégier les sources institutionnelles reconnues et surtout, de ne pas hésiter à consulter un professionnel de la santé mentale. S’il y a un message à retenir, c’est que consulter un psychologue, un psychiatre ou un psychothérapeute est «aussi naturel que de consulter un médecin pour un mal de dos».
Pour en savoir plus : Santé mentale : 6 leviers pour agir
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