Cet article fait partie du dossier :
Diabète
Le protocole de coopération Asalee, qui associe des médecins généralistes de ville et des infirmiers, a été autorisé le 18 juin 2012 par l'Agence régionale de santé (ARS) Poitou-Charentes, a-t-on appris auprès des porteurs du projet.
Asalee, pour "Action de santé libérale en équipe" a été lancée en 2004 dans les Deux-Sèvres par l'association du même nom. Elle a fait partie des expérimentations de coopération entre professionnels de santé, dites "Berland".
Dans les cabinets libéraux participants, des médecins généralistes, associés à des infirmières déléguées à la santé populationnelle, mènent des actions de prévention, principalement auprès de patients atteints de maladies chroniques.
En juillet 2011, Asalee a déposé une demande d'autorisation de protocole de coopération au titre de l'article 51 de la loi hôpital, patients, santé et territoires (HPST), a expliqué Jean Gautier, président de l'association et référent du protocole. La Haute autorité de santé (HAS) a émis un avis favorable avec réserves le 22 mars 2012. Ces réserves ayant été levées, l'ARS a autorisé la coopération le 18 juin 2012.
Alors que l'association avait peu utilisé, jusqu'alors, de dérogations au décret de compétences des infirmières, le nouveau protocole leur confère davantage d'autonomie par rapport au médecin, a expliqué Jean Gautier.
Elles peuvent se voir confier quatre types d'activités nouvelles, indique la synthèse du protocole. La première est le suivi du patient diabétique de type 2. Cela inclut la rédaction et la signature de prescriptions d'examens (hémoglobine glyquée, microalbuminurie, dosage du HDL-cholestérol, créatinémie, fond d'oeil), la prescription et la réalisation d'électrocardiogrammes (ECG), la prescription, la réalisation et l'interprétation des examens des pieds.
Le protocole concerne également le suivi du patient à risque cardiovasculaire (prescription et réalisation des ECG); le suivi du patient tabagique à risque de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) (prescription, réalisation et interprétation de la spirométrie); une consultation de repérage des troubles cognitifs et la réalisation de tests de mémoire, pour les personnes âgées.
Cette nouvelle organisation prolongera les actions déjà menées auparavant par les infirmières, a expliqué Claudie Goubeau, infirmière référente du protocole. Première à être embauchée par l'association en 2004, elle intervient dans trois cabinets des Deux-Sèvres, dont celui de Jean Gautier, à Châtillon-sur-Thouet.
Auparavant, les infirmières d'Asalee réalisaient déjà des actions d'éducation thérapeutique, des tests cognitifs, ou encore des dépistages (diabète, cancers du sein, du côlon et du col de l'utérus). Le nouveau protocole "va nous permettre de diversifier notre activité, et de voir plus de patients", a-t-elle commenté.
Extension du réseau en vue
Ces nouvelles missions s'accompagnent de formations, comme celle sur la spirométrie pour la BPCO dispensée à plusieurs infirmières début juillet. Les cours sont dispensés par des médecins d'Asalee, par des enseignants d'instituts de formation en soins infirmiers (Ifsi) et par des associations agréées, a précisé Jean Gautier.
L'association Asalee rassemble actuellement quelque 25 infirmières (20 équivalents temps plein) en Poitou-Charentes, mais aussi en Rhône-Alpes, en Lorraine et en Bourgogne. Salariées pour la plupart - mais aussi, pour certaines, libérales ou en exercice mixte -,elles travaillent avec environ 120 médecins.
Jean Gautier espère bientôt pouvoir "multiplier ce chiffre". Des discussions sont en cours avec les pouvoirs publics sur l'extension du réseau, pour laquelle la reconnaissance du protocole était "un préalable", a-t-il affirmé. Il a rappelé qu'une telle reconnaissance permettait à des porteurs de projet d'autres régions de solliciter plus facilement des dérogations du même type.
© 2004-2013 APM-International - Tous droits réservés. Les données sont la propriété de APM International. Toute copie, republication ou redistribution des données APM Santé, notamment via la mise en antémémoire, l'encadrement ou des moyens similaires, est expressément interdite sans l'accord préalable écrit de APM. APM ne sera pas responsable des erreurs ou des retards dans les données ou de toutes actions entreprises en fonction de celles-ci ou toutes décisions prises sur la base du service. APM et le logo APM International, sont des marques d'APM International dans le monde. Pour de plus amples informations sur les autres services d'APM, veuillez consulter le site Web public d'APM à l'adresse http://www.apmnews.com/


Commentaires (1)
flopoit
4 commentaires
#1
l'ARS ces bienfaiteurs...
Voila de nouveaux l'ARS ces bienfaiteurs qui viennent soutenir notre profession!
Du fait de la desertification medicale des campagnes, on attribut de nouveaux roles aux ide liberales qui voient la une autre façon de gagner un peu plus de clients.
Je ne comprend pas pourquoi ces autorités regionales n'impose pas une meilleure repartition medicale, ça permettrai une meilleure prise en charge car quoi qu'on en dise une excellent ide ne pourra jamais se substituer a l'oeil expert et au diagnostic medical.
Arretons de soit disant valoriser la profession en attribuant de nouveaux actes aux ide alors que l'on sait tres bien que c'est parce qu'on ne sait pas comment faire autrement coté medical !!!
Vous devez être identifié pour pouvoir laisser un commentaire. Pas encore membre ?
Inscrivez-vous !