MODES D'EXERCICE

Le Québec : une destination de rêve pour les infirmières françaises ?

Cet article fait partie du dossier :

Exercice international

Le 30 juin 2010 était signé un arrangement des reconnaissances mutuelles (ARM) des diplômes infirmiers en France et au Québec, tout juste deux ans avant que les premières infirmières françaises « licenciées » avec un diplôme d’état grade licence ne voient le jour… Qu’est-ce que ça change ? Si des dispositions réglementaires existent, des deux côtés de l’Atlantique ce n’est pas vraiment pareil...

Quebec je me souviensSoulignons d’emblée que dans cet arrangement des reconnaissances mutuelles (ARM), il est fait état de l’impossibilité pour les infirmières techniciennes québécoises, sortant des collèges d'enseignement général et professionnel (cégep) où est offerte une formation technique et pré-universitaire et pouvant, de fait, émettre un diplôme d’études collégiales (DEC) de pouvoir exercer en France du fait de la différence d’heures de formation. La mutualité de la reconnaissance ne semblait donc pouvoir pendre qu’une seule forme : l’infirmière clinicienne québécoise est l’équivalent de l’infirmière diplômée d’état française. Un arrêté permettant la reconnaissance des diplômes d'infirmiers québécois exerçant en France est ensuite paru le 3 janvier 2012 au Journal officiel (texte 14) et Maude S., une infirmière québécoise de 31 ans, a obtenu en juin 2012 la reconnaissance de ses qualifications professionnelles pour exercer sa profession en France.

Des titres d’emploi différents

Au Québec, il existe plusieurs niveaux de reconnaissance pour les infirmières :

- infirmière auxiliaire : une formation de 1800 heures, des actes techniques (prise de sang, pansement, pose de perfusion sans produits médicamenteux, etc…) mais aucune évaluation : elles ouvrent le pansement, appellent l’infirmière qui évalue l’évolution et qui dicte le nouveau pansement  qui doit être réalisé. Ce niveau de compétences a été développé pour faire face à la pénurie d’infirmières (il n’était pas rare qu’elles fassent 16 heures d’affilée...) et a été acceptée par la force des choses;

- infirmière technicienne : diplôme d’études collégiales (DEC), durée trois ans, post-secondaire;

- infirmière clinicienne : diplôme universitaire, durée trois ans.

En France, les choses sont beaucoup plus simples : les infirmières disposent à l’issue de leur formation post-bac en trois années d’un Diplôme d’état d’infirmier (diplômées avant 2012) et depuis juin 2012 d’un Diplôme d’état en soins infirmiers grade licence.

Le Regroupement des Infirmiers Français au Québec (RIFQ), né de la volonté de quelques infirmières de faire reconnaître leurs compétences et de faire appliquer l’ARM pour ce qu’il est, a mis en évidence que de toutes ces formations existantes, c’est le Diplôme d’État (programme de 1992) qui est la plus complète sur les plans théorique et clinique. Si la formation qui totalise le plus grand nombre d’heures est la licence française obtenue en 2012, celle-ci comporte 900 heures de travail personnel. Elle ne représente malgré tout que 340 heures de plus que le programme de 1992, ce qui représenterait une différence de 8 heures de travail personnel par mois (dans lesquels il faudrait intégrer la réalisation des démarches de soins, les recherches pour la réalisation de l’action de santé publique, les recherches et la réalisation du TFE…). Dans un mémoire intitulé « La relève infirmière au Québec. Une profession, une formation », paru en juin 2012, on peut lire que les infirmières cliniciennes valident leur formation par, au maximum, 4725 heures, soit 105 crédits, chaque crédit comportant 15 heures de cours et 30 heures de travail personnel. Fort de cette réalité, il nous semblait impensable, nous diplômés français, programme 1992, ayant traversés l’Atlantique pour travailler au Québec, que nous ne soyons reconnus à un autre titre que celui de clinicien… Cette projection de notre reconnaissance était d’ailleurs renforcée, en juin 2011, par une note de synthèse de l’ OIIQ rappelant que, suite aux travaux effectués avec le ministère de la santé, le ministère de l'immigration et des communautés culturelles (MICC) et l'Association canadienne des écoles de sciences infirmières - Région du Québec (ACÉSI-RQ), il estime que les diplômés infirmiers français auraient deux types de reconnaissances (mais sur quels critères puisqu’il n’y a pas de différence entre les deux diplômes en France, celui d’avant 2012 et celui de 2012... ). Les infirmières diplômées de 2012 seraient reconnues cliniciennes en soins infirmiers et celles diplômées du programme de 1992, auraient le niveau « BAC en sciences » dont deux certificats en sciences infirmières, ce qui équivaudrait à un BAC par cumul de certificats et donc au statut de clinicienne.

Quelle reconnaissance actuelle pour les « programme 1992 » au Québec ?

Infirmières et infirmiers diplômés du programme de 1992, nous sommes actuellement reconnus DEC+ 1 Certificat, ce qui se traduit par une non reconnaissance de nos compétences réelles et des conséquences immédiates : l’impossibilité de postuler sur certains postes, un salaire moins important, l’impossibilité de poursuivre directement notre cursus universitaire en maîtrise en sciences infirmières (cependant réponse variable selon les universités).

Le ministère précédent de l’immigration et des communautés culturelles (le MICC) nous a expliqué que l’existence de deux types de diplômes infirmiers français causait des difficultés d’interprétation… Nous estimons de notre côté que cette réponse est inadéquate et totalement injustifiée. En voici les principales raisons.

- Selon les accords cadre franco-québécois sur la reconnaissance des diplômes et la validation des études, du 20 Février 1996, le BAC français équivaut au DEC québécois et permet par conséquent l’accès aux études supérieures. Par conséquent pour nous Français qui étions titulaires d’un baccalauréat français pour pouvoir entrer en Institut de formation en soins infirmiers (IFSI), l’évaluation de nos études infirmières devraient donc commencer en post-DEC… L’argumentaire sur les pré requis pour pouvoir entrer en 1er cycle des Sciences infirmières n’est donc pas plus justifié puisque nos systèmes scolaires diffèrent. Est-il besoin de rappeler ici, que les lycées français au Québec jouissent d’une certaine image de qualité, validée par les universités locales puisque celles-ci admettent les étudiants qui en sortent avec un baccalauréat français au même titre que les étudiants ayant obtenu leur DEC… Rappelons que le Baccalauréat français s’obtient un an plus jeune qu’au Québec et que les études sont donc plus intenses.

- Le gouvernement précédent a travaillé avec l’OIIQ, l’ACESI-RQ, par sa présence à travers le ministère de la santé et le MICC, et est allé à l’encontre des conclusions apportées.

- Lors d’une rencontre fin septembre 2012 avec des membres du comité directoire de l’OIIQ, celui-ci nous a de nouveau confirmé qu’il partage notre avis sur le fait que nous devrions avoir la reconnaissance bachelière. Nous espérons donc que le nouveau gouvernement, en la personne de Pauline Marois, Premier ministre, prendra en compte l’avis des institutions représentatives précitées.

- Le DE programme de 1992 est la formation la plus complète et la plus importante en terme d’heures de formation… si on peut lire que le DEC comporte 1395 heures de formation de moins que le DE 92, on ne lit nulle part que la formation BAC Québécois a 35h de moins que le programme 92 et 375 de moins que la licence française, qui elle-même a moins de cours magistraux que l’ancien programme... Notre formation d’alors comportait bien évidement du travail personnel mais qui n’étaient pas pris en compte (approfondissement de cours, recherche santé publique, recherche du TFE, recherche sur les pathologies, la comorbidité et les médicaments pour nos démarches de soins sur nos stages...).

- Les prérogatives des infirmières françaises, peu importe le programme, sont aussi importantes que celles de nos collègues québécoises. En France nous pouvons déjà prescrire sous certaines conditions, former les étudiantes, être leur tuteur de stage, évaluer le travail de fin d’études, donner des cours en IFSI et faire des actes que ne peuvent faire les cliniciennes comme par exemple un prélèvement artériel (gaz du sang) ;

- Enfin, l’ARM a été signé avant que le nouveau diplôme de 2012 ne voit le jour et dans ARM, il y a le M qui signifie Mutuelle : un arrangement de reconnaissance mutuelle et non pas un arrangement avec l’arrangement... Nous n’exigeons pas en France que les cliniciennes fassent une formation complémentaire pour combler les différences qu’elles ont avec les infirmières françaises (on parle ici d’une différence de 800 heures de formation sur la pratique avec le DE de 1992, et de 500 avec le nouveau diplôme), le minimum est de procéder de même avec les diplômées françaises. Il est bien évident que nous n’avons pas les mêmes cours des deux côtés de l’Atlantique, de fait, on ne peut raisonnablement accepter qu’une des deux parties ne prennent en compte qu’uniquement les cours qu’elle a en plus (certaines matières) et pas ceux qu’elle a en moins!

« Au Québec, la situation ne nous aide pas car il existe en effet un « monstre à trois têtes » ce qui rend difficile la négociation »

Le Regroupement des Infirmiers Français au Québec (RIFQ)

Actuellement, les universités québécoises nous proposent de faire une année universitaire de plus pour pouvoir prétendre au titre de clinicienne… Certaines nous en propose même deux… Le Regroupement des Infirmiers Français au Québec (RIFQ) est né de la volonté de quelques infirmières de faire reconnaître leurs compétences et de faire appliquer l’ARM pour ce qu’il est, à savoir une reconnaissance mutuelle des connaissances et compétences. Au Québec, la situation ne nous aide pas car il existe en effet un « monstre à trois têtes » ce qui rend difficile la négociation :

- le MICC évalue les diplômes étrangers sur des critères indéchiffrables subjectifs et paradoxaux ; il peut reconnaître et donner l’équivalence d’un BAC Québécois (une licence française) sans que la formation française soit universitaire (exemple des assistants de service sociaux français qui sont reconnus BAC en travail social) et dans le même temps calculer les études différemment pour d’autres corps de métier;

- l’OIIQ peut ne pas être d’accord avec le MICC s’il reconnaît un diplôme infirmier et exiger que le postulant suive une formation supplémentaire, mais il ne peut pas exiger du MICC qu’il reconnaisse un diplôme…;

- les universités en sciences infirmières qui, elles, font ce qu’elles veulent puisqu’en autogestion : une nous proposait un an de formation supplémentaire une autre deux ans…vous pouvez avoir un BAC en sciences infirmières et ne pas être autorisé à faire une maîtrise…

Le seul décideur est cependant le MICC et il est important que le gouvernement français lui rappelle les termes des arrangements des accords franco-québécois. Le respect de ces termes est une condition essentielle à une coopération, collaboration de qualité, qui seules peuvent permettre un respect mutuel qui conduit à l’enrichissement mutuel. Les autorités Françaises nous ont assurées de leur soutien dans notre démarche, nous attendons maintenant d’eux un engagement rapide d’actions concrètes auprès de leur homologues Québécois. En effet, le gouvernement français n’a pas à rougir de la compétence des professionnels qui font fonctionner son système de santé, et si les médecins français sont reconnus de façon internationale sur un certains nombre de spécialités, c’est aussi dû à la qualité des soins infirmiers prodigués.

« Affirmons donc que l’on ne peut accepter que l’on brade la qualité de la formation infirmière française. »

Le Québec un eldorado ?

Pas de congé pendant un an, puis quatre semaines de congé…… mais pas l’été car ce sont les infirmières les plus anciennes qui choisissent d’abord leur période... Un meilleur salaire ? Oui, mais plus de jours de travail, ici pas de RTT et 25 ans d’attente pour avoir 5 semaines de congés annuels!

Moins de patients ? Certes, mais une charge administrative énorme, le travail est organisé pour prouver que tu as fait ton travail dans le cas d’une action en justice. C’est une sensation bizarre que de travailler dans une dynamique où il faut que tu prouves que tu fais ton travail ! Au Québec il existe trois quarts de travail distincts dans le système francophone : jour (8-16h), soir (16-0h) et nuit (0h-8h). Le plus en manque de personnel est bien évidement le troisième et lorsque nous signons nos premiers contrats, nous nous engageons à être disponible sur les trois quarts. Le système anglophone fonctionne parfois en quart de 12h. Bien sûr, chaque expérience est différente et certains sont plus chanceux, et plus heureux que d’autres dans leur poste...

Pour conclure, soulignons que le Québec se pose aujourd’hui des questions sur sa difficulté de rétention de personnel… nous apportons peut-être ici quelques éléments de réponse, non ? Nos « cousins » d’Amérique devraient donc en tirer les conclusions nécessaires et être un peu plus vigilants, sous peine d’observer sous peu une inefficacité dans le recrutement des infirmières qu’ils viennent effectuer en France depuis des années... D’autant que les autres provinces du Canada prennent, elles, en compte nos expériences professionnelles et nous reconnaissent cliniciennes.

Avant cet ARM, les choses étaient claires. Il fallait repasser l’examen de l’OIIQ pour continuer à pouvoir exercer. Cet ARM, comme l’explique les gouvernements et les ordres québécois et français, était censé faciliter la démarche d’intégration des postulants pour une aventure dans l’un des pays des deux côtés de l’Atlantique. Dans l’état actuel des choses, ce n’est pas le cas, il accélère nos possibilités d’être autorisé à travailler, et donc à rendre service au système de soins québécois, mais ne nous reconnaît pas pour ce que nous sommes, a contrario de ce qui est fait pour nos collègues québécoises qui font le voyage dans l’autre sens.

Fin juin 2012, une réunion bilan de l’ARM a eu lieu, nous espérons maintenant que nos différents actes envers les autorités québécoises et françaises porteront leurs fruits et que la reconnaissance sera mutuelle et sans condition. Dans le cas où le Québec ne reverrait pas sa copie, il faudra exiger des diplômées québécoises qu’elles fassent aussi une formation complémentaire pour pouvoir exercer en France et ce, avec les mêmes exigences que celles demandées aux diplômées françaises, ces dernières ne seraient pas autorisée à exercer si il leur manquait au minimum 500 heures de stages pratiques. Affirmons donc que l’on ne peut accepter que l’on brade la qualité de la formation infirmière française. Il aurait été souhaitable que des interlocuteurs compétents et qualifiés en matière de formation et de métier infirmier en France, puissent participer, dès le départ aux négociations, ce qui aurait évité d’avoir à apporter des correctifs sur des informations erronées mais aussi préjudiciables aux infirmiers français.

Creative Commons License
Infirmier DE (diplôme d’avant 2012) exerçant au Québec
Regroupement des Infirmiers Français au Québec (RIFQ)
http://rifq2012.wix.com/rifq

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Commentaires (18)

gwotoro

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#18

Demarches en France

D’après l'article, toutes les démarches de reconnaissance de la formation française sont effectuées auprès des autorités canadiennes et/ou québécoises.

Je voudrais savoir ce qui est fait du cote des autorités françaises. Y-a t'il, par exemple, moyen d'obtenir une reconnaissance du titre de licence pour les étudiants du programme de 1992? Et si oui, quelles sont les modalités pour obtenir cette équivalence (reconnaissance de l’expérience de travail pour remplacer les heures de travail personnel, cours supplémentaires a suivre)?

Je crois qu'on aurait plus de succès de ce cote, car vu qu'il y a 2 échelles salariales au Québec pour les infirmières, les autorités ont intérêt a retarder le plus possible la reconnaissance pour ne pas payer au plein salaire aux infirmières françaises diplômées du programme de 1992.

De plus, je voudrais savoir s'il y a une différence, en France, que ce soit du point de vue salarial, du point de vue des compétences ou des champ d'emploi possible, entre le diplôme du programme de 1992 et celui du programme de 2012.

Norma Colle

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#17

et que faisait donc l'ordre?

je cite
""Affirmons donc que l’on ne peut accepter que l’on brade la qualité de la formation infirmière française. Il aurait été souhaitable que des interlocuteurs compétents et qualifiés en matière de formation et de métier infirmier en France, puissent participer, dès le départ aux négociations, ce qui aurait évité d’avoir à apporter des correctifs sur des informations erronées mais aussi préjudiciables aux infirmiers français.""

encore une réussite ordinale ah ah aha ha

levo944

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#16

Le conquerant du lavement ...

@ Carl L, la question ici n'est pas en rapport avec le syndicat, il ne peut rien y faire à part nous soutenir. On est pas encore dans la consideration de BAC qui sont sur des postes de DEC ... On est juste des assimiles DEC sur des postes de DEC.
@ Mickael, je pense que Carl parle surtout des BAC qui sont sur des postes "affiches" DEC mais qui sont bel et bien paye BAC... En gros c'est juste le titre, le niveau du poste, pas la paye. mais en general tout ca s'arrange des qu'un poste de BAC se libere sur le departement, ou au renouvellement de la convention ou tous les BAC sur des postes de DEC voient leur poste se transformer en BAC.

Le MICC et le MSSS sont mal honete, en ce qui concerne la reconnaissance des infirmiers francais. Ils le sont depuis deja longtemps (depuis que les infirmiers francais viennent au Quebec) mais encore plus depuis qu'ils accordent la reconnaissance BAC aux nouveau diplomes francais et pas aux anciens ... Alors que la RIFQ prouve par A + B que nos formations sont equivalentes. Elles sont equivalentes en France du point de vue reconnaissance salariale du point de vue pratique, alors pourquoi ne le seraient elles pas au Quebec ? Le MICC et le MSSS sont en train de creer une difference de niveau entre les infirmiers generaux francais, alors meme que cette difference n'existe pas en France, moi je trouve ca assez improbable comme situation.

Et je connais personellement aucun infirmier francais qui est arrivé en conquerant, on arrive tous avec la queue entre les jambes en se demandant a quelle sauce on va etre mange, comment va se passer notre adaptation. Et c'est parfois difficile de faire le tri entre ce qu'il faut effacer de notre pratique et ce qu'il faut conserver ... Ce qu'on demande aujourd'hui c'est juste un brin de justice dans la reconnaissance de nos etudes hors Quebec... C'est un peu beaucoup cliche de parler encore et toujours du francais qui debarque avec sa valise et ses grandes idees de vouloir tout changer ...

mickaelm

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#15

precision

carl, ce que dit reiva est totalement exact. Le probleme est sur deux axes :

1# le québec reconnait les diplomees françaises de 2012 comme clinicienne, par conséquent nous devrions l'être aussi

2# la formation des québécoises (BAC) est différente de celle Fr, et pour autant on leur permet de travailler en FR : donc réciprocité

ensuite ce site est un site français les explications sont donc pour ceux-ci (ce qui n'empêche pas les observations québécoises qui sont les bienvenues), c'est pourquoi nous avons parlé des différents titres infirmiers pour clarifier les choses car en Fr un infirmier est un infirmier, peu importe le diplôme, ce sont les memes competences et les memes roles et la clinique fait partie intégrante de notre formation.

concernant votre précision sur le fait que des infirmieres BAC soient payées DEC, cela m'interroge, au vu de la dynamique de l'OIIQ et des reglementations existantes...en charge pour ces personnes d'attaquer en justice leur employeur ou d'aller travailler dans d'autres endroits...il me semble qu'il y a beaucoup de postes de cliniciennes non-pourvus. En ce qui nous concerne, nous sommes payés DEC avec une prime "formation post scolaire"

quand a la liste des actes permis aux infirmieres françaises, je vous l'épargne ici car le décret de compétences est assez volumineux, si cela vous intéresse je vous invite à vous rendre sur legifrance.gouv.fr et de chercher le texte en entier, décret du 11 fevrier 2002 .

cordialement

Reiva

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#14

à l'attention de Carl.l

Monsieur,

Il ne faut pas voir en cet article une comparaison entre les infirmiers québécois et français.

Le site infirmiers.com est à la base un site qui s'adresse aux infirmiers de France (comme le montre les onglets : concours IFSI,étudiants IFSI ...)
Il est donc normal de raconter une expérience en expliquant comment fonctionne le système de soin d'un autre pays car en France, Monsieur, il n'y a qu'une seule catégorie d'infirmiers, les infirmiers diplômées d'état et aussi qu'il n'y a pas d'infirmières auxilliaires à excercer en France. C'est pourquoi le nom "infirmier" peut porter à confusion et c'est pourquoi je pense M. Meret l'a inclus dans son article. Mais là n'est pas la question.

Le but de cet article me semble plutôt être :
Etant donné que les infirmières excercant en France et issues du programme de 1992 et celle du programme de 2009 possèdent :
- le même diplôme d'état infirmier
- le même titre d'emploi "infirmières diplômées d'état"
- la même catégorie A
- le même emploi avec les mêmes responsabilités et champs d'excercice
- Que le programme de 1992 comporte plus d'heures de formation : 4760h + travail personnel non comptabilisé contre celui de 2009 : 4200h + travail personnel estimé à 900h
Une formation semblable, un même titre, les mêmes fonctions en emploi ... N'est-il pas juste de supposer que les infirmières issues du programme de 1992 possèdent en ce sens un niveau équivalent au grade licence puisque les infirmières issues du programme de 2009 possèdent le grade licence, en France ?
Et que comme ces nouvelles infirmières sont considérées comme ayant les compétences équivalentes aux infirmières bachelières québécoises, les infirmiers diplômées de France d'avant 2009 demandent donc à être reconnues aussi comme ayant le niveau bachelier au Québec.

Étant donné que le système du Québec s'en va vers une filière unique de formation d'un niveau bachelier, comme le reste du Canada l'est déjà, je pense que les infirmières bachelières dont vous parler et qui excercent sur des postes DEC vont très bientôt voir leur situation changer, puisque la profession infirmière DEC est en "fin de vie". A ce propos, j'ai eu plusieurs collègues québécoises qui possédaient des postes DEC et qui à l'obtention de leur BAC ont fait modifier leur titre de poste et qui maintenant sont des postes BAC.

Quand aux syndicats dont vous parler, sachez qu'en France ce n'est pas une obligation d'adhérer à un syndicat. Donc je ne pense pas qu'un représentant syndical va faire changer les choses alors qu'il n'y a que 4% d'adhérents au niveau national (j'exagère le chiffre, c'est plus pour donner une image). Et puis en toute honnêteté, si j'en avais la possibilité, je ne cotiserais pas à un syndicat en France ou au Québec car à chaque fois que j'ai eu besoin d'eux, ils étaient présent en terme physique mais absent en terme de renseignement et d'aide. Je ne suis pas tombée sur les bonnes personnes peut-être mais ce n'est pas pour ça que je vais les dénigrer. Je préfère juste garder mon argent pour moi.

Et bien pareil ici, les français ne sont pas tous des conquérants, des êtres qui se sentent supérieurs. Certains le sont et pas d'autres. Comme partout il y a des bonne set des mauvaises personnes.

Ce ne sont que des infirmiers qui cherchent à défendre leurs intérêts comme vous le feriez surement. Et à l'heure d'aujourd'hui où il n'y a que des visions de cours terme, des promesses non tenues et les billets verts toujours plus important pour nos politiques (français et québécois), toute action est bonne pour se faire entendre car malheureusement le mot de tout ce beau monde est : on ne peut rien faire c'est pas nous, mais qui alors ?

Et pour moi aussi une infirmiere DEC est très compétente et mériterait aussi de pouvoir travailler comme une infirmière DE en France. Mais le principe de l'ARM a été selon moi de provoquer le moins de départ d'infirmières du québec vers la France étant donné la "pénurie" et donc de faire venir une main d'oeuvre qualifiée et pas chère de France.

Donc restons sur ce sujet la reconnaissance aux infirmières de France diplômée d'avant 2009 d'un équivalent grade licence en France, pour leur permettre une reconnaissance de leur niveau lors de mobilité au québec par exemple.

Bien à vous.

syndicat RESILIENCE

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#13

Partagez cet article et ne nous laissons pas faire!!!

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FAIT sur www.syndico.exprimetoi.net

syhelle

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#12

...

Non nous n'arrivons pas au Québec en conquérants mais quand un accord international est conclus autant qu'il ne soit pas défavorable pour une seule partie. Me semble que la réciprocité a été un peu oubliée dans notre cas et si ça c'est arriver en "conquérant" comme vous le dites... Faire valoir ses droits n'est pas conquérir.
Quand aux deux programmes DEC et BAC je les ai effectivement étudiés de prêt car pour aller jaser avec le ministère autant avoir des arguments. Les français ne sont pas tous des revendicateurs zélés sans aucun fondement. Parfois il nous arrive de réfléchir, de faire une table ronde, de discuter et de savoir de quoi on parle avant d'aller revendiquer. ça serait un peu inapproprié d'aller au MSSS avec un argumentaire qui ne tient pas la route tout comme il serait présomptueux d'aller demander à l'université ce que l'on exige de nous sans connaitre ce que comporte un programme BAC québécois.
Mais rassurez vous, le RIFQ fait bien son travail jusqu'à présent. ;)

Carl.l

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#11

Syndicat

Bon là, c'est à votre organisation syndicale de vous représenter, malheureusement, elle ne le fait pas... Mais, là, c'est leur job, c'est à eux à la table des négociation à faire valoir votre point de vu en tant qu'employé... Pouvez-vous vous impliquer dans votre exécutif syndical?

Carl.l

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#10

...

Non, elles ne peuvent pas faire de PTI, non elles ne peuvent pas administrer de médicament i/v, elles ne peuvent pas même si une infirmière est là, se serait de l’exercice illégal de la profession infirmière. Mais un antibio sa se donne i/m, un type de pansement peut être prescrit par un md et il n’y a pas besoin de PTI dans ce cas. Je vous renvoie la question ou l’affirmation p/r la directrice de programme, vous, connaissez nous le nôtre? Encore une fois, je ne dis pas que vous ne devez pas être reconnus, mais n’arrivez pas au Québec en conquérant…….

syhelle

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#9

arf

"Alors, pourquoi est-ce le cas de nombreuses infirmières québecoises qui ne sont pas reconnu au Québec même, alors qu'elles ne sont pas sur un poste nécessitant un BAC? Il y a les conventions collectives nationales et locales, et cela est géré pour le moment localement, et cela s'applique à tous les employés, puisque l’appartenance syndicale est obligatoire."

Je crois que là n'est pas le problème! Vous avez exactement les mêmes arguments que la FIQ locale de mon hôpital! Quand je demande pourquoi nous ne sommes pas reconnues à BAC on me répond "oh déjà que nous c'est compliqué..."
J'ai un peu envie de répondre qu'on s'en fou un peu même si effectivement je trouve ça profondément injuste. Un seul combat à la fois suffira et quand nous serons reconnues cliniciennes peut être que nous nous permettrons de soutenir nos collègues...

syhelle

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#8

nombres d'heures

Quand à l'argument du nombre d'heures, c'est pourtant un des critères sur lesquels se base le MICC pour notre DE programme 1992. Le trio infernal MICC, OIIQ et MSSS (j'ajouterais la FIQ, l'ACESI) font pourtant de grossières comparaisons pour nous expliquer que non non nous sommes indignes d'un bac en sciences inf... Une directrice de programme en sciences inf à l'université m'a même dit un jour "c'est normal parce que vous n'avez pas de formation sur les soins intensifs, la santé communautaire, l'initiation à la recherche, etc." Et cette petit madame prétendait connaitre parfaitement notre programme!
Quand à mon expérience avec les inf auxiliaires, dans mon service hospitalier elles ne pouvaient pas instaurer un plan thérapeutique de pansement, changer un sac d'héparine, passer des antibio iv et j'en passe, sans une infirmière. Donc je rejoins Mickael, ça prend une infirmière. Parce qu'ouvrir un pansement c'est beau mais encore faut il savoir quoi mettre dessus! préparer un atb iv et pas pouvoir le brancher ça sert pas à grand chose...
Alors oui à l'inf auxiliaire en maison pour personne agée oui elle doit pouvoir être toute seule mais à l'hôpital ça me parait compromis.

Carl.l

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#7

Conventions collectives

Alors, pourquoi est-ce le cas de nombreuses infirmières québecoises qui ne sont pas reconnu au Québec même, alors qu'elles ne sont pas sur un poste nécessitant un BAC? Il y a les conventions collectives nationales et locales, et cela est géré pour le moment localement, et cela s'applique à tous les employés, puisque l’appartenance syndicale est obligatoire.

syhelle

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#6

réponse...

Carl:
"Ensuite, la reconnaissance d’un diplôme dépend individuellement de chaque établissement de santé, des conventions collectives et pas de l’ordre professionnel"
Non. Dans notre cas cela dépend du "M" de l'ARM signifiant mutuel signé par l'OIIQ et le MSSS d'un côté et de l'ONI et le Ministère de la santé français de l'autre.
On ne fait pas du cas par cas pour reconnaitre une bachelière ou pas donc pas de cas par cas pour reconnaitre une IDE=BAC ou pas.

Carl.l

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#5

!?

Monsieur,

j'ai mis la liste des activités réservées, car la formation du personnel clinique prépare à effectuer cela, je les ai mis à des fins explicatives, car vous vous concentrez sur certaines additions de nombres quant au temps de formation, je ne dis pas que cela ne doit pas être comparé, mais il faut toujours faire cela avec réserve.

Je vous encourage à faire reconnaitre votre formation à sa juste valeur, seulement, la comparaison avec les infirmières auxiliaires ne se fait pas, car ce n’est pas le même champ d’exercice. De plus, je vous dis qu’elles peuvent exercer de manière autonome, car elles n’ont pas besoin d’une infirmière pour exercer, elles peuvent exercer sous ordonnance médicale avec un médecin par exemple ou une sage-femme, mais là je me perds dans des détails.

Ensuite, la reconnaissance d’un diplôme dépend individuellement de chaque établissement de santé, des conventions collectives et pas de l’ordre professionnel. Une infirmière formées au DEC ou au BAC, c’est une infirmière, voilà le pourquoi des champs d’exercice. Vous parlez de la maîtrise dans votre article, en effet cela dépend de la reconnaissance de vos diplômes par les universités, une maîtrise particulière avec DESS pour vous amener au rôle d’infirmière praticienne spécialité, ce qui vous autorise à prescrire certains médicaments hors de toute supervision médicale… Ils y a des infirmières québécoises qui ont un BAC et qu’il n’est pas reconnu par l’établissement, car elle ne sont pas sur un poste qui nécessite un BAC.

Cordialement,
C. Laperrière inf.

mickaelm

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#4

correctif et correction de corrections

tout d'abord je ne suis pas cadre de santé, mais infirmier DE. et ensuite c'est le RIFQ qui a mis en évidence la non-différence entre les cliniciennes Qc et les infirmiers Fr et non pas l'OIIQ.

ensuite carl, je comprend ta démarche de vouloir préciser ce qu'est une infirmiere au québec, mais ne parle pas de correction mais de précisions. L'exemple concernant l'infirmiere auxiliaire ne se veut pas exhaustif, mais plutôt parlant. Ensuite tu écris aussi pour des gens qui travaillent au Québec et donc je maintiens et je persiste, l'infirmiere auxiliaire ne peut exercer dans la plupart des cas sans inf DEC ou Bac, ne serait-ce simplement que par l'obligation de remplir un PTI dans un service de soins ce qu'elle ne peut en aucun cas faire....
Ensuite, nous n'avons pas écrit cet article pour juger de la formation des québécoises mais seulement pour que la notre soit reconnue a sa juste valeur...donc pour toi et pour les autres voici un récapiltulatif :

infirmiere auxiliaire : 1800h de formation

infirmieres DEC : 1110 h de theorie + 1035 h de pratique = 2135h

infirmiere BAC : 1050 h de théorie + 2100 h de travail personnel + 1575 h de pratiques = 4725h

infirmiere DE programme 1992 : 2240 h de théorie + 2380h de pratique + oh de travail personnel comptabilisée(?)+ 140h de suivi pédagogique(mémoire, tfe, etc...)= 4760h

infirmiere DE grade licence : 2100h de théorie + 2100 h de pratique + 900 h de travail personnel = 5100h

donc ceux qui comptabilisent le plus de théorie et de pratiques sont???? car le travail personnel il y en avait bien évidement....

ce que l'on demande c'est une JUSTE reconnaissance de notre formation et une réciprocité, car meme si il nous manque certains cours, il en manque aussi aux québécoises et on ne leur demande pas de faire des formations complémentaires....et les DEC ne sont pas autorisées à exercer en Fr, et cela d'un commun accord franco-québécois...

ce n'est donc pas la peine de mettre tous les actes autorisés pour telle ou telle formation, ce n'est pas le propos içi

Carl.l

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#3

Corrections (suite)

5° effectuer des examens et des tests diagnostiques invasifs, selon une ordonnance;
6° effectuer et ajuster les traitements médicaux, selon une ordonnance;
7° déterminer le plan de traitement relié aux plaies et aux altérations de la peau et des téguments et prodiguer les soins et les traitements qui s'y rattachent;
8° appliquer des techniques invasives;
9° contribuer au suivi de la grossesse, à la pratique des accouchements et au suivi postnatal;
10° effectuer le suivi infirmier des personnes présentant des problèmes de santé complexes;
11° administrer et ajuster des médicaments ou d'autres substances, lorsqu'ils font l'objet d'une ordonnance;
12° procéder à la vaccination dans le cadre d'une activité découlant de l'application de la Loi sur la santé publique;
13° mélanger des substances en vue de compléter la préparation d'un médicament, selon une ordonnance;
14° décider de l'utilisation des mesures de contention.

Depuis le 20 septembre 2012, 3 nouvelles activités se sont ajoutées, dont 2 pour les infirmières possédant un DEC ou un BAC.
• décider de l’utilisation des mesures d’isolement dans le cadre de l’application de la Loi sur
les services de santé et les services sociaux et de la Loi sur les services de santé et les services
sociaux pour les autochtones cris ;
• évaluer les troubles mentaux, à l’exception du retard mental, lorsque l’infirmière ou
l’infirmier détient une formation de niveau de deuxième cycle universitaire et une expérience
clinique en soins infirmiers psychiatriques déterminées dans le cadre d’un règlement pris
en application du paragraphe g de l’article 14 ;
• évaluer un enfant qui n’est pas encore admissible à l’éducation préscolaire et qui présente
des indices de retard de développement, dans le but de déterminer des services de réadaptation
et d’adaptation répondant à ses besoins.

Cordialement,

C. Laperrière inf.
Infirmier québécois

Carl.l

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#2

Corrections

Bonjour,

votre article contient certaines erreurs...

En premier lieu, la distinction entre infirmière auxiliaire et infirmière (de formation collégiale ou universitaire) est réelle et cela vient de la capacité légale de ces deux types de professionnelles l'une membre de l'Ordre des infirmières et infirmiers auxiliaires du Québec (OIIAQ) et l'autre de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ). Le champ d'activité de l'infirmière auxiliaire est inclus au «Code des professions» articles 37 alinéa p) et 37.1 alinéa 5) et consiste plus qu'à ouvrir un pansement, attendre que l'infirmière passe et le refermer, parfois une plaie n'est évaluée qu'une fois semaine par l'infirmière et l'infirmière auxiliaire avisera l'infirmière s'il y a eu un changement important, elle contribue à l'évaluation… L’histoire de la profession d’infirmière auxiliaire remonte aux années 1950-60, donc ce n’est pas une profession toute jeune comme l’article peut laisser le croire.

Le champ d’activité de l’infirmière auxiliaire… C’est un peu difficile à comprendre parfois, si vous êtes vraiment intéressé, je vous réfère au lien internet suivant : http://www.oiiaq.org/documents/file/cap-leg-fr-30-sept-2011.pdf). C’est une professionnelle autonome et elle n’a pas besoin en permanence de la présence d’une infirmière/médecin ou sage-femme pour exercer, dans la plupart des circonstances.
Contribuer à l'évaluation de l'état de santé d'une personne et à la réalisation du plan de soins, prodiguer des soins et des traitements infirmiers et médicaux dans le but de maintenir la santé, de la rétablir et de prévenir la maladie et fournir des soins palliatifs

a) appliquer des mesures invasives d'entretien du matériel thérapeutique;
b) effectuer des prélèvements, selon une ordonnance;
c) prodiguer des soins et des traitements reliés aux plaies et aux altérations de la peau et des téguments, selon une ordonnance ou selon le plan de traitement infirmier;
d) observer l'état de conscience d'une personne et surveiller les signes neurologiques;
e) mélanger des substances en vue de compléter la préparation d'un médicament, selon une ordonnance;
f) administrer, par des voies autres que la voie intraveineuse, des médicaments ou d'autres substances, lorsqu'ils font l'objet d'une ordonnance;
g) contribuer à la vaccination dans le cadre d'une activité découlant de l'application de la Loi sur la santé publique (chapitre S-2.2);
h) introduire un instrument ou un doigt, selon une ordonnance, au-delà du vestibule nasal, des grandes lèvres, du méat urinaire, de la marge de l'anus ou dans une ouverture artificielle du corps humain;
i) introduire un instrument, selon une ordonnance, dans une veine périphérique à des fins de prélèvement, lorsqu'une attestation de formation lui est délivrée par l'Ordre dans le cadre d'un règlement pris en application du paragraphe o de l'article 94;

Ensuite, qu’est-ce qu’une infirmière au Québec???

Premièrement, est-ce que légalement l’infirmière peut faire une ponction artérielle au Québec, OUI, seulement, cette activité n’est pas enseignée dans les cursus scolaires actuels des infirmières au collégial ou à l’université, donc pas de formation égale abstinence de la pratique de l’acte.

Puis, qu’elle est la différence entre une infirmière de formation collégiale (avec un DEC) et celle de formation universitaire de premier cycle (avec un BAC), légalement, AUCUNE. C’est au niveau des titres d’emplois dans le secteur public de la santé qu’il y en a une, au niveau des échelles salariales et de certains postes liés à des rôles de leadership clinique, de gestion, en soins de première ligne… Et normalement, cela n’est pas du ressort de l’ordre professionnel, mais des syndicats/employeurs.
Qu’elle est le champ d’exercice de l’infirmière au Québec (article 36 de la loi sur les infirmières et les infirmiers) (comme les articles de lois sont parfois un plus difficile à comprendre, je vous réfère au document suivant : http://www.oiiq.org/sites/default/files/262GCOGuideExerciceInfirmier.pdf)?

L'exercice infirmier consiste à évaluer l'état de santé d'une personne, à déterminer et à assurer la réalisation du plan de soins et de traitements infirmiers, à prodiguer les soins et les traitements infirmiers et médicaux dans le but de maintenir la santé, de la rétablir et de prévenir la maladie ainsi qu'à fournir les soins palliatifs.

1° évaluer la condition physique et mentale d'une personne symptomatique;
2° exercer une surveillance clinique de la condition des personnes dont l'état de santé présente des risques, incluant le monitorage et les ajustements du plan thérapeutique infirmier;
3° initier des mesures diagnostiques et thérapeutiques, selon une ordonnance;
4° initier des mesures diagnostiques à des fins de dépistage dans le cadre d'une activité découlant de l'application de la Loi sur la santé publique (chapitre S-2.2);
5° effectuer des examens et des tests diagnostiques invasifs, selon une

syhelle

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#1

Merci!

Un grand merci à Mickael Meret pour la rédaction de cet article et aussi à Infirmiers.com de permettre d'informer les IDE sur ce qu'il se passe réellement au Québec. La vérité n'est parfois pas celle que le ministère de la santé du Québec vend tous les ans au salon infirmier de Paris.
J'ajouterais une petite précision pour expliciter encore plus l'incongruité de la situation. Une IDE programme 1992 est reconnue DEC+ 1 certificat universitaire (ce qui équivaut à un BAC+1 en France). On peut donc dire qu'avec un DEC+1 on est à peine reconnu comme aide soignant si on reprend cette pseudo équivalence en France... ça laisse songeur...
On nous prend vraiment pour des andouilles de l'autre côté de l'atlantique! Et dire que je devrais me retaper une à deux années de FAC pour être au "niveau" d'une nouvelle diplômée de 2012, c'est une blague?
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